Koryo-saram

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Viktor Tsoi, rocker soviétique mort prématurément, avait un père koryo-saram.

Koryo-saram (cyrillique : Корё сарам, Hangul : 고려사람) est le nom par lequel s'appellent les personnes d'origine coréenne présentes dans les anciens États soviétiques, d'abord dans l'Extrême-Orient russe au XIXe siècle, puis en Asie centrale où elles furent déportées dans les années 1930[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Koryo renvoie au royaume de Goryeo, État qui occupa la péninsule de Corée du début du Xe siècle à la fin du XIVe siècle ; saram signifie peuple.

Répartition[modifier | modifier le code]

Environ 500 000 personnes d'origine coréenne vivent sur le territoire de l'ancienne Union soviétique, principalement en Asie centrale mais aussi dans le sud de la Russie (autour de Volgograd), dans le Caucase et dans le sud de l'Ukraine.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine de leur présence remonte à des Coréens qui vivaient dans l'Extrême-Orient russe au XIXe siècle et au début du XXe siècle. En 1937, ils furent déportés en masse en Asie centrale[2].

Langue[modifier | modifier le code]

Leur langue est le Koryo-mar (en), dérivé du dialecte de Hamgyŏng, aujourd'hui en Corée du Nord. C'est une langue orale sans enseignement officiel. En 1995, 85% des Koryo-sarams parlaient le russe et en 1990, le dernier journal publié en coréen ne comptait qu'une centaine d'abonnés[3].

Les Coréens de Sakhaline[modifier | modifier le code]

Il y a aussi une communauté coréenne sur l'île de Sakhaline, et au sein de cette communauté, tous ne revendiquent pas l'identité Koryo-saram. À la différence de la communauté coréenne présente sur le continent, elle tire son origine de personnes venues du Gyeongsang et de la Jeolla dans les années 1930 et 1940 dans le cadre d'une politique de travail forcé mise en œuvre par le Japon pour exploiter des mines de charbon.

Quelques Koryo-sarams[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nikolaï F. Bougaï (dir.), L’exil des Coréens du territoire de l’Extrême-Orient vers l’Asie centrale, in "Istoriia otechestvennaia" no 6, 1992, et Exil des Coréens soviétiques d'Extrême-Orient, in "Istorii k voprosu", no 5, 1994.
  2. Deportation of Koreans in the Soviet Union (en)
  3. Jean-Jacques Marie, Les peuples déportés d'Union soviétique, Editions Complexe, 1995, page 31

Source de la traduction[modifier | modifier le code]