Klaus Iohannis

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Klaus Iohannis
Klaus Iohannis en février 2015.
Klaus Iohannis en février 2015.
Fonctions
6e président de Roumanie
(5e président de la période post-communiste)
En fonction depuis le
(5 mois et 7 jours)
Élection 16 novembre 2014
Premier ministre Victor Ponta
Prédécesseur Traian Băsescu
Président du Parti national libéral
28 juin
(5 mois et 20 jours)
Prédécesseur Crin Antonescu
Successeur Alina Gorghiu
Maire de Sibiu

(14 ans, 5 mois et 2 jours)
Prédécesseur Dan Condurat
Successeur Astrid Fodor
Biographie
Nom de naissance Klaus Werner Iohannis
Date de naissance (55 ans)
Lieu de naissance Sibiu (Roumanie)
Parti politique FGDR (1990-2013)
PNL (2013-2014)
Conjoint Carmen Iohannis (en)
Diplômé de Université Babeș-Bolyai
Religion Luthéranisme

Klaus Iohannis
Présidents de Roumanie

Klaus Werner Iohannis, né le à Sibiu, est un homme d'État roumain, président de Roumanie depuis 2014.

Enseignant en physique issu de la minorité des Saxons de Transylvanie, Klaus Iohannis s'engage en politique en 1990 en rejoignant le Forum démocratique des Allemands de Roumanie (FGDR). Élu maire de Sibiu en 2000, il jouit progressivement d'une solide popularité, et adhère en 2013 au Parti national libéral (PNL), dont il devient président l'année suivante.

Candidat du centre-droit à l'élection présidentielle de novembre 2014, il l'emporte au second tour, avec 54,43 % des voix, face au Premier ministre social-démocrate, Victor Ponta, présenté comme le grand favori de ce scrutin. Premier chef d'État issu d'une minorité de Roumanie, il prend ses fonctions le , succédant ainsi à Traian Băsescu.

Enfance, famille et études[modifier | modifier le code]

Ses parents, Susanne et Gustav Heinz Johannis, sont issus de la minorité allemande de Transylvanie. C'est en 1992 que ses parents décident d'émigrer vers l'Allemagne et de s’installer à Wurtzbourg, mais lui reste au pays. Klaus Iohannis a déclaré dans une interview que sa famille vit à Cisnădie depuis le XVIe siècle[1].

Klaus Iohannis finit ses études de physique en 1983 à l'université Babeș-Bolyai.

Carrière de pédagogue[modifier | modifier le code]

Il étudie la physique, passe son doctorat et travaille d'abord comme professeur, puis comme inspecteur de l'enseignement primaire.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il rejoint le Forum démocratique des Allemands de Roumanie (FGDR), parti politique roumain représentant la minorité allemande, en 1990. Il siège au conseil d'administration de l'éducation en Transylvanie à partir de 1997 et au conseil local du parti à Sibiu à partir de 1998.

Maire de Sibiu[modifier | modifier le code]

Klaus Iohannis maire de Sibiu (2005).

En 2000, le Forum démocratique des Allemands de Roumanie (FDGR) à Sibiu l'investit candidat à la mairie. Bien que la part de la minorité allemande dans la population totale de Sibiu soit descendue à 1,6 %, Iohannis est élu avec 69,18 % des voix. Il est ainsi le premier maire d'origine allemande d'une ville roumaine depuis Alfred Dörr, qui fut maire de Sibiu de 1940 à 1945, mais dans le contexte de la Seconde guerre mondiale, alors que la Wehrmacht occupait le pays, et que le dictateur fasciste Ion Antonescu était l'allié du Troisième Reich.

Klaus Iohannis est facilement réélu en 2004, avec 88,7 % des voix. En 2008, il remporte un troisième mandat avec 87,4 %, puis un quatrième en 2012, réalisant un score de 78,4 %.

Tout au long de son mandat de maire, il a réussi à relancer la restauration des infrastructures de la ville, de son centre historique et à effectuer un resserrement de l'administration municipale. Iohannis est également largement crédité de faire de la ville l'une des plus populaires destinations touristiques de la Roumanie grâce à la rénovation complète du centre ancien. Il a établi des contacts avec de nombreux investisseurs étrangers. Sibiu a été déclarée capitale européenne de la culture en 2007, avec Luxembourg, qui a choisi de partager ce statut avec Sibiu du fait que beaucoup des Saxons de Transylvanie ont émigré au XIIe siècle depuis ce qui est aujourd'hui le Luxembourg jusqu'en Transylvanie[2].

Le 4 novembre 2005, Iohannis est désigné « personnalité de l'année pour une Roumanie européenne » (Personalitatea anului pentru o Românie Europeană) par l'organisation Eurolink - Maison de l'Europe.

Personnalité nationale[modifier | modifier le code]

Le , au lendemain du renversement du gouvernement du libéral-démocrate Emil Boc, il est proposé comme candidat au poste de Premier ministre par le Parti social-démocrate (PSD), le Parti national libéral (PNL) et l'Union démocrate magyare de Roumanie (UDMR), majoritaires au Parlement roumain. Sa candidature est rejetée le lendemain par le président Traian Băsescu[3].

Il décide de rejoindre le PNL le et se voit aussitôt nommé premier vice-président du parti, sous la présidence de Crin Antonescu. Ce dernier ayant démissionné le , Klaus Iohannis est élu le 28 juin suivant pour prendre sa succession.

Après le rapprochement de son parti avec deux autres partis du centre-droit, le Parti démocrate-libéral et Force citoyenne, Klaus Iohannis est désigné candidat de cette nouvelle coalition en vue de l'élection présidentielle de 2014[4].

Président de Roumanie[modifier | modifier le code]

Le , il arrive en deuxième position du premier tour, avec 30,4 % des voix, derrière le Premier ministre, Victor Ponta, qui est présenté comme le favori et qui totalise 40,3 % des suffrages[5]. Au second tour, le , Klaus Iohannis est élu avec 54,43 % des suffrages exprimés, profitant d'une hausse de la participation due à une mobilisation relativement forte (64,1 % de votants), notamment de la jeunesse.

Klaus Iohannis succède à Traian Băsescu, au pouvoir depuis 2004, le , devenant ainsi le sixième président de Roumanie[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ro) « Interview de Adevaurl à Klaus Iohannis », sur http://adevarul.ro/.
  2. Sibiu - Hermannstadt : capitale européenne de la Culture 2007
  3. Astié Pierre, Breillat Dominique, Lageot Céline, « Repères étrangers : (1er octobre – 31 décembre 2009) », Pouvoirs, vol. 2, no 133,‎ , p. 143-157 (lire en ligne)
  4. « Présidentielles : Klaus Iohannis en principal outsider pour la droite », Les nouvelles de Roumanie, septembre-octobre 2014
  5. « Roumanie: Victor Ponta vainqueur du premier tour de la présidentielle », rfi, 4 novembre 2014
  6. (ro) « Cum se face tranziţia de la preşedintele Băsescu la preşedintele Iohannis. "Voi fi la dispoziţia lui până pe 21 decembrie" », Gândul,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]