Kurt Vile

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vile.

Kurt Vile

Description de cette image, également commentée ci-après

Kurt Vile lors du festival de Roskilde en 2011.

Informations générales
Naissance 1980
Philadelphie (Pennsylvanie), États-Unis
Genre musical rock
Instruments guitare, banjo, claviers, chant
Années actives depuis 2003
Labels Secretly Canadian
Matador Records
Site officiel kurtvile.com

Kurt Vile est un auteur-compositeur-interprète américain de rock indépendant, originaire de Philadelphie, né en 1980. Membre fondateur de The War on Drugs (en), il quitte le groupe pour se consacrer à sa carrière solo et est signé par Matador Records en 2009. Son album Smoke Ring for My Halo, sorti en 2011, se classe dans le Billboard 200.

Biographie[modifier | modifier le code]

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Kurt Vile grandit à Lansdowne, dans la banlieue de Philadelphie, et s'intéresse très tôt à la musique. Encouragé par son père, il apprend le banjo, puis la guitare, et se met à composer[1]. Il réalise ses premières maquettes en 2001, qu'il diffuse en édition limitée sur CD-R[2]. En 2003 il fonde The War on Drugs (en) en compagnie d'Adam Granduciel ; le groupe réalise un EP de démos en 2005 et un premier EP autoproduit en 2007. Devenu un groupe à part entière après le recrutement d'une section rythmique, War on Drugs signe un contrat discographique avec le label indépendant Secretly Canadian, qui édite Wagonwheel Blues, leur premier album, en 2008[1].

Dans le même temps, Vile réalise son premier album solo, intitulé Constant Hitmaker. En partie constitué d'enregistrements déjà parus sur CD-R, le disque sort sur le label Gulcher (en) et est réédité en 2009 par Woodsist (en). Suite à la sortie de ce premier album Kurt Vile quitte The War on Drugs en 2008, alors que le groupe s'apprête à tourner en Europe. Il reste proche d'Adam Granduciel, celui-ci intégrant parfois son groupe de scène, The Violators[3]. En 2009, l'album God Is Saying This to You est édité par Mexican Summer (en)[1]. Le musicien commence alors à attirer l'attention de la presse musicale américaine. Le magazine Pitchfork retient Freeway, le morceau ouvrant l'album Constant Hitmaker, dans sa sélection des meilleurs titres parus en 2009[4].

Matador Records[modifier | modifier le code]

En mai 2009, Kurt Vile signe en tant qu'artiste solo sur le label indépendant Matador Records, qui édite l'album Childish Prodigy. À la sortie du disque Vile entreprend sa première tournée nationale, accompagné par The Violators[5]. Smoke Ring for My Halo, sorti en 2011, est le premier disque de Kurt Vile à atteindre le Billboard 200, le classement des meilleures ventes aux États-Unis. Il se classe également 23e du Top Independent Albums[6]. Vile assure la promotion de l'album en effectuant une tournée durant l'été 2011, accompagné des Violators. Il partage l'affiche avec Thurston Moore sur quelques dates[7].

Smoke Ring for My Halo figure sur la liste des meilleurs albums de l'année 2011 établie par les critiques du quotidien britannique The Guardian, ainsi que sur celles des magazines musicaux New Musical Express, Rolling Stone, Mojo, Q, Uncut et Paste (en)[8],[9],[10]. Il est également sélectionné, ainsi que le morceau Jesus Fever, par le magazine Pitchfork[11],[12].

Un nouvel album intitulé Wakin On A Pretty Daze doit voir le jour le 8 avril 2013[13].

Style et influences[modifier | modifier le code]

Durant sa jeunesse Kurt Vile est influencé par la musique folk et le delta blues que son père lui fait découvrir, il apprécie entre autres Sandy Bull (en), John Fahey et Charley Patton. Il s'intéresse également au classic rock et déclare avoir été influencé par « tous les grands » compositeurs rock, entre autres Bruce Springsteen, Neil Young et Bob Dylan[14]. Il a également écouté des groupes de rock indépendant comme Pavement et Sonic Youth durant ses années de lycée[5].

Ses premiers enregistrements sont réalisés dans un style lo-fi du fait de son manque de moyens[14]. Les albums édités par Matador bénéficient d'un budget supérieur et d'un son plus ambitieux, notamment Smoke Ring for My Halo produit par John Agnello[15].

Kurt Vile commence à être reconnu par d'autres musiciens, comme le groupe Animal Collective, qui en 2011 l'invite à participer au festival All Tomorrow's Parties, ainsi que Kim Gordon de Sonic Youth[15] ou encore Yo La Tengo[5].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Fils d'un conducteur de train de Philadelphie, Kurt Vile est le troisième d'une famille de dix enfants. Sa date de naissance exacte est inconnue, en 2009 le New York Times rapporte qu'il est alors âgé de 29 ans[5]. Le musicien n'a pas été prénommé Kurt en hommage au compositeur allemand Kurt Weill, dont ses parents ignoraient l'existence[15]. Il rencontre sa future épouse alors qu'il est employé par une firme de fret aérien de Boston, ville dans laquelle elle suit des études. Jusqu'en 2009, le musicien est employé par la Philadelphia Brewing Co, entreprise pour laquelle il conduit des engins de manutention[5]. Ces expériences ont inspiré le morceau Space Forklift, qui figure sur l'album Constant Hitmaker[2].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

EP[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Jason Birchmeier, « Biographie de Kurt Vile », Allmusic
  2. a et b (en) Barry Thompson, « As he is », The Phoenix,‎ 5 juillet 2011
  3. (en) Lavinia Jones Wright, « Kurt Vile Is Saying This to You », Crawdaddy!,‎ 2 octobre 2009
  4. (en) Pitchfork Staff, « The Top 100 Tracks of 2009 », Pitchfork,‎ 14 décembre 2009
  5. a, b, c, d et e (en) « Shaggy, Yes, but Finessed Just So », The New York Times,‎ 22 octobre 2009
  6. « Kurt Vile: Billboard Albums », Allmusic
  7. (en) Maya Eslami, « Thurston Moore and Kurt Vile at the Troubadour: Concert Review », The Hollywood Reporter,‎ 1er août 2011
  8. (en) Tim Jonze, « The best albums of 2011: 50-11 », The Guardian,‎ 1er décembre 2011
  9. Thomas Burgel, « Le top albums 2011 selon le NME, Mojo et Rolling Stone », Les Inrockuptibles,‎ 12 décembre 2011
  10. Thomas Burgel, « Les 50 albums de 2011 selon Q, Uncut et Paste », Les Inrockuptibles,‎ 30 novembre 2011
  11. (en) Pitchfork Staff, « The Top 50 Albums of 2011 », Pitchfork,‎ 15 décembre 2011
  12. (en) Pitchfork Staff, « The Top 100 Tracks of 2011 », Pitchfork,‎ 12 décembre 2011
  13. « Kurt Vile. 'Wakin On A Pretty Day' en écoute téléchargeable », Magic,‎ 11 février 2013
  14. a et b (en) Kevin J.Elliott, « Kurt Vile: Sensational Gravity Boy », The Agit Reader,‎ octobre 2009
  15. a, b et c (en) James Reed, « Leaping up from the underground », The Boston Globe,‎ 25 mars 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]