Konono n°1
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Konono n°1
Konono N°1 en concert au Radio City Music Hall à New York
| Pays d'origine | Kinshasa |
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| Années actives | 1970 - ... |
| Labels | Crammed Discs |
| Site officiel | Official Site |
| Membres | Mawangu Mingiedi Mawangu Makuntima Menga Waku Makonda Mbuta Pauline Mbuka Nsiala Vincent Visi Ndofusu Mbiyavanga |
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Konono no 1 est un orchestre de Kinshasa en République démocratique du Congo. Le groupe existe depuis la fin des années 1960. Fondé par Mingiedi Mawangu, virtuose du likembé (cet instrument parfois dénommé piano à pouces, composé de lamelles métalliques fixées à une caisse de résonance), le groupe se compose de trois likembés électriques (médium, aigu, basse) équipés de micros fabriqués à partir de vieux alternateurs de voiture, une section rythmique mêlant percussions traditionnelles et bricolées (couvercles de casseroles, pièces de voitures), trois chanteurs, trois danseurs et une sono munie de "lance-voix"(mégaphones) datant de l'époque coloniale.
Sommaire |
Origines et historique [modifier]
Les musiciens de Konono no 1 sont originaires du village de Damba, au nord de l'Angola. Le style du groupe emprunte largement aux musiques de transe bazombo mais il leur a fallu littéralement composer avec la distorsion du système d'amplification, au départ non voulue mais inévitable.
Comme d'autres musiciens dits tradi-modernes (tels que ceux du groupe Kasai Allstars), les membres de Konono no 1 ont quitté la brousse pour s'établir dans la capitale et, afin de pouvoir continuer à assumer leur fonction sociale en se faisant entendre des ancêtres (et surtout de leurs concitoyens) au milieu du vacarme urbain, ils ont été contraints d'électrifier leurs instruments en bricolant à partir d'objets trouvés. Cette amplification de fortune a provoqué une mutation radicale de leur son, qui les a fortuitement rapprochés de l'esthétique du rock et de la musique électronique les plus "extrêmes", et a fortement séduit le public indie rock en Grande-Bretagne et aux États-Unis, où Congotronics, le premier album officiel du groupe, produit entre 2002 et 2003 à Kinshasa par Vincent Kenis et paru en 2004, a figuré dans les listes des meilleurs albums de l'année publiées par l'ensemble de la presse (du New York Times à The Independent en passant par Pitchfork, la BBC, et les listes personnelles d'artistes tels que Beck, Andrew Bird ou encore Animal Collective).
Konono N°1 avait auparavant enregistré un album live, Lubuaku, lors d'une tournée aux Pays-Bas en compagnie du groupe The Ex. En 2004, The Ex se sont inspirés de la musique de Konono no 1 sur leur album Turn (Theme From Konono).
L'album Live at Couleur Café est paru en 2007, et a obtenu une nomination aux Grammy Awards en 2008.
Björk a invité Konono no 1 sur son album VOLTA pour le titre Earth Intruders, produit par Timbaland et paru en single. Konono a également collaboré avec Herbie Hancock et figure sur son album The Imagine Project. La chanson Imagine, enregistrée en collaboration avec Konono N°1, Seal, Pink, Jeff Beck, India.Arie et Oumou Sangare, a obtenu le Grammy de la Best Pop Collaboration en 2011.
Assume Crash Position, le 2e album studio du groupe a été lui aussi produit à Kinshasa par Vincent Kenis, et est paru en 2010.
En 2010, Crammed Discs produit "Tradi-Mods Vs. Rockers", un album composé d’interprétations et reprises en hommage aux groupes dits "Congotronics", enregistrées par 26 artistes issus des scènes électronique et indie-rock, dont notamment Deerhoof, Animal Collective, Andrew Bird, Juana Molina, Shackleton, Megafaun, Aksak Maboul, Mark Ernestus et d'autres.
En 2011, Konono N°1 obtient le Grammy de la "Best Pop Collaboration" pour sa participation au titre "Imagine" de Herbie Hancock (avec Seal, P!nk, India.Arie, Jeff Beck, Oumou Sangare etc).
En 2011, Konono N°1 participe au projet Congotronics vs Rockers , un "supergroupe" comprenant dix musiciens congolais et 10 musiciens indie rock (dont des membres de Konono N°1, Deerhoof, Wildbirds & Peacedrums, Kasai Allstars, Skeletons, ainsi que Juana Molina et Vincent Kenis), qui ont collaboré à la création d'un répertoire commun, et se sont produits dans une quinzaine de grands festivals et salles de concert, dans 10 pays[1],[2],[3],[4],[5].
Discographie [modifier]
- Zaire: Musiques Urbaines à Kinshasa, Ocora 559007 (compilation enregistrée en 1978)
- Lubuaku, Terp Records (2004)
- Congotronics, Crammed Discs (2004),
- Congotronics 2, Crammed Discs compilation contenant un titre original du groupe
- Live at Couleur Café, Crammed Discs (2007)
- Assume Crash Position, Crammed Discs (2010)
Voir aussi [modifier]
Liens externes [modifier]
- Konono N°1 sur le site du label Crammed Discs
- Collection d'articles sur Konono N°1 dans la presse internationale
Extraits de presse [modifier]
- Ne ressemble à rien de connu dans la sphère des musiques africaines, scène congolaise comprise. Le Konono est une sorte de sound system D d'une redoutable efficacité, dont la brutalité sophistiquée marque durablement la conscience. (Les Inrockuptibles, France)
- Un univers sonique hallucinant, qui évoque à la fois le rock d'avant-garde et l'expérimentation électroacoustique. Des univers bien entendu parfaitement étrangers aux musiciens de Konono. (Libération, France)