Ku (langue fictive)

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Le ku est une langue fictive apparaissant dans le film L'Interprète (2005). Dans ce film, le ku est une langue parlée au Matobo, pays africain fictif inventé pour le film. Cette langue construite a été fabriquée pour le film par Said el-Gheithy, directeur du Centre pour l’apprentissage des langues africaines, à Covent Garden à Londres.

Créée à la demande du réalisateur de L'Interprète, Sydney Pollack, el-Gheity a retenu des éléments du shona et du swahili, des langues parlées en Afrique orientale et en Afrique australe pour aboutir à cette langue fictive.

Le ku a son propre dictionnaire et el-Gheithy a créé toute une culture et une histoire qui accompagnent cette langue fictive.

Ainsi, la langue parlée par les Tobosa, la population de la République Démocratique fictive du Matobo, bien qu'appelée ku par les étrangers, s'appelle Chitob uk u pour les autochtones, ce qui signifie: la langue du peuple Tobosa. Ch'itoboku serait alors la seule survivance de l'ancienne langue bantoue. Selon la tradition orale des Tobosa, les langues bantoues modernes parlées en Afrique subsaharienne seraient dérivées du ku. Cette langue ne connaît pas les genres, le seul pronom a désigne tant un sujet masculin que féminin. La langue Ch'itoboku tend à être prolixe et même le discours ordinaire recherche l'élégance de la poésie.

Comme c'est le cas dans la plupart des cultures africaines, les coutumes des Tobosa reposent sur l'âge et le sexe. Conformément à l'ancienne tradition, les aînés saluent les jeunes en premier et les femmes prennent la parole avant les hommes. Lorsqu'ils se rencontrent, les Tobosa se saluent d'abord oralement, puis leurs fronts se touchent. Le salut le plus couramment utilisé est sonna, signifiant bonjour. Une façon plus énergique de se saluer est kwanbu, à quoi on répondra kwamb uk uu, ce qui signifie: Et vous, comment allez-vous?

Le mot "merci" n'existe pas en ku, mais les Tobosa connaissent différentes façon d'exprimer leur reconnaissance. Le mot tenane sert à manifester sa gratitude et se dit en tapant des mains. Eternuer pendant une conversation traduit un sentiment de doute. Au moment de se quitter, on dira digai, ce qui signifie littéralement: Tu ne pars pas pour toujours, nous nous reverrons, à quoi on répondra digaidigai.

La langue et la culture Tobosa ont subi l'influence du monde extérieur, avec le colonialisme d'abord, puis sous l'influence de la mondialisation. La technologie moderne s'est fait une place dans le vocabulaire moderne du ku, un ordinateur se dira par exemple kompyutanga.

Citation[modifier | modifier le code]

"Nous sommes kepéla. – Cela signifie se faire face en étant chacun sur une rive." (Nicole Kidman en tant que Silvia Broome dans L'interprète).

Liens externes et sources[modifier | modifier le code]