Kurt Koch

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Kurt Koch
Image illustrative de l'article Kurt Koch
Kurt Koch (2009)
Biographie
Naissance (64 ans)
Emmenbrücke (Suisse)
Ordination sacerdotale
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal

par Benoît XVI
Titre cardinalice Cardinal-diacre de Nostra Signora del Sacro Cuore
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
pape Jean-Paul II
Dernier titre ou fonction Président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens
Président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens
Depuis le
Précédent Card. Walter Kasper
Évêque de Bâle
Précédent Hansjörg Vogel Felix Gmür Suivant

Blason
« Ut sit in omnibus Christus primatum tenens »
« Le Christ a en tout la primauté »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Kurt Koch, né le à Emmenbrücke, est un cardinal suisse de l'Église catholique romaine, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens depuis juillet 2010.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un ouvrier et d'une femme au foyer, il effectue sa scolarité obligatoire dans le village de son enfance. Il obtient sa maturité fédérale en 1970 à Lucerne. Puis il entre à la faculté de théologie de l'Université de Lucerne, avec un séjour de deux ans à Munich. Il obtient sa licence en théologie en 1975.

Il effectue son stage pastoral d'une année dans la paroisse de Sursee. Il travaille à la commission Justice et Paix de la CES sur les questions de bio-éthiques de la société d'aujourd'hui. Dès 1979, il est professeur-assistant en théologie systémique à Lucerne.

Ordonné prêtre le par Mgr Otto Wüst, évêque de Bâle, il est nommé vicaire dans la paroisse de Sainte-Marie à Berne jusqu'en 1985.

Il est titulaire d'un doctorat en théologie, soutenu en 1987, avec le thèse Le Dieu de l'histoire. La théologie de l'histoire dans Wolfhart Pannenberg comme un paradigme de la théologie philosophique dans une perspective œcuménique. Il est aussi professeur invité à l'université de Fribourg pendant un semestre. De 1982 à 1989, il est professeur de théologie dogmatique et de morale à l'Institut catéchétique de Lucerne. Depuis 1989, il devint professeur de théologie dogmatique et de liturgie à la faculté de Lucerne jusqu'à sa nomination épiscopale.

Le 21 août 1995, il est élu évêque de Bâle et sa nomination est confirmée le 6 décembre suivant par le pape Jean-Paul II. Il est ordonné évêque le par ce pape lui-même, avec Giovanni Battista Re, et Jorge María Mejía alors secrétaire de la Congrégation pour les évêques comme coconsécrateurs.

Le , le pape Benoît XVI l'élève à la dignité d'archevêque et le nomme président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, et en tant que tel président de la Commission du Saint-Siège pour les relations religieuses avec le judaïsme, où il succède au cardinal Kasper, atteint par la limite d'âge[1].

Cardinal[modifier | modifier le code]

Il est créé cardinal par Benoît XVI lors du consistoire du 20 novembre 2010. Il reçoit alors le titre de cardinal-diacre de Nostra Signora del Sacro Cuore.

Le , il est nommé par le pape François, membre de la Congrégation pour les évêques[2].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Relation avec le Judaïsme[modifier | modifier le code]

« OUI à nos racines juives, NON à l'antisémitisme » : c’est par cette formule lapidaire que, le 16 mai 2012, à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin – l’Angelicum -, à Rome, le cardinal Kurt Koch a présenté la déclaration conciliaire « Nostra Ætate », « document de base d’un dialogue systématique avec les Juifs » qui n’a cessé d’évoluer depuis cinquante ans. « Construire sur Nostra Ætate : 50 ans de dialogue judéo-chrétien » - « Building on Nostra Aetate: 50 Years of Christian-Jewish Dialogue » - tel était le thème de la cinquième édition de la « Berrie Lecture », une initiative promue aussi par la Fondation Russell Berrie de New York, en coopération avec le Centre Jean-Paul II pour le dialogue interreligieux, dirigé par le rabbin Jack Bemporad, pour favoriser la compréhension mutuelle entre la foi juive et la foi chrétienne[3].

Le cardinal Koch a donné une série de conférences sur la déclaration « Nostra Ætate », à l’Angelicum (Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin), dans le cadre des «Berrie Lecture»[4]

Relation avec l'Islam[modifier | modifier le code]

En septembre 2006, il fait preuve d'ouverture concernant la question de la construction de minaret en Suisse. Il rejette l'initiative anti-minaret en préparation, tout en réclamant davantage de liberté religieuse pour les chrétiens en terre d'islam[5]. En septembre 2009, en tant que président de la CES, Mgr Koch dénonce à nouveau l'initiative anti-minarets et demande son rejet[6].

Œcuménisme[modifier | modifier le code]

En novembre 2010, quelques semaines après sa nomination à la tête de Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens et à la veille de recevoir le chapeau de cardinal, Kurt Koch a donné son analyse de la situation dans le domaine dont il a la charge. Il reproche aux Protestants d'avoir abandonné l'objectif originel du mouvement œcuménique, c'est-à-dire la recherche d'une unité visible permettant une véritable communion. Selon le prélat, les courants issus de la Réforme, mais aussi certains Catholiques, cherchent à promouvoir une vision ecclésiologique marquée par le relativisme, et se bornant à la recherche de liens d'intercommunion entre Églises séparées. Il réaffirme également la conviction catholique que l'Église de Jésus-Christ est déjà une réalité existante, qu'elle "subsiste" dans l'Église catholique[7].

Divers[modifier | modifier le code]

En 2004, il défend le pape Jean-Paul II devant un groupe d'intellectuels suisses qui réclamaient sa démission[réf. nécessaire].

Le 27 juin 2007, il assiste à une rencontre avec le cardinal Tarcisio Bertone au sujet du motu proprio Summorum Pontificum[réf. nécessaire]. Il défend plus tard une déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi au sujet de l'expression subsistit in[réf. nécessaire].

Élu président de la Conférence des évêques suisses et de plein droit membre du Conseil suisse des religions[réf. nécessaire], il doit s'opposer à une décision d'un tribunal suisse qui prenait position au sujet d'une de ses décisions épiscopales.

Références[modifier | modifier le code]