Kpop

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Drapeau de la Corée du Sud K-pop
Origines stylistiques PopDance popR&BHip-hopHouseElectropop • Autres genres musicaux
Origines culturelles Drapeau de Corée du Sud Corée du Sud
Deuxième moitié du XXe siècle.
Instrument(s) typique(s) ChantSynthétiseur
Popularité Ancrée dans toute l'Asie. Se développe sur le plan mondial.

K-pop (une abréviation de korean pop, la pop coréenne ou la musique populaire de Corée) est un genre musical éclectique originaire de Corée du Sud. La K-pop est devenue une véritable sous-culture à travers l'Asie, s'étendant à la mode, basée sur le style des groupes et chanteurs populaires.

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] Origines

Le phénomène de la K-Pop est apparu dans la deuxième moitié du vingtième siècle, avec la fin des guerres et le retour à un rythme de vie plus paisible et propice au divertissement. Durant les années 1950 et 60, les performances musicales organisées par les forces américaines dans leur bases militaires et à l'extérieur, feront découvrir à la Corée de nouveaux genres musicaux modernes. Au croisement de ces cultures occidentales et asiatiques, le divertissement coréen prendra alors son essor. La scène musicale coréenne commencera à se développer avec la montée en puissance des boys bands et des girls bands sans pour autant négliger les auteurs-interprètes. Le rock, introduit en Corée durant les années 1970, influencera dès lors une partie de la K-Pop.

[modifier] 1990 : Conception et industrialisation

Les débuts du groupe Seo Tai-ji and Boys en 1992 marque un tournant pour la musique sud-coréenne. La fondation de la S.M Entertainment, créée en 1995 par l'entrepreneur coréen Lee Soo Man, a permis le lancement des premiers girls bands et boys bands. À la fin des années 1990, la YG Entertainment, la DSP Entertainment, et la JYP Entertainment ont également lancés leurs propres groupes sur scène. Ces entreprises du divertissement seront les pionnières de la K-Pop et sont devenues aujourd'hui des entreprises florissantes et renommées. Des groupes tels que Fin.K.L, G.O.D, H.O.T., Sechs Kies, S.E.S, et Shinhwa connaissent un succès fulgurant dans les années 1990. C'est également au cours de cette période qu'ont émergé le hip-hop et le R&B en Corée du Sud, grâce au succès d'artistes tels que Drunken Tiger et 1TYM.

[modifier] 2000 : Mondialisation

Affiche du concert SM Town à New York en octobre 2011.

La K-pop ne cesse de gagner en influence sur les marchés étrangers en dehors de l'Asie, notamment aux États-Unis, en Europe, au Canada et en Australie. En 2009, les Wonder Girls sont devenues le premier groupe coréen à être placé, aux États-Unis, sur le U.S. BillBoArd Hot 100 chart avec leur single, "Nobody". L'année suivante, l'artiste solo Taeyang et le groupe féminin 2NE1 ont commencé à produire nombre de musiques différentes à travers les États-Unis et le Canada avec la sortie de plusieurs albums et chansons à succès. Bonamana, le quatrième album des Super Junior, a été classé à la 7e place au BillBoArd's World Album-Chart en 2010. En 2011, l'album des Big Bang, Tonight, est devenu le premier album K-pop à atteindre le top 10 de l'US iTunes chart et est le seul album de langue non-anglaise dans le top 100. Afin de poursuivre les efforts de mondialisation du genre, les artistes travaillent de plus en plus avec des talents en dehors de la Corée. Aux États-Unis, les artistes coréens sont en tournée avec des groupes tels que les Jonas Brothers et certains collaborent avec des producteurs tels que Kanye West, Teddy Riley, Diplo, Rodney Jerkins, et Will.I.Am.

En août 2010, le label coréen SM Entertainment organise une tournée mondiale SMTown Live afin de populariser ses artiste dans le monde entier. La tournée passe par les États-Unis, la Chine, le Japon et la France.

[modifier] 2011 : Premiers concerts en Europe

Les 10 et 11 juin 2011, cinq groupes (F(x), TVXQ, SHINee, SNSD et Super Junior) de la SM Entertainment se sont produits au Zénith de Paris[1]. Un seul concert était prévu à l'origine, le 10 juin, mais les 6 300 places du Zénith ont été réservées en moins de 15 minutes. Nombre de fans, n'ayant pas eu leur place, ont réalisé des flash mob (dont un le 1er mai devant le Musée du Louvre réunissant 300 fans, et quelques médias coréens tels que MBC, KBS ou encore SBS) pour demander un allongement du concert sur un deuxième jour. La SM Entertainment céda et fixa une deuxième date le 11 juin ; les places furent achetées cette fois-ci en moins de 10 minutes[2].

Le 5 décembre 2011, pour la tournée mondiale du label Cube Entertainment, United Cube Concert, les artiste 4minute, B2ST et G.NA se produisent au Carling Brixton Academy à Londres devant plus de trois mille fans[3].

Le 8 février 2012, le Music Bank K-Pop Festival réunit les groupes Girls' Generation, 2PM, B2ST, 4minute, SHINee, T-ara, U-KISS et Sistar à Bercy pour un concert devant près de douze mille personnes[4],[5].

[modifier] Les raisons du succès

En une vingtaine d'années, la Kpop a dépassé sa grande sœur, la JPop, sur le plan de la popularité internationale. En effet, l'un des signes les plus sûrs de ce succès est le nombre de concerts internationaux réalisés par les groupes coréens, croissant ces dernières années. Ce phénomène d'exportation a un nom : la vague culturelle coréenne, appelée Hallyu.

[modifier] Formation des artistes

Aujourd'hui, l'apprentissage est l'une des stratégies permettant la production de girls bands, boys bands dans l'industrie K-pop. Afin de garantir la probabilité de succès des nouveaux talents, les labels subventionnent et supervisent la formation puis la carrière des artistes. En effet, ces agences recherchent régulièrement de futurs stars. Pour ce faire ils réalisent régulièrement des auditions auxquelles participent de nombreux jeunes plein d'espoir. Seuls ceux qui réussissent cette très stricte sélection ainsi que ceux qui se sont fait remarquer par d'autres biais (spectacles publics, émissions télévisées, relations...) peuvent prétendre à participer à un programme d'entrainement intensif.

Durant cet apprentissage qui, souvent, dure deux ans ou plus, les stagiaires (aussi appelés trainees) peuvent parfaire leurs compétences en chant, en danse et en langues (afin de pouvoir s'exporter par la suite sur la scène internationale). Ils sont également coachés sur tout ce dont a besoin une célébrité (façon de s'habiller, de parler, de travailler, etc...). Pendant tout ce temps, ces trainees, qui ont le plus souvent entre 12 et 16 ans, poursuivent leur scolarité dans des établissements classiques. Cela sous-entend donc des cours particuliers durant le soir, le week-end et les vacances, et donc un emploi du temps chargé.

Lorsque les trainees sont estimés assez préparés et talentueux pour se lancer (et à condition qu'ils aient tenu jusque là), les labels les lancent sur la scène musicale selon deux méthodes : la création d'un nouveau groupe ou l'ajout d'un membre à un groupe déjà existant (pour remplacer un membre ayant quitté le groupe le plus souvent). Les trainees sont alors choisis en fonction de leurs spécificités (apparence, timbre de voix, capacités...) mais, en règle générale, ils ont peu souvent leur mot à dire sur ce qui va devenir leur carrière : le style de musique, l'image du groupe, etc... tout cela sera défini par l'agence. Ce n'est que si le succès est au rendez-vous qu'ils pourront peu à peu espérer s'émanciper.

[modifier] Le soutien des autorités sud-coréennes

Le gouvernement sud-coréen, via ses ministères, notamment ceux du tourisme et de la culture, ainsi que diverses associations culturelles sud-coréennes, participent activement au développement de la K-Pop sur la scène internationale. Par des aides financières et logistiques, ils permettent la mise en place de concerts et festivals dans le monde entier.
En effet, la K-Pop permet d'exporter la culture sud-coréenne (du moins une partie) et d'accroitre le rayonnement culturel du pays. Les fans se mettent à apprendre la langue pour comprendre leurs stars et souhaitent visiter la Corée pour découvrir plus amplement le pays. Par ailleurs, les industries du divertissement occidentales (notamment américaines) commencent à s'intéresser à ce marché. Les retombées économiques sont donc importantes.

[modifier] Les labels

Les trois plus grandes maisons de production coréennes, et les plus anciennes, sont SM Entertainment (Super Junior, Girls' Generation, Shinee, ...), JYP Entertainment (2PM, Wonder Girls, miss A, ...) et YG Entertainment (Se7en, Big Bang, 2NE1, ...). Mais il existe de nombreux autres labels coréens comme Core Contents Media, Cube Entertainment, DSP Media, Star Empire Entertainment, Woollim Entertainment, ...

Liste des labels coréens:

[modifier] Fan Clubs

Cassiopeia, le fan club de TVXQ, illuminant les gradins du Stade olympique de Séoul, lors du 14th Annual Dream Concert le 7 juin 2008.

En Corée du Sud, les fan clubs sont de véritable mouvements de soutien pour les artistes et sont reconnus officiellement par les labels de musique[6]. Pour le groupe Super Junior ce sont les E.L.F., pour Wonder Girls les Wonderful, pour Girls' Generation les S♥NE, pour 2NE1 les Blackjack, ... Chaque nom de fan club possède une signification particulière. Par exemple pour B2ST (Beast), leur fan club se nomme "B2UTY" (Beauty) faisant référence à La Belle et la Bête. A noter qu'aucun groupe produit par le label Core Content Media (Mnet) ne possède de fan club officiel[7].

Liste de fan clubs officiels:

[modifier] Liste d'artistes et groupes de K-pop

[modifier] Artistes solo


[modifier] Groupes

[modifier] Anciens groupes

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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