Kolberg (film)
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Kolberg est un film allemand de propagande nazie, mis en scène par Veit Harlan et Wolfgang Liebeneiner. Il a été inauguré le 30 janvier 1945, simultanément à Berlin et dans la poche de La Rochelle. Il a été aussi projeté à la chancellerie du Reich après l'émission du dernier message radio d'Hitler le 30 janvier. La musique du film est de Norbert Schultze.
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[modifier] Synopsis
Le film visait à galvaniser le moral des Allemands au cours de la dernière phase de la Seconde Guerre mondiale. Il se fonde sur l'autobiographie de Joachim Nettelbeck, maire de Kolberg, qui avait raconté comment la forteresse de la ville s’était défendue avec succès en 1807 contre les troupes françaises, à la fin de la cinquième guerre de coalition. Le maire avait réussi à transformer la population locale en une milice efficace et fanatique, malgré le pessimisme des autorités militaires sur place. C’est alors qu’un officier[1], le comte August von Gneisenau, qui devait devenir le feld-maréchal prussien réformateur que l’on connaît, avait remplacé le commandant militaire et, de concert avec Nettelbeck, avait tout fait pour conserver la ville au roi de Prusse.
Le leitmotiv du film : "das Volk steht auf, der Sturm bricht los" (le peuple se lève, la tempête se déchaîne) reprend directement l'un des slogans de la propagande de Goebbels. Celui-ci voulait croire contre toute évidence à un sursaut du peuple pour sauver le régime hitlérien du naufrage. Les enfants, les femmes et les personnes âgées embrigadées dans le Volkssturm devaient y trouver un exemple [2].
[modifier] Tournage
Kolberg, commencé en 1943, a été tourné en Agfacolor et a coûté plus de huit millions de Marks, ce fut le film le plus cher de l'époque nazie. Des milliers de soldats y furent employés, en les faisant venir à grands frais d’où ils étaient. Pour les scènes de film tournées en été et qui devaient montrer de la neige, 100 wagons apportèrent du sel sur place. Le film fut définitivement terminé aux Studios de Babelsberg, à Potsdam, tandis que la ville voisine de Berlin était la proie des bombardements.
[modifier] Projections
Le film fut projeté à Berlin dans un cinéma de fortune et, jusqu'à la chute de la ville, en mai 1945, les représentations se firent sous la menace des attaques aériennes ; le film vint beaucoup trop tard pour atteindre l'effet de propagande souhaité. Beaucoup de salles de spectacle partout en l'Allemagne avaient déjà été détruites.
Le film disparaît bien sûr des écrans après la capitulation du IIIe Reich, mais il reparaît en 1965, à travers un documentaire réalisé par Lothar Kompatzki intitulé L'affaire Kolberg. Le film original est "caviardé" de bandes d'actualités contemporaines sur la fin de la guerre, afin de mettre en évidence la façon dont l'histoire avait été elle aussi mobilisée pour la propagande.
En 1998, Kolberg a été diffusé par Arte dans une version restaurée digitalement. Aujourd'hui, sans référence historique à l'époque du tournage, ce film disponible en DVD apparaît comme une reconstitution patriotique plutôt classique dans son formalisme, pouvant se transposer à n'importe quelle époque de l'histoire européenne du XIXe siècle.
[modifier] Notes
[modifier] Distribution
- Kristina Söderbaum : Maria Werner
- Heinrich George : Joachim Nettelbeck
- Horst Caspar : Le comte von Gneisenau
- Gustav Diessl : Ferdinand von Schill
- Paul Wegener : Le colonel von Loucadou
- Kurt Meisel : Claus Werner
- Otto Wernicke : Le fermier Werner
- Irene von Meyendorff : La reine Louise de Prusse
- Claus Clausen : le roi Frédéric-Guillaume III
[modifier] Source
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Kolberg (film) ».

