Kousséri

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Kousséri
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Extrême-Nord
Département Logone-et-Chari
Démographie
Population 76 200 hab. (est. 2001)
Géographie
Coordonnées 12° 04′ N 15° 02′ E / 12.07, 15.0312° 04′ Nord 15° 02′ Est / 12.07, 15.03  
Altitude 283 m
Localisation

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Kousséri

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Kousséri

Kousséri est une ville du Cameroun septentrional située sur la rive gauche du fleuve Logone, près de sa confluence avec le Chari, les deux cours d'eau marquant la frontière avec le Tchad. La ville est située à 10 km à l'ouest de la capitale tchadienne, Ndjamena, laquelle est reliée à Kousséri par un double système de ponts : le pont de N'Gueli sur le fleuve Logone où se situent les postes frontières, le pont de Chagoua et le pont de Taiwan sur le fleuve Chari permettant l'accès à la capitale tchadienne.

Anciennement nommée Fort-Foureau à l'époque coloniale, elle est aujourd'hui chef-lieu du département du Logone-et-Chari, région de l'Extrême Nord. C'est un important marché, notamment pour les échanges avec le Tchad voisin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Kousséri est une cité très ancienne, remontant au moins à la civilisation Sao (XIe - XVIe siècles). Son nom actuel est d'origine arabe (Qussur : les châteaux). Au XVIe siècle, elle était la capitale d'un royaume dont les élites au moins étaient islamisées, et mentionnée sous la forme italienne Uncusciuri par Lorenzo d'Anania. Ce royaume était vassal du royaume du Kanem-Bornou.

Prise par l'armée de Rabah Fadlallah (ou Rabih Zubaïr) à la fin du XIXe siècle, elle fut le théâtre de la bataille de Kousséri (22 avril 1900), où les troupes françaises du commandant Lamy, alliées aux Baguirmiens, battirent Rabah. Les deux chefs trouvèrent la mort au cours du combat. Dans le partage colonial qui suivit, la cité de Kousséri fut attribuée à l'Allemagne avant de passer sous le contrôle des Français après la Première Guerre mondiale à la suite de la défaite allemande. Elle fut renommée Fort-Foureau, du nom de l'explorateur français Fernand Foureau qui se rendit en 1900 à la confluence du fleuve Chari et de son affluent le Logone, en compagnie du commandant François-Joseph-Amédée Lamy. La bataille de Kousséri favorisa la conquête du Tchad. Après l'indépendance du Cameroun en 1960, elle retrouva son nom historique de Kousséri.

Originellement ville des Kotokos et ville cosmopolite aujourd'hui, elle accueille de nombreuses ethnies : Arabes-Choas (qui constituent l'ethnie majoritaire dans la ville), Bornouans, et même des ressortissants du Tchad voisin, attirés par cette vicinalité tranquille qui leur offre l'occasion de faire des affaires et, pour ceux qui en ont suffisamment les moyens, de construire ou d'acheter des résidences secondaires.

Située sur la frontière avec le Tchad dont elle est séparée par le fleuve Logone, elle accueillit, pendant la guerre Tchad-Libye, des milliers de réfugiés tchadiens qui fuyaient Ndjamena.