Kong (Côte d'Ivoire)

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Kong
La mosquée de Kong en 2002
La mosquée de Kong en 2002
Administration
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
District District des Savanes
Région Tchologo
Département Kong
Maire OUATTARA TENE BIRAHIMA
Géographie
Coordonnées 9° 09′ 02″ N 4° 36′ 37″ O / 9.150632, -4.6102639° 09′ 02″ Nord 4° 36′ 37″ Ouest / 9.150632, -4.610263  
Localisation

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Kong

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Kong

Kong est une ville du nord-est de la Côte d’Ivoire, située à proximité du Parc national de la Comoé. C'est une ancienne ville marchande qui fut détruite par Samory Touré en 1897, puis reconstruite.

Histoire[modifier | modifier le code]

Arrivée de l'explorateur Binger à Kong en 1888 (gravure Édouard Riou)
Une mosquée de Kong (gravure 1892)

Elle émergea en tant que place commerciale lorsque les marchands du Mali commencèrent à faire du commerce sur le territoire peuplé par les Sénoufos. La sous-préfecture de Kong, dans la zone entre Kong et Dabakala, serait la zone originelle où les commerçants Mandé firent venir les Dioulas, qui s'installèrent à partir du XIIe siècle.

Les marchands dioula transformèrent Kong en un marché transfrontalier où l’on échangeait des marchandises du désert du nord, comme le sel et le textile, contre celles des forêts du sud (noix de cola, or, esclaves). Tandis que la prospérité de Kong croissait, ses premiers maîtres, du clan Traoré (Tarawéré), mêlèrent les traditions dioula et sénoufo et étendirent leur autorité sur les régions avoisinantes.

En 1710, Sékou Oumar Ouattara, un guerrier dioula, envahit la région et conquit la ville de Kong grâce à sa cavalerie. Il y prit le pouvoir et, sous son autorité, la ville passa du statut de petite ville-état à celui de capitale du puissant Empire de Kong, qui dominait une grande partie de la région. Au XIXe siècle, Samory Touré détruisit la ville, qui passa sous le contrôle colonial français en 1898.

Malgré la chute de sa gloire, la Mosquée du Vendredi de Kong survécut et la ville fut en grande partie reconstruite dans le style architectural sahélien[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Dincuff, Kong et Bobo-Dioulasso, capitales Dyoula, Université Paris 1, 1970? (mémoire de maîtrise d'Histoire)
  • Philippe Lemoine, Les Jula de Kong vus par L. G. Binger à travers sa relation de voyage : Essai d'exploitation et d'analyse critique d'une source, Université Paris 1, 1993, 215 p. (mémoire de maîtrise d'Histoire)
  • Georges Niamkey Kodjo (éd.), Côte d'Ivoire : 1894-1895 : la ville de Kong et Samori, d'après le journal inédit du Français Georges Bailly, L'Harmattan, Paris, 1991, 147 p. (ISBN 2-7384-0774-9)
  • Georges Niamkey Kodjo, Le royaume de Kong (Côte d'Ivoire), des origines à la fin du XIXe siècle, Editions Etudes africaines
  • Roger Oula, Les sites de Labine et Welasso. Étude ethnoarchéologique de la région de Kong (nord-est de la Côte d'Ivoire)
  • Louis Tauxier, Les États de Kong (Côte d'Ivoire), Ed. Karthala, 2003

Liens externes[modifier | modifier le code]

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