Korea Electric Power Corporation

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Korea Electric Power Corporation

Description de l'image  Kepco_logo.png.
Dates clés 1961
Forme juridique société anonyme
Action KOSDAQ : 015760
NYSE : KEP
Siège social Drapeau de Corée du Sud Séoul (Corée du Sud)
Actionnaires Gouvernement de la Corée du Sud (51 %)
Activité Production d'électricité
Transport d'électricité
Distribution d'électricité
Produits Électricité
Effectif 38 599
Site web www.kepco.co.kr
Capitalisation 36,148 milliards USD (2010)[1]
Chiffre d’affaires 34,109 milliards USD (2010)[1]
en augmentation 28 %[1]
Résultat net –62,4 millions USD (2010)[1]

Korea Electric Power Corporation (KEPCO, coréen : 한국전력공사) est la plus grande compagnie d'électricité en Corée du Sud, responsable de la production, du transport et de la distribution d'électricité ainsi que du développement de projets d'énergie électriques nucléaires, éoliens et thermiques. L'entreprise, détenue à 51 % par le gouvernement coréen, produit 93 % de l'électricité de la Corée du Sud[2]. Elle se classe au 7e rang mondial pour la puissance installée de ses centrales électriques[3].

Avec ses filiales et autres sociétés affiliées, KEPCO dispose d'une puissance installée de 65 383 MW. La société se classe au 271e rang des plus grandes entreprises mondiales selon le classement Fortune Global 500 de 2011[1]. KEPCO est membre du Conseil mondial de l'énergie, de l'Association nucléaire mondiale et l'Association mondiale des exploitants nucléaires. En date d'août 2011, la cote de crédit de l'entreprise se situe à A+ avec Fitch Ratings[4], tandis que Moody's lui a attribué une cote A1 stable[5].

Son siège social situé dans le quartier Samseong-dong de l'arrondissement Gangnam-gu de la capitale Séoul, doit déménager dans la ville de Naju, dans la province du Jeolla du Sud en août 2014, dans le cadre d'un vaste programme de décentralisation du gouvernement coréen[6]. Le déménagement, qui est discuté depuis plusieurs années, est controversé[7]. Le président et chef de la direction de KEPCO est Hwan Cho-Ik.

Historique[modifier | modifier le code]

Allumage de la première ampoule électrique en Corée, au palais de Gyeongbokgung en 1887.

KEPCO retrace ses origines à Hanseong Jeongi Hoesa (Compagnie électrique de Séoul), fondée en 1898 pendant la période Joseon[8]. Le décret de contrôle de l'électricité de Chosun adopté par le gouvernement colonial en mars 1943 a fusionné plusieurs compagnies d'électricité au sein de la Korea Electric Power Company (KEPC). La Korea Electric Company (KECO), a été créée le 1er juillet 1961 par la fusion de la KEPC avec deux distributeurs, Gyeongsung Electric Company et South Korea Electric Company. En 1982, KECO est devenu entreprise publique à part entière et prend le nom de Korea Electric Power Corporation (KEPCO)[9].

Pose de la première affiche de Korea Electric Company, devant le siège social, lors de la fusion de 1961.

Le titre de KEPCO a été inscrit au Korea Composite Stock Price Index (Kospi) le 10 août 1989 et à la Bourse de New York en 1994. En 1996, KEPCO a été nommé maître d'œuvre du projet de construction d'un réacteur à eau légère en Corée du Nord sous l'égide de l'Organisation de développement énergétique coréenne[10], un projet qui a finalement été abandonné en 2006[11]. Dans le cadre de la restructuration du secteur électrique amorcé au milieu des années 1990, les activités de production d'électricité ont été divisées en vertu de la Loi sur la promotion de la restructuration du secteur de l'énergie électrique, qui est entrée en vigueur le 23 décembre 2000[12]. La loi forme la Korea Hydro & Nuclear Power, responsable de la production nucléaire et hydroélectrique, ainsi que cinq sociétés de production d'électricité thermique.

En octobre 2012, la Société de l'assurance dépôt de la Corée (KDIC) a vendu sa participation de 3,6 % dans KEPCO pour un montant d'environ 550 millions de dollars[13].

Filiales[modifier | modifier le code]

KEPCO est composé de six sociétés de production d'électricité et de quatre filiales dans des secteurs d'activité connexes. L'entreprise détient également une participation dans quatre sociétés affiliées -- Korea Electric Power Industrial Development Corporation, Korea Gas Corporation, Korea District Heating Corporation et LG Uplus Corporation[14].

Production électrique[modifier | modifier le code]

Liste de filiales de KEPCO.

La Korea Hydro & Nuclear Power (KHNP) est la plus importante de ces filiales de production. Elle exploite 21 réacteurs nucléaires et 27 centrales hydroélectriques pour un total de 18 265 MW de puissance installée en date de décembre 2010.

La Korea South-East Power (KOSEP) exploite le site thermique de Samcheonpo et la centrale thermique de Yeongheung. La puissance de ses installations s'élève à 8 976 MW. Korea Midland Power (KOMIPO) est responsable du site thermique de Boryeong et de la centrale thermique de Yeongheungpour et dispose d'une puissance de 9 399 MW. Korea Western Power exploite la centrale thermique de Taean et gère une puissance installée totale de 9 604 MW, réparties en 8 unités alimentées au charbon sous-bitumineux, 24 unités à cycle combiné au GNL, 4 unités au fioul et 4 unités de pompage-turbinage. Korea Southern Power est responsable du site thermique de Hadong et gère 9 638 MW alors que Korea East-West Power est l'opérateur des centrales au charbon de Dangjin et de Honam et dispose d'un total de 9 510 MW.

Autres filiales[modifier | modifier le code]

KEPCO Engineering & Construction (KEPCO E & C) est une société d'ingénierie qui conçoit et développe des centrales nucléaires et thermiques. KEPCO détient une participation de 77,94 % dans KEPCO E & C.

Korea Nuclear Fuel (KNF) est spécialisée dans la conception et la fabrication du combustible nucléaire ainsi que des services d'ingénierie de carburant. KNF est le seul producteur de combustible nucléaire fabriquant à la fois du combustible pour les réacteurs à eau légère (LWR) et à l'eau lourde (HWR). La participation de KEPCO dans KNF s'élève à 96,4 %.

Korea Plant Service & Engineering est détenue à 75 % par KEPCO. La filiale fournit des services de maintenance d'installations de production et de transport électrique, ainsi que pour différentes installations industrielles.

Korea Electric Power Data Network est détenue à 100 % par la KEPCO. Elle fournit des services de technologies de l'information couvrant toute une gamme d'activités de production, de transport, de distribution et de service à la clientèle dans le domaine électrique.

Opérations[modifier | modifier le code]

En Corée du Sud[modifier | modifier le code]

En Corée du Sud, KEPCO est le principal fournisseur d'électricité aux clients industriels, commerciaux, résidentiels, institutionnels et agricoles. Au 31 décembre 2011, la puissance installée totale des centrales de KEPCO atteignait 67 001 MW et regroupait 503 unités de production nucléaire, thermique (pétrole, charbon, gaz naturel liquéfié), hydraulique, éolienne et solaire. Le réseau de transport de KEPCO comptait 31 249 km de circuits à haute tension, dont un réseau à 765 kV[15],[16].

Secteur nucléaire[modifier | modifier le code]

KEPCO offre une gamme complète de services dans le secteur nucléaire allant de la conception et de l'ingénierie des centrales jusqu'à à la fabrication de combustible nucléaire, en passant par la mise en service, l'exploitation, l'entretien et le déclassement des installations. La construction de centrales nucléaires en tant que telle est effectuée par les grandes entreprises de travaux publics coréennes, tandis que la fabrication des éléments-clés des centrales nucléaires est confiée à des manufacturiers comme Doosan Heavy Industries & Construction et Westinghouse Electric Company . En 2009, KEPCO a remporté le contrat de construction de quatre réacteurs APR-1400 aux Émirats arabes unis. Le contrat est évalué à environ 20 milliards de dollars[17],[18].

Activités internationales[modifier | modifier le code]

La centrale thermique de Malaya aux Philippines.

Les activités internationales de KEPCO ont débuté en 1993 avec la signature d'un contrat de génie-conseil pour la maintenance de la centrale nucléaire de la Baie de Daya, à Shenzhen en Chine. Aujourd'hui, les activités internationales de l'entreprise ont été menées dans 13 pays[19].

En outre, KEPCO est très présente aux Philippines, où elle est à l'œuvre depuis 1996, après avoir obtenu un contrat pour la réfection et l'exploitation de la centrale thermique de Malaya. La même année, KEPCO remportait un appel de propositions pour la construction de la centrale d'Ilijan, une usine à gaz à cycle combiné de 1 200 MW, en mode construction–exploitation–transfert de projet. À ce jour, KEPCO est responsable de l'exploitation de 12 % de la puissance électrique installée aux Philippines avec quatre centrales, dont le complexe de Naga et la centrale à combustion en lit fluidisé de Cebu[14].

Parc éolien de KEPCO en Mongolie intérieure.

KEPCO a réalisé des missions d'assistance technique dans le domaine du transport et de la distribution en Birmanie, au Cambodge, au Vietnam, en Indonésie, en Libye, en Ukraine, au Paraguay et en Égypte[20]. L'entreprise développe également des projets éoliens en Chine, notamment le projet de parc éolien de Gansu dont la construction a débuté en 2007. La société détient également des participations dans des projets éoliens en Mongolie-intérieure et au Riaoning, ainsi que dans la province chinoise de Shanxi.

En 2010, un consortium formé de KEPCO, de Samsung C&T et de la firme mexicaine Techint a obtenu un contrat de construction et d'exploitation de la centrale Norte II, une centrale au gaz à cycle combiné de 433 MW dans l'état mexicain de Chihuahua[21]. Depuis 2005, KEPCO exporte de l'électricité à la Zone industrielle de Kaesong, en Corée du Nord[22].

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

La société s'est donné l'objectif d'accroître son autosuffisance en carburant à 60 % d'ici 2020[23]. Dans cet esprit, KEPCO s'est lancé dans plusieurs transactions au cours des dernières années. En 2009, KEPCO a acquis une participation de 1,5 % dans l'entreprise indonésienne Adaro Energy, l'assurant d'un approvisionnement de 3 millions de tonnes de charbon par an[24]. L'année suivante, elle met la main sur la mine australienne de charbon Bylong, qu'elle achète de l'Anglo American PLC[25]. Toujours en 2010, KEPCO achète une participation de 20 % dans le projet Bayan Resources, encore en Indonésie, qui lui permettait cette fois-ci d'augmenter son taux d'autosuffisance en charbon de 7 millions de tonnes supplémentaires par année, à compter de 2015[26].

La même stratégie s'étend aussi au combustible nucléaire. La société a acquis 17 % de la société canadienne Denison Mines (en) et une participation de 10 % dans l'importante mine d'uranium d'Imouraren, qu'exploite Areva au Niger. En 2010, KEPCO signe un partenariat avec Areva pour le développement conjoint de mines d'uranium[27].

Réseau intelligent[modifier | modifier le code]

Au début de 2011, KEPCO a annoncé un investissement de 7,2 milliards de dollars pour implanter des projets de réseaux électriques intelligents d'ici 2030, permettant à l'entreprise d'augmenter l'efficience de son réseau de distribution électrique et réduire les émissions nationales de gaz à effet de serre[28].

L'entreprise compte également parmi les 168 participants d'un projet de démonstration des réseaux intelligents sur l'île de Jeju, le Jeju Smart Grid Demonstration Project (en), lancé peu après la publication de la feuille de route nationale sur la Smart grid, en 2009[29]. En juin 2011, KEPCO signait une entente de coopération avec IBM pour construire un Centre des opérations pour le projet de démonstration de l'île Jeju[30].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Korea Electric Power Corporation » (voir la liste des auteurs)

  1. a, b, c, d et e (en) Fortune, « Fortune Global 500: 271. Korea Electric Power », CNN Money,‎ 25 juillet 2011 (lire en ligne)
  2. (en) International Business Machines, « IBM Expands Global Intelligent Utility Network Coalition to Advance Smart Grid Development », sur IBM News room,‎ 10 mars 2011 (consulté le 2 février 2013)
  3. Agence France-Presse, « Les dix principaux producteurs d'électricité dans le monde », Le Point,‎ 10 août 2010 (lire en ligne)
  4. (en) Yonhap News Agency, « Kepco keeps A-plus credit rating », Korea JoongAng Daily,‎ 25 mai 2011 (lire en ligne)
  5. (en) Moody's Investors Services, « Korea’s 5% Electricity Tariff Hike Is Credit Positive for State-Run KEPCO »,‎ 1er août 2009 (consulté le 2 février 2013)
  6. (en) Jung Sung-ki, « Move to Naju is part of governmental decentralization scheme », The Korea Times,‎ 3 novembre 2011 (lire en ligne)
  7. (en) « Inefficient moves », Korea JoongAng Daily,‎ 9 mai 2007 (lire en ligne)
  8. (en) Moon-Hyon Nam, « Early history of Korean electric light and power development », IEEE Conference on the History of Electric Power, 2007,‎ 3-5 août 2007, p. 192-200 (DOI 10.1109/HEP.2007.4510266)
  9. (en) Jim Baumann, « KEPCO Plays Key Role in South Korean Economy », Directions Magazine,‎ 7 juin 2007 (lire en ligne)
  10. (en) KEDO, « 'KEDO to break ground on nuclear project in North Korea,' Statement by the Korean Peninsular Energy Organization (KEDO), 14 August 1997 », Disarmament Diplomacy, no 17,‎ juillet-août 1997 (lire en ligne)
  11. (en) KEDO, « About Us: Our History » (consulté le 2 février 2013)
  12. Jong-Keun Park, « Power system and technical issues in South Korea », First Workshop on Power. Grid Interconnection in Northeast Asia, Beijing, China,,‎ 14-16 mai 2001, p. 2 (lire en ligne)
  13. (en) Elzio Barreto, « S. Korea's KDIC raises $550 mln in upsized KEPCO sale-source », Reuters,‎ 9 octobre 2012 (lire en ligne)
  14. a et b (en) KEPCO, « Annual Report 2011 »,‎ 2012 (consulté le 2 février 2013)
  15. (en) « Kazakhstan and South Korea negotiating on construction of a nuclear power plant », Tengri News,‎ 22 août 2011 (lire en ligne)
  16. (en) Yahoo!, « Korea Electric Power Co. (KEP) », sur Yahoo Finance (consulté le 2 février 2013)
  17. (en) Personnel de rédaction, « KEPCO wins a nuclear contract: Atomic dawn », The Economist,‎ 30 décembre 2009 (lire en ligne)
  18. (en) Choi Kyung-hwan, « Power industry laid a solid foundation for growth », The Korea Times,‎ 30 août 2010 (lire en ligne)
  19. (en) Lee Kyung-min, « KEPCO Aims to Become a Global Top 5 Energy & Engineering Company », Korea IT Times,‎ 23 juin 2011 (lire en ligne)
  20. (en) Reuters, « Profile: Korea Electric Power Corp (KEP) », sur Reuters (consulté le 2 février 2013)
  21. (en) Jung Seung-hyun, « Kepco completes deal to supply electricity in Mexico », Joongang Daily,‎ 9 septembre 2010 (lire en ligne)
  22. (en) Park Young-chul, « Kaesong Power Supply to Reverse Current After 57 Years », The Chosun Ilbo,‎ 14 mars 2005 (lire en ligne)
  23. (en) Kim Tae-gyu, « KEPCO aims to be world top-five energy firm », The Korea Times,‎ 6 juillet 2011 (lire en ligne)
  24. (en) Nam Kwang-sik, « Korea Electric Power buys into Indonesian coal producer », Yonhap News Agency,‎ 23 juillet 2009 (lire en ligne)
  25. (en) Nam In-soo, « Kepco Buys 100% Of Bylong Coal Mine For A$403 Million From Anglo », ADVFN,‎ 5 juillet 2010 (lire en ligne)
  26. (en) Cho Mee-young, « KEPCO to invest $512 mln in Bayan Resources », Reuters,‎ 21 juillet 2010 (lire en ligne)
  27. (en) Oh Hae-young, « KEPCO Signs an Uranium Mining Partnership with Areva SA », Korea IT Times,‎ 9 février 2010 (lire en ligne)
  28. (en) Cho Mee-young, « KEPCO to invest $7.2 bln in smart grid by 2030 », Reuters,‎ 18 février 2011 (lire en ligne)
  29. (en) Zpryme, « South Korea: Smart Grid Revolution », sur Global Smart Grid Federation,‎ 3 août 2011 (consulté le 2 février 2013)
  30. (en) Penton Media, « Korea to Build Total Operations Center at Jeju Smart Grid Demo Complex », Transmission & Distribution World,‎ 29 juin 2011 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]