Knightriders

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Knightriders est le 7e film de George Romero, sorti en 1981.

Après ses débuts fracassant avec La Nuit des morts-vivants, Romero avait réalisé des films dits mineurs tels que ses deux suivants, pour ensuite revenir à ses thèmes de prédilection avec The Crazies, Martin et ce qui peut être considéré comme son chef-d'œuvre : Zombie.

Il en fut donc de même en 1981, après le succès en salles de Zombie, Romero change complètement d'optique, jusqu'à complètement délaisser le film d'horreur.

Synopsis[modifier | modifier le code]

On suit l'histoire d'une communauté d'apparents marginaux qui se réunissent déguisés en chevaliers et qui font des joutes à moto sous la direction d'un roi silencieux et pour le moins reconnaissable, Ed Harris, dans un de ses premiers rôles.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Ici, la violence est absente et pourtant le film fut interdit aux moins de douze ans, à cause de sa dernière scène, et peut-être aussi de cette révolte des personnages face aux autorités violentes et sans respect. Toujours minimaliste dans sa mise en scène, par choix d'une part (son souci de réalisme à la limite du documentaire), ou par contrainte, puisqu'il n'avait pas forcément l'argent pour payer un plan-séquence de cinq minutes. Ce film est un pur film de geek, car il raconte à peu près l'histoire d'une communauté participant à un RPG (Role playing game) grandeur nature, mais constamment. C'est un film à voir comme une déclaration d'amour à l'imagination. Comme toujours contestataire, ce film est un pur cri de haine envers l'establishment et le diktat hollywoodien; c'est un pur "OVNI" qui rompt avec l'horreur romérienne: pas de têtes qui explosent, pas d'éventration, sobriété et imaginaire, tout simplement, mais surtout révolte contre l'autorité; un film plus des années 1970 que des 80 tant il pousse au soulèvement; Romero opère une démarche telle que celle de Sam Peckinpah.

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