Konstantin von Benckendorff

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Konstantin von Benckendorff
Portrait de Konstantin Khristoforovitch von Beckendorff, œuvre du peintre George Dawe, Musée de la Guerre du Palais d'Hiver, musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg.
Portrait de Konstantin Khristoforovitch von Beckendorff, œuvre du peintre George Dawe, Musée de la Guerre du Palais d'Hiver, musée de l'Ermitage, à Saint-Pétersbourg.

Naissance 31 janvier 1785
Saint-Pétersbourg
Décès 6 août 1828 (à 43 ans)
dans la région de la Dobroudja
Allégeance Russie impériale
Arme Cavalerie
Grade Lieutenant-général, Adjudant-général
Années de service 18121828
Conflits Guerre patriotique (1812), Guerre de la Sixième Coalition, Campagne d'Allemagne (1813), Campagne de France (1814), Guerre russo-iranienne (1826-1828), Guerre russo-turque (1828-1829)
Commandement 2e Brigade de la 4e Division de Dragons
Faits d'armes Bataille de Smolensk, Bataille de Leipzig, bataille de Brienne, Bataille de Craonne, Bataille de Reims, prise de Paris
Distinctions Ordre de St-Georges IIIe classe Ordre de Saint-Georges

Ordre de Saint-Vladimir IIe classe Ordre de Saint-Vladimir
Ordre de Sainte-Anne Ie classe Ordre de Sainte-Anne
Ordre de l'Aigle Rouge Ordre de l'Aigle Rouge
Ordre de l'Épée Ordre de l'Épée
Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière
Ordre de Léopold IIe classe Ordre de Léopold
Orderglory rib.png Épée d'or avec l'inscription « Pour bravoure »

Autres fonctions Ambassadeur de Russie au Wurtemberg et Baden-Baden

Konstantin Khristoforovitch von Benckendorff (russe : Константин Христофорович Бенкендорф, Konstantin Khristoforovich Benkendorf, (En allemand : Konstantin von Benckendorff), né le 31 janvier 1785 à Saint-Pétersbourg[1], décédé le 6 août 1828 dans la région de Dobroudja (Roumanie) était un général et diplomate russe. Grâce à son ouvrage Lettres de Perse, il acquit la célébrité dans le monde littéraire[2].

Au cours des Guerres napoléoniennes, il fut l'un des commandants en chef de l'Armée impériale de Russie.

Famille[modifier | modifier le code]

Il est le fils du général d'infanterie Christoph Ivanovitch von Benckendorff, gouverneur de Riga sous le règne de Paul Ier de Russie[3] et de la comtesse Anna Juliana von Schilling-Canstatt.

Son frère Alexandre (1781-1844) fut aussi un général et homme d'État, et sa sœur Dorothée von Lieven était une personne en vue à Londres et Paris.

Descendance[modifier | modifier le code]

  • Maria Konstantinovna von Benckendorff;

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille noble et illustre de Livonie (balte d'origine allemande).

Sa grand-mère paternelle, Élisabeth von Löwenstern, fut l'une des enseignantes du tsarévitch Alexandre Pavlovitch. Depuis leur enfance, une profonde amitié liait sa mère, née comtesse Anna Juliana von Schilling-Canstatt, à l'impératrice Marie[3].

Les parents destinèrent leur fils cadet à la carrière diplomatique, et il fut inscrit, en qualité d'élève officier, au Collège des Affaires étrangères, le 20 juillet 1797.

Le 20 avril 1803, Benckendorff fut nommé chambellan à la Cour impériale[5]. Il remplit diverses missions diplomatiques à Berlin et dans d'autres États germaniques. En 1811, il est nommé secrétaire d'ambassade à Naples.

De retour en Russie, le 19 octobre 1812, il débuta sa carrière militaire au grade de major et servit dans un détachement de cavalerie placé sous les ordres de l'adjudant général Ferdinand von Wintzingerode[6] Il s'illustra lors de la Smolensk (16 août et 17 août 1812) et la prise de Vilna. En 1813, il reçut le commandement d'un détachement de cavalerie, et se distingua par sa bravoure à la prise de Cassel, à Fulda, et Hanau. En 1813, il fut promu lieutenant-général[6]. Après la bataille de Leipzig (16 octobre au 19 octobre 1813), il fut élevé au grade de colonel. En 1814, lors du franchissement du Rhin par l'armée napoléonienne, il harcela la Grande Armée, lui coupant tout moyen de communication. Benckendorff s'illustra aux batailles de Soissons, Brienne (29 janvier 1814), Craonne (7 mars 1814) et Reims (13 mars 1814). Après la prise de Paris (1814) par les puissances alliées, il fut élevé au grade de major-général et reçut le commandement de la 2e Brigade appartenant à la 4e Division de Dragons. En 1816, son état de santé l'obligea à prendre sa retraite.

Scène de la Guerre russo-persane (1804-1813), du peintre britannique Living Bridge (1892)

Cinq ans plus tard, il fut nommé ministre plénipotentiaire à Baden et à Stuttgart (1820-1826). Le 14 octobre 1826, il fut promu adjudant-général. Avec le déclenchement de la guerre russo-persane, il partit dans le Caucase, à la tête d'un détachement de cavalerie. Il fit tomber Echmiadzin (Arménie actuelle) et défit les Kurdes près d'Erevan. Puis il traversa l'Araxe et défit la cavalerie perse. Le 17 mai 1827, le grade de lieutenant-général lui fut attribué. Les conditions climatiques rigoureuses et les privations affaiblirent Benckendorff. Bientôt, le lieutenant-général fut atteint par une phtisie galopante. La guerre russo-turque fut la dernière opération militaire à laquelle il participa.

Décès et inhumation[modifier | modifier le code]

Konstantin von Benckendorff décéda le 6 août 1828 dans la région de Dobroudja (Roumanie), il fut inhumé à Stuttgart[7].

Distinctions militaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]