Konoe Masaie

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Konoe Masaie est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Konoe Masaie, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).

Konoe Masaie (近衛 政家?) (1444 - 20 juillet 1505), fils du régent Konoe Fusatsugu, est un noble de cour japonais (kugyō) de l'époque de Muromachi (1336–1573). Il occupe la fonction de régent Kampaku de 1479 à 1483 pour l'empereur Go-Tsuchimikado.

Biographie[modifier | modifier le code]

Konoe Masaie est le deuxième fils de l'architecte de cour Konoe Fusatsugu. Sa carrière de courtisan commence avec son élévation au troisième rang de couren 1463. L'année suivante il est nommé chūnagon (権中納言 ({{{2}}}?), conseiller extraordinaire du Cabinet. Il est appelé l'année suivante au poste de Naidaijin et encore l'année suivante à celui d' Udaijin (右大臣, c'est-à-dire « ministre de droite ». Trois ans plus tard et avec son élévation au poste de Sadaijin (« ministre de gauche »), intervient en 1479 sa nomination à la fonction de régent kampaku à laquelle est attachée le premier rang de cour. Il continue ainsi la tradition familiale héréditaire : Tant son père que son fils, Konoe Hisamichi (近衛 尚通) occupent cette fonction. Après avoir été régent, il occupe le poste de Daijō-daijin (« Premier ministre ») de 1488 à 1490.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Son journal Gohōkōin Masaie-ki dans lequel se manifeste clairement son arrogance de classe, couvre la période 14661505. Pour décrire le rituel bouddhiste Sento Gohako, il utilise le 10 octobre 1465 (Kanshō 6/9/20) le dos du journal Inokuma Kampaku-ki (= Guchu-reki) de son ancêtre, ce qui lui a sans doute permis de nous parvenir[1]. Son livre de compte est également conservé qui permet de comprendre les circonstances de la reconstruction de la résidence familiale détruite par un incendie en 1468. La construction d'un luxueux établissement de bains chauffés en 1489 coûte près des 2/3 du reste de la résidence[2]. On ne sait pas vraiment si lui et son fils ont effectivement participé en 1500 à la rédaction des huit célèbres poèmes Ōmi Hakkei (近江八景 (?) qui décrivent la beauté du lac Biwa[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gohōkōin-ki 4 Bde, in: Zohō zoku shiryō taisai Kioto 1967
  • Berend Wispelwey (Hrsg.) : Japanese Biographical Archive. Fiche 167, K.G. Saur, München 2007, (ISBN 3-598-34014-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [http://www.rekihaku.ac.jp/koohoo/journal/no131/rekishi.html%7Ctitre=『中世の日記』|werk=歴博 第131号 歴史の証人 ({{{2}}}?)
  2. Lee Butler: Washing of the Dust. in Monumenta Nipponica Vol. 60, No. 1
  3. JAANUS - Oumi Hakkei 近江八景

Source de la traduction[modifier | modifier le code]