Kompa

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Kompa

Origines culturelles Drapeau d'Haïti Haïti
Instruments typiques guitares, basse, section de cuivres, tambours, cowbell, , synthétiseurs, batterie...
Scènes régionales Haïti, Guadeloupe, La Dominique, Guyane, Afrique, Brésil, Cap-Vert, Amérique, France, Canada, Martinique

Genres dérivés

zouk, kizomba, coladeira, soca, Konpa manba, Konpa love

Le konpa (en créole haïtien konpa, ou compas, voire kompa) est un genre musical moderne, le [[genre musical] ]propre à l'île d'Haïti que les gens dansent depuis les années 1800. Popularisé par le saxophoniste et guitariste Jean-Baptiste Nemours en 1955, (compas direct) [1].

Avant la création par Jean-Baptiste Nemours du Compas Direct, il y avait en Haïti la musique de danse. D'après les historiens de la musique haitienne il y a des faits historiques qui permettent d'affirmer qu'il y a une relation entre la musique Cubaine et celle d'Haiti. Ceci était dû à l'émigration en masse des Haïtiens vers Cuba. il s'agit d'un phénomène d'osmose culturelle et c’est la preuve qu’il existait une musique de danse haïtienne d'où nos frères cubains avaient puisé les éléments décoratifs et contributifs conférant une couleur tonale leur permettant de définir leur musique.

La musique est un élément constitutif de la tradition culturelle d’un peuple. Et, la culture d’un peuple dure dans le temps. Haïti n'est pas l'exception a cette these culturelle car elle est vraiment un pays poly-rythmé. De plus nous retrouvons la « Djouba Contredanse » une danse qui continue d’exister à Marmelade une commune se trouvant au nord du pays et se porte bien.

Cette danse ressemble au Quadrille qui dérive de la contredanse française. Par ailleurs nous avons aussi la contredanse « Kwaze le 8 » le Sud d’Haïti. Tout l'ensemble compose la culture haitienne et le Konpa puise de cette couleur car il est aussi une musique et une danse du culturel haitien.

Histoire du Konpa[modifier | modifier le code]

En 1985, suivant les traces des pionniers du Skah Shah, du Tabou Combo, de Jean Baptiste Nemours, du Caribbean Sextet, du DP Express et des frères Widmaier (de Zéklè), le maestro du groupe Top-Vice, Robert Charlot, introduit un nouveau concept qui deviendra un phénomène : le Konpa digital alias le Konpa nouvelle génération.

En effet, c’est en 1986 que le groupe Top-Vice fait sa première apparition avec l’album Men nou. Au moment où de grands noms du Konpa commencent à constater que le style est en train de s'essouffler, le groupe Top-Vice apparaît sur la scène Konpa de Miami, dans la communauté haïtienne. Avec pour leader le maestro du clavier Robert-Charlot Raymonvil, Top-Vice faisait alors, à l’époque l’effet d’un OVNI musical. Top-Vice, l’original, introduisit une révolution dans le format même des groupes au niveau live. Mais il faut surtout reconnaître, dans ce groupe de 3 musiciens, la présence d'un des piliers du Konpa haïtien, Robert Martino (Difficiles de Pétionville, Gypsies de Pétionville, Scorpio d'Haïti, les As de Pétionville, Mini All Stars, Top-Vice) recruté dans le groupe peu de temps après sa création, qui va introduire un nouveau style de rythme, basé sur une consonance répétitive et rythmée de la guitare avec des effets (delay, super-chorus) un vrai groove que les Haïtiens ont vite baptisé « le kité'l maché » ("Laissons tourner"). C'est ce qui va révolutionner le Konpa digital dans toute son existence et sa raison même d'être. Ce nouveau style va lui donner une telle force que l'on en oubliera même l'absence de vrais percussionnistes (batterie, congas, campana). Tous les groupes de Konpa digital (Digital Exprex d'Ansyto Mercier, Sweet Micky, Carimi, Konpa Kreyol, Ti-Kabzy, T-Vice, etc.) ont su profiter de cette trouvaille que Robert Martino avouait avoir vainement tenté de mettre au point depuis l'époque du Scorpio d'Haïti (1976).

Pour comprendre cela, nous devons d’abord faire un retour au niveau du Konpa old school, le Konpa dit ancienne génération.

Ces groupes old school sont ce qu’on appelle des full bands. Des groupes qui sont complets et qui sont composés d’une section cuivre, de percussions, d’un pianiste, d’un bassiste, d’un lead guitare et d’un guitariste secondaire.

À ce format qui était entré dans les mœurs dès les années 1960, Top-Vice fera une légère violence puisqu’il fera l’économie d’une bonne partie du format full afin d’introduire ce que l’on appelle le format digital, avec l’introduction de la boîte à rythmes dans le Konpa et l’usage prédominant du synthétiseur.

Avec la boîte à rythmes et le synthétiseur, plus besoin de la section cuivre ("ligne à vents"), ni même d’une guitare rythmique ou encore des percussions.

Top-Vice est un groupe fondamentalement moderne, qui vit avec son temps et utilise, parfois à outrance, les nouvelles technologies et c’est ce qui fait du Konpa nouvelle génération une sorte de musique techno à l’haïtienne !

1986 ouvre donc, avec Top-Vice, l’ère des groupes dits « digital » avec leur nouveau style, le Konpa nouvelle génération.

Ce sera la porte ouverte pour toute une génération de jeunes musiciens qui vont profiter de cette opportunité pour rafraichir le Konpa et l’ouvrir à des influences musicales résolument modernes telles que le rap, le hip-hop, le r'n'b, le reggae et le ragga. Il faut aussi souligner l'impact sur le marché antillais du clavier Ansyto Mercier et son groupe Digital Express au début des années 1990.

Nombreux sont ceux qui ont eu du mal à comprendre et à accepter cette révolution au sein du Konpa. Faire du live sans un groupe complet et aller voir un bal animé par seulement quatre musiciens, quelle aberration pour certains !

Et pourtant le style a su conquérir une bonne partie de amoureux du Konpa et surtout eu le mérite de renouveler la base de fans de Konpa et d’attirer, aux bals, un jeune public qui ne s’intéressait plus du tout au Konpa.

En fait, il faut reconnaître que, depuis quelques années, le même processus d'essoufflement qu'a connu le Konpa ancienne génération, a touché la nouvelle génération au point que les groupes composant cette dernière tentent de renouer avec les instruments abandonnés par le passé comme les cuivres, et les percussions. C'est le cas de T-Vice et d'autres jeunes groupes de la nouvelle génération. On notera les diverses incursions de Wyclef Jean dans le Konpa, en particulier avec des groupes comme Sweet Micky. Ce qui fait que l’on peut aussi classer tous ces groupes dans ce que l’on appellerait « la nouvelle vague de la musique haïtienne ». Cet ensemble met en lumière un savant mélange entre l'expérience des anciens et le talent des jeunes. Une lumière qui capte de plus en plus l’attention des fans du Konpa dans les Caraïbes en général, et dans les Petites Antilles en particulier. Le succès grandissant d’un groupe comme Carimi en est la parfaite illustration. Mais, également, celui d'autres jeunes groupes tels Dega (Haïti-États-Unis), Original H et Feeling Star (France) est également à souligner.

Albums[modifier | modifier le code]

Quelques albums incontournables du Konpa : Compas l'an 2000 (Top-Vice), Iya Iya Oh Oh, let's make love tonight» (Robert-Charlot), Kite'm viv (T-Vice), In the house (T-Vice), My name is (Ti Kabzy), Live in Miami (Djakout Mizik), 5 Etwal (Zenglen), Live on the road (T-Vice), 1999 Millionè (D-Zine) « steel news » (nu look), Haiti bang bang (Carimi), Première Danse (Nickenson Prudhomme), 3 lèt selman (Zin), Jéré'm (Harmonik) Fe l' vini avan (Klass)2013, Rezilta (Zenglen)2013.

Quelques artistes de konpa[modifier | modifier le code]

  • 1st Klass
  • 5 Etwal
  • 509
  • 718 Boyz
  • Alix Jacques et son Cole Cole Band
  • Antidote de Montréal
  • Arly Larivière
  • Back Up
  • Bandjo
  • Barikad Crew
  • Bel Reelax
  • Beljazz
  • Belo
  • Bizi
  • Bizou
  • Black Parents
  • Brothers Posse
  • Carimi
  • Casely
  • Cleana Pierre
  • Créole Mix, Montréal
  • Cubano (Jean Elie Telfort)
  • D-Blozay
  • D-Zine
  • D.P. Express
  • Daan Junior
  • Daniel Larivière
  • Dega
  • Dekwochay
  • Dicktam
  • Digital Express
  • Disip
  • Djazz La
  • Djet-X
  • Do-La (ou Dola)
  • Dozz
  • Dr.Love
  • Elie Lapointe
  • Emeline Michel
  • Eric Virgal
  • Evans Jean
  • Evens Mead
  • Evo
  • Exile One
  • Fahrenheit
  • Fasad
  • Fashion Color
  • Fasil
  • Favori
  • Feeling Star
  • Focus
  • Foxy Dana
  • Frero
  • Fu-Zion
  • Gabel
  • Gazman Coulè
  • Gracia & Richie
  • Gracia Delva
  • Grammax
  • Greham Mead (Lovaluv)
  • Groov' La
  • Guitarlex
  • Hangout
  • Harmonik (ou Harmonick)
  • Invincibles de Jacmel
  • J-Nesi
  • Jackito
  • Jouvenceaux de Jacmel
  • Jude Jean
  • K-Dans
  • K-Ress Konpa
  • K-Tel Kryeol
  • K-dans
  • Karizma
  • Kepopoz
  • King Posse
  • Klean konpa-muzik Montréal
  • Klinik
  • Kompaparis
  • Kompas Du Sud
  • Konpa Kreyol
  • KonpaSoul (KS)
  • Kool Kompa
  • Kreyòl la
  • Krezi Mizik
  • L'Orchestre Septentrional
  • L'Orchestre Tropicana d'Haïti
  • Lako
  • Lakol
  • Laporte
  • Les Difficiles de Pétionville
  • Les Gypsies de Pétionville
  • Les Shleu Shleu
  • Lovaluv
  • Magic Kompa
  • Mamina
  • Marckens Amazan
  • Massillon Guerinos
  • Michael Benjamin
  • Misty Jean
  • Mizik Kreyol
  • Mizik Mizik
  • Mo.K
  • Model Kompa
  • N'Joy
  • New York All Stars
  • Nia
  • Nicky
  • Nomads
  • Nu Faze
  • Nu Look
  • Nu Star
  • Nu Zone
  • Original H
  • Oxygen
  • Panique de Pétionville
  • Papash
  • Papillon
  • Phantoms
  • Platinum
  • Poze
  • Ralph Conde
  • Richie (Jean Herard Richard) & Zenglen
  • Ricot Amazan (T-Tambou)
  • Riske
  • Robert Charlot (Raymonvil)
  • STIL
  • Les Scorpio
  • Scorpio Fever
  • Scorpio Universel
  • Shoubou (Roger M. Eugène)
  • Skah-shah
  • Speed
  • Steel Groove
  • Suav Mizik
  • System Band
  • T-Strong
  • T-Tabou
  • TNT
  • Tag Musik
  • Take Off
  • Tandans
  • Tantan
  • Taxi Color
  • Tempo
  • The Gents
  • Ti-Kabzy
  • Ti-Manno
  • Ti Mitou
  • Top Adlerman
  • Top digital
  • Top-Vice
  • Toxic
  • Triomecs
  • V-zion
  • Volume

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Peter Manuel, Musics of the Non-Western World, p. 74, Chicago University press 1984