Klaus Kinkel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Klaus Kinkel
Klaus Kinkel
Klaus Kinkel
Fonctions
Président fédéral du
Parti libéral-démocrate allemand
11 juin 199310 juin 1995
Prédécesseur Otto Graf Lambsdorff
Successeur Wolfgang Gerhardt
Vice-chancelier d'Allemagne
11e vice-chancelier depuis 1949
21 janvier 199327 octobre 1998
Chancelier Helmut Kohl
Gouvernement Kohl IV et V
Prédécesseur Jürgen Möllemann
Successeur Joschka Fischer
Ministre fédéral des Affaires étrangères
18 mai 199227 octobre 1998
Chancelier Helmut Kohl
Gouvernement Kohl IV et V
Prédécesseur Hans-Dietrich Genscher
Successeur Joschka Fischer
Ministre fédéral de la Justice
18 janvier 199118 mai 1992
Chancelier Helmut Kohl
Gouvernement Kohl IV
Prédécesseur Hans A. Engelhard
Successeur Sabine Leutheusser-Schnarrenberger
Biographie
Date de naissance 17 décembre 1936 (78 ans)
Lieu de naissance Metzingen (Allemagne)
Parti politique FDP
Profession Juriste
Fonctionnaire

Klaus Kinkel
Vice-chanceliers allemands
Ministres fédéraux allemands des Affaires étrangères
Ministres fédéraux allemands de la Justice

Klaus Kinkel, né le 17 décembre 1936 à Metzingen, est un juriste et homme politique allemand membre du Parti libéral-démocrate (FDP).

Proche du FDP durant toute sa carrière dans l'administration publique fédérale, il a notamment été chef de cabinet d'Hans-Dietrich Genscher de 1970 à 1974, puis président du Service fédéral de renseignement entre 1979 et 1982.

En 1991, il est choisi comme ministre fédéral de la Justice dans la coalition noire-jaune d'Helmut Kohl et adhère au parti libéral. Il change de portefeuille un an plus tard, devenant ministre fédéral des Affaires étrangères, avant de prendre en 1993 la présidence du FDP et le poste de vice-chancelier.

Il renonce à la direction du FDP en 1995, et quitte le gouvernement avec l'arrivée au pouvoir d'une coalition rouge-verte en 1998. Il est retiré de la vie politique depuis 2002.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Bien que né à Metzingen, il a grandi à Hechingen, où il a obtenu son Abitur en 1956. Cette même année, il entreprend des études de droit aux universités de Tübingen, Bonn et Cologne. Il les achève en 1961 en passant son premier examen juridique d'État.

Il obtient son doctorat trois ans plus tard, puis son second examen juridique d'État en 1965.

Carrière[modifier | modifier le code]

Kinkel et Karl Carstens en 1982.

Il commence par travailler au sein de l'administration de l'arrondissement de Balingen, puis rejoint, en 1968, le ministère fédéral de l'Intérieur. Deux ans plus tard, il devient secrétaire personnel et chef de cabinet du ministre de l'époque, Hans-Dietrich Genscher.

En 1974, il intègre l'administration de l'office des Affaires étrangères comme chef du personnel, puis prend la tête du service de planification cinq ans plus tard, en 1979.

Cette année-là, Klaus Kinkel est nommé président du Service fédéral de renseignement (BND), et occupe ce poste jusqu'en octobre 1982, lorsqu'il devient secrétaire d'État au ministère fédéral de la Justice.

Depuis sa retraite de la vie politique, il exerce la profession d'avocat et il s'est engagé dans de nombreux projets en faveur des handicapés. Il est également président de la Fondation Deutsche Telekom.

Catholique, il est marié et père de trois enfants.

Activité politique[modifier | modifier le code]

En 1991, il adhère au Parti libéral-démocrate (FDP).

Ministre fédéral[modifier | modifier le code]

Le 18 janvier de cette même année, il est nommé ministre fédéral de la Justice par Helmut Kohl. À peine seize mois plus tard, le 18 mai 1992, Klaus Kinkel devient ministre fédéral des Affaires étrangères, en remplacement du vétéran Hans-Dietrich Genscher, ayant été préféré par le groupe parlementaire libéral à la ministre fédérale de l'Aménagement du territoire, Irmgard Schwaetzer.

Le poste de vice-chancelier revient cependant au ministre fédéral de l'Économie, Jürgen Möllemann. Il le récupère le 21 janvier 1993, à la suite de la démission de Möllemann.

Président du FDP et critiques[modifier | modifier le code]

Environ cinq mois plus tard, le 11 juin, il est élu président fédéral du FDP.

Il fait son entrée au Bundestag comme député fédéral du Bade-Wurtemberg aux législatives du 16 octobre 1994 puis se voit reconduit dans ses fonctions le 17 novembre suivant.

Suite aux nombreux revers subis par le Parti libéral-démocrate tant aux élections fédérales que lors de divers scrutins régionaux, il n'est pas réélu à la tête de son parti lors du congrès fédéral du 10 juin 1995. Il est réélu lors du scrutin fédéral du 27 septembre 1998, mais doit quitter le gouvernement fédéral un mois plus tard du fait de l'arrivée au pouvoir de la coalition rouge-verte de Gerhard Schröder.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Il ne se représente pas aux élections de 2002 et quitte la vie politique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]