Kribi

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Kribi
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Sud
Département Océan
Démographie
Population 55 401 hab. (est. 2007)
Géographie
Coordonnées 2° 57′ N 9° 55′ E / 2.95, 9.92 ()2° 57′ Nord 9° 55′ Est / 2.95, 9.92 ()  
Altitude 18 m
Localisation

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Kribi

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Kribi

Kribi est une station balnéaire importante du Cameroun connue pour ses plages de sable blanc et son port.

Emplacement[modifier | modifier le code]

La ville côtière de Kribi est située au bord du golfe de Guinée, au sud du Cameroun , dans le département de l'Océan dont elle est le chef-lieu, à l'embouchure des rivières Kienké et lobé. Les coordonnées de Kribi sont: 2° 56' 6.00"N, 9° 54' 36.00"E (Latitude:2.9350; Longitude:9.9100). Elle est à environ 150 km au sud de Douala, ville la plus grande du pays et aussi port le plus important.

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

La ville a une population estimée à 55 401 habitants. Elle est un point stratégique du trafic maritime dans le Golfe de Guinée et aussi le terminus de l'oléoduc Tchad-Cameroun, transportant le pétrole brut des champs de la région de Doba au sud du Tchad. Les chutes de la Lobé sont également à proximité de la ville (7 km) et il y a une route intérieure, à travers la forêt littorale, jusqu'à Lolodorf. Kribi est réputée pour ses restaurants à spécialités « fruits de mer ».


Port en eau profonde[modifier | modifier le code]

D'ici peu sera construit le port en eau profonde de Kribi, qui sera plus grand que celui de Douala et qui bénéficiera d'une profondeur maritime plus importante pour accueillir de plus gros navires. Sa construction est faite pour durer quatre ans, et on annonce que d'ici la fin 2014, il verra embarquer son premier navire. Il y est prévu également l'aménagement de terminaux spécifiques à partir de 2015, entre autres les terminaux aluminium, hydrocarbures, alumine, minéralier, gaz naturel liquéfié, etc.

Le port en eau profonde de Kribi de par sa capacité d'accueil et la diversité des ses terminaux est destiné à jouer un rôle majeur dans les projets d'industrialisation futur du Cameroun. Le secrétaire général des services du Premier ministre, Louis Paul Motazé, président du comité de pilotage du complexe industrialo-portuaire de Kribi, affirme à ce sujet : « le port en eau profonde de Kribi, en permettant l'exportation en grandes masses des produits issus de l'exploitation des gisements miniers du Cameroun (fer, bauxite, gaz naturel notamment) et l'importation des matières premières pour les industries locales, sera un véritable levier de l'industrialisation du Cameroun et de la compétitivité de ses produits »[1].

Climat[modifier | modifier le code]

Grâce à sa position équatoriale, Kribi possède une courte saison assez sèche et une longue saison très humide. Le mois le plus chaud, février, a une température moyenne élevée de 32 °C (89,6 °F), et une faible moyenne de 25 °C (77 °F). Le mois le plus pluvieux, septembre, on y observe un énorme 483 mm (19 po) de pluie. Vingt-sept des trente jours de septembre sont pluvieux. Le mois le plus sec, décembre, a 59 mm (2,3 po) de pluie. Le mois le plus froid est août, avec une moyenne élevée de 28 ° C (82,4 F), et un minimum de 23 ° C (73,4 F). L'humidité reste élevée toute l'année, et il n'y a bien évidemment jamais de neige

Tourisme à Kribi[modifier | modifier le code]

Développement du tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme dans le littoral de la province du Sud du Cameroun (Département de l’Océan) se développe après le bitumage de la route Edéa-Kribi en 1990 pour devenir aujourd'hui l'un des principaux secteurs d'activité pour la ville de Kribi.

Ses vastes plages de sable blanc et des parages naturels comme les Chutes de la Lobé (l'un des rares exemples dans le monde ou un fleuve se déverse en chutes dans la mer) attirent des nombreux touristes, pour la plupart des résidents étrangers de Yaoundé et Douala mais aussi des camerounais de classe aisée, d'accord aux études réalisés dans le cadre de l'analyse de la chaîne de valeur du projet COAST[2] en 2011. De nombreux investissements à bout touristique et résidentiel, la plupart de petite échelle parsèment aujourd'hui le littoral de Kribi.

Sites touristiques[modifier | modifier le code]

Parmi les sites touristiques de la région de Kribi[3], on compterait le village de pêcheurs de Londji[4] (baie au nord de Kribi de haute valeur écologique par la présence de mangroves et par sa proximité aux embouchures du Nyong et de la Lokoundje), les Chutes et le fleuve Lobé, les plages de Grand Batanga[5], le site éco-touristique d'Ebodjé (station de suivi des tortues marines), le parc national de Campo-Ma'an et les parages habités par les peuples pygmées Bagyeli-Bakola le long des routes de Bipindi-Lolodorf, notamment la colline de Bidjouka. Le projet de la Banque Mondiale 'Filières de Compétitivité et Croissance' s'active sur le terrain dans la zone de Kribi en 2011 pour valoriser certaines plages de Kribi et soutenir les activités d'habituation de gorilles dans le parc national de Campo Ma'an.

pirogue traditionnelle Batanga

La plupart des sites touristiques de Kribi sont gérés de façon non formelle par des jeunes du coin qui se lancent dans l'accompagnement des touristes, comme c'est le cas des Chutes de la Lobé ou des plages aménagées de Grand Batanga, gérés par les groupes juvéniles non structurés PATCHPELC et Beach Cook. Ceci permet au voyageur d'avoir un contact direct avec les habitants, sans que l’insécurité soit à l’heure actuelle un problème majeur. En 2013, dans le cadre de la mise en application du projet 'Tourisme côtier durable'[6], le Ministère du Tourisme et des Loisirs[7] lance l'initiative d’identifier avec des badges d’accompagnateur touristique local les personnes menant des activités touristiques afin de soutenir sa professionalisation et reconnaître leur rôle.

  • Un site web pour la promotion de l'écotourisme dans la zone de Kribi a été mis au point par le Ministère du Tourisme et des Loisirs du Cameroun en collaboration avec l'OMT et l'ONUDI: http://ecotourismekribi.jimdo.org dans le cadre du projet ST-EP pour le développement de l'écotourisme à Kribi [8]de l'OMT
construction Batanga

Tourisme ethnique et peuples pygmées[modifier | modifier le code]

La région de l'Océan est habitée par des peuples autochtones de chasseurs-cueilleurs dénommés Bagyeli ou Bakola. Le mode de vie et les traditions des Bagyeli est de nos jours l’une des plus importantes curiosités de Kribi. Il existe un fort intérêt envers des produits de tourisme ethnique, et les communautés Bagyeli généralement sont ouvertes à la possibilité d’accueillir et accompagner des touristes. Néanmoins, la relation des pygmées bagyeli avec le tourisme n’a pas fourni des bénéfices durables à ce groupe. Leur exposition au tourisme peut entraîner la banalisation de leur culture et l’exploitation de ces communautés. Des initiatives sont néanmoins en place comme la possibilité de visiter des campements de façon responsable et non invasive avec l'ONG FONDAF[9] à Bipindi ou la mise en place d'un circuit dans la forêt des chutes de la Lobé est programmée par le Ministère dur Tourisme afin de valoriser leur connaissances et culture.

artisanat Bagyeli

Menaces sur l’activité touristique[modifier | modifier le code]

Des travaux de développement de nouveaux axes routières et des pôles industriels autour du nouveau port en eau profonde de Kribi obliguent à considerer les effets sur la conservation [10]environnemental d’un littoral déjà fragilisé et exposé aux effets de l’érosion côtière qui abrite de nombreux écosystèmes fragiles et des espèces fauniques menacées[11]. Ce changement drastique de l'utilisation des terres pourrait nouire le potentiel de l'activité en dégradant le paysage littoral et en impossibilitant le développement d'infrastructures touristiques si les mécanismes de gouvernance environnementale nécessaires ne sont pas en place.

Le développement de la ville de Kribi déclenché par son développement industriel serait à l'origine d'une intensification du phénomène accru de spéculation foncière dans la bande côtière et d'une urbanisation résidentielle non contrôlée. Le développement d’infrastructures de transport, l’extension de l’agriculture et l’urbanisation auraient provoqué déjà une perte du couvert végétal de la bande côtière de la ville de Kribi de 50% entre 1984 et 2010[12]. En autre, l’extension de l’agro-industrie, des infrastructures de transport et des industries extractives serait la cause d’une fragmentation forestière qui menacent les écosystèmes forestiers de la région et les modes de subsistance des peuples pygmées de la zone de Kribi.

Évêché[modifier | modifier le code]

Dominant le port, la magnifique cathédrale a été entièrement repeinte en 2002

Dossiers photographiques[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Site de la ville de Kribi[modifier | modifier le code]

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