Kostia Milhakiev

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Kostia Milhakiev est le fondateur (en 1973) de l'École supérieure d'études cinématographiques (ESEC).

Il a été critique de cinéma pour la Revue Du Cinéma International, photographe et correspondant de presse.

Il fut également producteur associé sur plusieurs films coproduits par ESEC Productions.

Il est psychanalyste-psychosomaticien depuis 2002.

Il est Chevalier dans l'Ordre des Arts et Lettres. (Arrêté du 24 septembre 2012)

Parcours[modifier | modifier le code]

Né dans le Nord de la France à Avesnes-sur-Helpe. Il vit et est scolarisé à Douai de 1956 à 1961 à l’École des Frères Maristes. Il côtoie les immigrations italiennes et polonaises au cœur des zones minières. Ses parents s’installent à Cannes en 1961 où ils exploitent une salle de cinéma populaire. Dans cette région, il poursuit ses études, découvre le festival de Cannes puis le cinéma d'art et essai. Son premier film de référence, qu'il voit en 1966 dans un cinéma de la rue de France à Nice, est "Harakiri" de Masaki Kobayashi.

Une rencontre, à Saint-Paul-de-Vence, avec le réalisateur André Cayatte, en 1964, lui permet de faire ses premières collaborations aux Studios de la Victorine de Nice. Il rencontre Terence Young (réalisateur de James Bond contre Docteur No, Bons baisers de Russie) qui tourne Opération Tonnerre (1965). Il fait également la connaissance du chef-opérateur Henri Alekan. En 1965/1966, il poursuit des études de lettres modernes à l’université de Nice, et parallèlement il est assistant de régie et de production aux studios de la Victorine.

Il arrive à Paris en octobre 1967 et devient critique et journaliste de cinéma à La Revue du Cinéma TV International[1] de Lausanne (Suisse). Il est pigiste à l'Agence Parisienne de Presse, à l’Agence Centrale de Presse (Paris) et à The Associated Press Ltd. Il poursuit quelques collaborations cinématographiques, dans le cinéma documentaire essentiellement (Les Films Verts). Il filme les évènements de mai 68 à Paris et en Province, sur sa caméra 16 mm. Ses documents sont diffusés dans des forums militants courant 1968 et 1969. La projection de son court-métrage polémique "Les Pénélopes" (fiction) aux Rencontres Internationales du Film pour la Jeunesse de Cannes (qui se déroulent cette année-là à Grenoble), en 1971, fait scandale.

En 1973, à la suite d’une enquête pour l’Agence Parisienne de Presse où il découvre l’état de l’enseignement cinématographique en France, il crée l’ESEC, École supérieure d'études cinématographiques à Paris, sur les conseils de professionnels, en particulier le réalisateur Paul Vecchiali.

Il collabore quelque temps à Radio France Internationale pour des critiques de films et il tient une chronique radiophonique régulière consacrée au Jazz ("Savon Noir, l'émission de Jazz qui nettoie les oreilles") sur Radio-Jet, la radio libre créée — après la libéralisation des ondes consécutive à l'élection de François Mitterrand — par le producteur de films Christian Fechner.

En 1984, à l'invitation de Jack Gajos, haut fonctionnaire au CNC et intervenant à l'ESEC pour les cours d'économie du cinéma, lequel devient chargé du projet et futur premier délégué général, il est membre de la commission ministérielle mise en place en vue de la création d'une nouvelle école nationale de cinéma : la Femis qui succédera à l'ancien Idhec. Il est membre du Collège des organismes de formation de cette nouvelle école dès la création de celle-ci en 1986, puis est élu au Conseil d'administration où il siègera, jusqu'en 1999, sous les présidences successives de Jean-Claude Carrière, de Christine Juppé-Leblond puis de René Bonnell (lequel fut successivement professeur d'économie du cinéma à l'ESEC, responsable de la distribution à la société Gaumont, « Monsieur Cinéma » de Canal+ chargé des coproductions de films, directeur de chaînes de télévision, etc.)

En 1990, il contribue au film le plus long du monde en apparaissant dans Cinématon de Gérard Courant[2]

À la suite d'un accord bi-partite avec la Fondation Culturelle de Russie, présidée par Madame Raïssa Gorbatchev, il organise à Paris, en 1990, une exposition de jeunes peintres russes contemporains. Cette collaboration, prévoyant des échanges réguliers d'artistes plasticiens entre les deux pays, s'interrompt cette même année à cause de la chute du marché de l'art qui suit la première guerre du Golfe (invasion du Koweit par l'Irak, en 1990).

En 1999/2000, il entreprend des études de psychosomatique et de psychopathologie clinique à Paris VIII Saint Denis, sous la direction du Professeur Jean-Benjamin Stora. Il devient psychanalyste-psychosomaticien et intègre l’association NHPSY (Nouveaux Horizons Psychosomatiques)[3] au sein de laquelle son professeur fédère quelques-uns de ses anciens élèves en groupes d’études et de recherche.

En 1998, il contribue à l'essai Télérévolutions Culturelles[4], publication sous la direction de Kristian Feigelson et Nicolas Pelissier. En septembre 2000, la revue Spectre, créée par Pacôme Thiellement, publie une de ses nouvelles intitulée "L'Archet"[5]

Il quitte la direction de l'ESEC en décembre 2012 mais en reste un des administrateurs[6]. Depuis sa création, l'ESEC est devenue une école réputée internationalement. Il a contribué à la formation de nombreux techniciens et réalisateurs[7] : Bruno Delbonnel et Jean-Marie Dreujou... (chefs opérateurs) ; Régis Roinsard, Pol Cruchten, Olivier Abbou, Bruno Bontzolakis, Philippe de Chauveron, Lionel Delplanque, Gaston Kaboré, Kwang-Su Park, Thibault Staib, Jean-Luc Trottignon, Laurent Vinas-Raymond, Lichuan Yin, Mohamed Zran... (réalisateurs) ; Jean-Jacques Albert, Daniel Baschieri, Rémi Bergman, Jean-Philippe Blime, Franck Desmoulins, Philippe Guez... (dans la production). Il quitte à la même date la responsabilité de la société de production de films ESEC Productions[8] , laquelle cofinance ou coproduit des projets d'élèves et d'anciens élèves.

Il poursuit des activités artistiques dans la photographie et l'écriture.

ESEC Productions a coproduit le dernier long-métrage de Yvon Marciano "VIVRE !" (2009).

Filmographie en tant que producteur associé[modifier | modifier le code]

  • Longs-métrages
Années Titres Réalisation Interprètes
2009 Vivre! Yvon Marciano Aymeric Cormerais, Jean-Jacques Levessier, Lydie Waï
  • Courts-métrages
Années Titres Réalisation Interprètes
1992 Mes fiançailles avec Hilda Éric Bitoun Denis Podalydès, Claire Marsden, Rosita Fernández
1997 L'enfant qui connaissait les femmes Laurent Vinas-Raymond Gaspard Claus, Marcos Lloveras
1997 Amis pour la vie Éric Bitoun Grégori Derangère, Gwendoline Hamon, Maureen Dor
1998 Les Petits Rêves Éric Bitoun Gladys Cohen, Stéphane Archignard, Mathieu Derrier
1999 Singerie Claire Aziza Thomas Chabrol, Marilyne Canto
1999 Oiseau de malheur Henri-Paul Korchia Grégori Derangère, Gwendolin Hamon, Maureen Dor
1999 La Galette Éric Bitoun Jeannou List, Benoît Gourlay
2000 William sort de prison Éric Bitoun Jean-Noël Brouté, Laurent Le Doyen
2001 La Véritable Histoire de Nono Caneton Henri-Paul Korchia Justine Bruneau, Emmanuel Depoix
2005 Patiente 69 Jean-Patrick Benes & Allan Mauduit Yvon Martin, Macha Poliparkova
2005 40 mg d'amour par jour Charles Meurisse Axelle Laffont, Serge Hazanavicius

Divers[modifier | modifier le code]

  • Membre du Syndicat français de la Critique de Cinéma et de Télévision[9].
  • Membre de l'Union des Journalistes de Cinéma.
  • Membre de la Commission créée auprès du Ministre de la Culture et de la Communication en vue de la création de l’école nationale de cinéma Femis (1984).
  • Membre du Collège des Organismes de Formation de la Femis de 1986 à 1995.
  • Membre du Conseil d'administration de la Femis de 1995 à 1999 sous les Présidences successives de Jean-Claude Carrière, Christine Juppé-Leblond et René Bonnell
  • Membre de l'association Nouveaux Horizons Psychosomatiques de 2002 à 2007 sous la présidence du Professeur Jean-Benjamin Stora (Médecine et psychosomatique – Hôpital de la Pitié-Salpêtrière - Paris)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Fiche sur Unifrance

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Revue du Cinéma TV international N° 7 – octobre/novembre 1969 : « Les cascadeurs ne sont pas des Kamikazes », page 36
    Revue du Cinéma TV international n° 8 – décembre 1969 : « Pesaro, 5e Mostra du nouveau cinéma », pages 10 et 11
    Revue du Cinéma TV international N° 9 – février 1970 : « L’apocalypse, un film de Jean-Claude Sée », pages 34 et 35
    Revue du Cinéma TV international N° 10 – avril 1970 « Lettre ouverte à Monsieur Grimblat », page 38
    Revue du Cinéma TV international N° 11 – novembre 1970 : « À propos de Cannes 1970 », pages 10 et 11
    Revue du Cinéma TV international N° 14 – février 1971 : « Chers confrères », page 3
  2. http://www.cineastes.net/films/cinematon/cinematon1000.html
  3. Fiche de l'association NHPSY sur www.net1901.org : http://www.net1901.org/association/NOUVEAUX-HORIZONS-PSYCHOSOMATIQUES-PSYCHANALYSE-PSYCHOSOMATIQUE-ET-MEDECINE,417285.html
  4. "Les difficultés de la collaboration Est/Ouest dans le domaine de la formation audiovisuelle et cinématographique. Leningrad-Saint-Petersbourg/ESEC" in Télérévolutions Culturelles, sous la direction de Kristian FEIGELSON et Nicolas PELISSIER. Editeur l'Harmattan Communication. ISBN 2-7384-6791-1
  5. Spectre, Cura, numéro 4-5, septembre 2000, Editions L'hippopotame de Thèbes
  6. http://www.lefilmfrancais.com/112341/kostia-milhakiev-quitte-la-direction-de-l-esec
  7. http://www.esec.edu/anciens.php
  8. Filmographie d'ESEC Productions sur imdb : http://www.imdb.com/company/co0118072/
  9. Liste des adhérents du Syndicat Français de la Critique de Cinéma http://pagesperso-orange.fr/jcbidard/zcritiq0/syn21f.htm