Kitsune

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Kitsune

Description de cette image, également commentée ci-après

Le prince Hanzoku effrayé par un renard à neuf queues. Dessin de Kuniyoshi Utagawa, XIXe siècle.

Créature

Groupe Folklore populaire
Sous-groupe Métamorphe
Caractéristiques Renard
Hoshi no Tama
Kitsunebi

Origines

Origine Mythologie japonaise
Région Japon
Première mention Nihon Ryōiki, 810–824

Au Japon, le terme kitsune (?, renard) désigne aussi bien un renard qu'un être du folklore. Dans ce dernier cas, le kitsune est un esprit surnaturel (yōkai) animal polymorphe, tout comme le tanuki (?, chien viverrin). Le kitsune a souvent été associé à Inari, une divinité shintoïste, comme étant son messager.

Origines[modifier | modifier le code]

Le Japon est la terre de deux sous-espèces de renard roux: le renard de Hokkaido (Vulpes vulpes schrencki, sur la photo), et le renard rouge japonais (Vulpes vulpes japonica).

Il est largement accepté que de la piste de nombreux mythes japonais concernant les renards peut être retracée jusqu'en Chine, en Corée ou en Inde. Les contes populaires chinois parlent d'esprits renards nommés huli jing, qui peuvent avoir jusqu'à neuf queues, Kyūbi no Kitsune en japonais, ou Hồ Li Tinh (en) en vietnamien. Les plus anciennes histoires étant parvenues jusqu'à nous sont compilées dans le Konjaku Monogatari (en), un recueil de textes chinois, indiens et japonais datant du XIe siècle[1].

Il y a un débat sur l'origine des mythes du kitsune: sont-ils en totalité originaires de sources étrangères ou une partie provient d'un concept indigène japonais datant du Ve siècle av. J.-C.. Le folkloriste japonais Kiyoshi Nozaki argue que les Japonais considéraient le kitsune de manière positive dès le IVe siècle après J.C.; les seuls éléments importés de Chine ou de Corée étaient les attributs négatifs du kitsune[2]. Il affirmait que, selon un recueil du XVIe siècle nommé le Nihon Ryakki (en), les renards et les humains vivaient côte à côte dans le Japon ancien, et il soutient que les légendes indigènes concernant les créatures sont apparus par la suite [3]. L'érudite Karen Smyers remarque que l'idée d'un renard séducteur et le lien entre les mythes des renards et le Bouddhisme ont été introduits dans le folklore japonais à travers des histoires chinoises similaires, mais elle maintient que certaines histoires de renards contiennent des éléments propres au Japon[4].

Un renard à neuf queues, de l'édition Qing du texte ancien Shan Hai Jing.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La véritable étymologie de 狐 (kitsune?) est encore inconnue et a engendré plusieurs théories[5]. Mais le terme apparait dans un texte de 794 Shin'yaku Kegonkyō Ongi Shiki, le plus ancien ongi encore existant. D'autres sources anciennes incluent le Nihon Ryōiki (810–824) et le Wamyō Ruijushō (en) (vers 934). Les plus vieilles sources sont écrites en Man'yōgana ce que la prononciation historique (en) identifie clairement comme ki1tune.

Parmi les suggestions étymologiques qui n'ont pas fait de consensus général, se trouvent:

  • Myōgoki (1268) suggère qu'il est appelé ainsi parce qu'il est "toujours (tsune) jaune (ki).
  • au début de l'époque Kamakura, Mizukagami indique que cela signifie "venu (ki) [particule d'aspect perfectif tsu] à la chambre (ne) dû à la légende qu'un kitsune prendrait l'aspect de la compagne d'un homme et porterait ses enfants.
  • Arai Hakuseki dans Tōga (1717) suggère que ce ki signifierait puanteur, tsu serait une particule possessive, et ne serait en relation avec inu, le mot désignant le chien.
  • Tanikawa Kotosuga dans Wakun no Shiori (1777–1887) suggère que ce ki signifierait jaune, tsu serait une particule possessive, et ne serait en relation avec neko, le mot désignant le chat.
  • Ōtsuki Fumihiko dans Daigenkai (1932–1935) propose l'explication selon laquelle kitsu serait une onomatopée pour un animal, et que ne serait un affixe ou un mot honorique signifiant serviteur d'un sanctuaire d'Inari.

Selon Nozaki, le mot kitsune était à l'origine une onomatopée[3]. Kitsu représentait le glapissement du renard et devint le mot général pour renard. -Ne signifierait une humeur affectueuse, ce que Nozaki présente comme une preuve supplémentaire d'une tradition établie et non-importée de renard bienveillant dans le folklore japonais[2]. Kitsu est actuellement archaïque, en Japonais moderne, le glapissement du renard est transcrit en kon-kon ou gon-gon[6].

Un des plus anciens récits de kitsune connus provient d'une étymologie populaire largement connue du mot kitsune[7]. contrairement à la plus part des récits de kitsune devenant humaines et se mariant à des hommes humains, celui-ci ne finit pas tragiquement[8][9]:

Ono, un habitant de Mino (selon une ancienne légende japonaise de 545 après J.C.), passait son temps à songer à son idéal de beauté féminine. Il la rencontra un soir sur une vaste lande et l'épousa. Au même moment où elle donna naissance à leur fils, le chien d'Ono donna naissance à un chiot qui, en grandissant, devint de plus en plus hostile à la dame de la lande. Elle pria son mari de le tuer, mais il refusa. Au final, un jour, le chien l'attaqua si furieusement qu'elle perdit courage, reprit sa forme vulpine, sauta la clôture et s'enfuit.
"Tu es peut-être un renard", appela Ono après elle, "mais tu es la mère de mon fils et je t'aime. Reviens quand tu veux; tu seras toujours la bienvenue."
Ainsi, chaque soir, elle revint et dormit dans ses bras[7].

Parce que la renarde revient à son mari chaque nuit comme une femme et qu'elle part chaque matin comme un renard, elle est appelée Kitsune. En Japonais classique, kitsu-ne signifie vient et dort, et ki-tsune signifie toujours vient[9].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Statue d'un kitsune au sanctuaire Inari adjacent au temple bouddhique de Tōdai-ji à Nara

Les Kitsune possèderaient une intelligence supérieure, une longue vie et des pouvoirs magiques. Ils sont un type de yōkai ou d'entité spirituelle, et le mot kitsune est souvent traduit par esprit renard. Cependant, cela ne signifie pas que les kitsune sont des fantômes, ni qu'ils sont fondamentalement différents des renards normaux. Car le mot esprit est utilisé pour refléter un état de connaissance ou d'illumination, tout au long de leur longue vie, les renards gagnent des capacités surnaturelles[4].

Il y a deux classifications communes de kitsune. Les zenko (善狐?, littéralement les bons renards) sont des renards célestes bienveillants associés au dieu Inari; ils sont quelques fois simplement appelé les renardes d'Inari. De l'autre côté, les yako (野狐?, littéralement les renards des champs, aussi appelés nogitsune) tendent à être espiègles voire malicieux[10]. les traditions locales ajoutent d'autres types[11]. par exemple, un ninko est un esprit renard invisible que les êtres humains ne peuvent percevoir seulement quand il les possède. Une autre tradition classifie les kitsune dans un des treize types définis par les capacités surnaturelles que possède le kitsune.

Physiquement, les kitsune sont connus pour avoir jusqu'à neuf queues[12]. Généralement, un grand nombre de queues indique un renard plus vieux et plus puissant; en fait, quelques contes populaires disent que le renard n'aura des queues supplémentaires que lorsqu'il aura plus de 100 ans[13]. Une, cinq, sept, neuf queues sont les nombres les plus courants dans les histoires populaires[14]. Quand un kitsune gagne sa neuvième queue, sa fourrure devient blanche ou dorée[12]. Ces renard à neuf queues (kyūbi no kitsune, 九尾の狐?) gagne la capacité de voir et d'entendre ce qui arrive n'importe où dans le monde. D'autres récits leur attribuent une sagesse infinie (l'omniscience)[15].

Ce obake karuta (carte de monstre) du début du XIXe siècle dépeint un kitsune.

Change Forme[modifier | modifier le code]

"Fox women" by Bertha Lum (en): kitsune comme des femmes

Un kitsune peut prendre forme humaine, une capacité apprise quand il atteint un certain âge: habituellement 100 ans, cependant quelques récits disent 50 ans[13]. Le prérequis commun pour la transformation est que le renard doit placer sur sa tête un roseau, une large feuille ou un crâne[16]. Les formes communes prises par les kitsune incluent des belles femmes, des jeunes filles ou des hommes âgés. Ces formes ne sont pas limitées par l'âge ou le genre du renard[4], et un kitsune peu se déguiser sous les traits d'une personne spécifique[17]. Les renards sont particulièrement connus pour se faire passer pour des belles femmes. La croyance commune dans le Japon médiéval était que n'importe quelle femme seule rencontrée en particulier au crépuscule ou la nuit pouvait être un renard[18]. Kitsune-gao ou visage de renard se réfère aux femmes qui ont un visage étroit avec des yeux rapprochés, des sourcils minces et des pommettes hautes. Traditionnellement, cette structure faciale est considérée comme attirante, et certains récits l'attribuent aux renards sous forme humaine[19]. Des variantes sur ce thème présentent des renards possédant d'autres traits vulpins, tel qu'un fin pelage, une ombre en forme de renard ou un reflet qui montrent sa vraie forme[20].

Dans certaines histoires, les kitsune ont des difficultés à cacher leur queue quand ils prennent forme humaine; chercher une queue, quand le renard est ivre ou ne fait pas attention, est une méthode ordinaire pour discerner leur véritable nature[21]. Un individu particulièrement croyant peut même voir à travers le déguisement du renard[22]. Les kitsune peuvent aussi être exposés quand ils sont sous forme humaine par leur peur et haine des chiens, et certains deviennent si perturbés par leur présence qu'ils revêtent la forme d'un renard et s'enfuient.

Une histoire populaire illustrant ces imperfections de la forme humaine du kitsune concerne Koan, un personnage historique crédité de sagesse et de pouvoir magique de divination. Selon l'histoire, il résidait dans la demeure d'un de ses adeptes quand il s'ébouillanta le pied en entrant dans le bain parce que l'eau était trop chaude. Puis, "de douleur, il courut hors du bain nu. Quand les gens de la maison le virent, ils furent étonnés de voir que le corps de Koan était en grande partie recouvert de fourrure, et sa queue de renard. Puis Koan se transforma devant eux, devenant un renard âgé et s'enfuit."[23]

D'autres capacités surnaturelles communément attribuées aux kitsune incluent la possession, une bouche ou des queues qui génèrent du feu ou des éclairs (connu comme kitsunebi, feu du renard), des apparitions dans les rêves des autres, le vol, l'invisibilité, et la création d'illusions si élaborées que difficilement distinguables de la réalité[16][20]. Certains récits parlent de kitsune ayant de grands pouvoirs, capables de tordre l'espace-temps, de rendre les gens fous, ou prendre des formes fantastiques comme un arbre d'une hauteur incroyable ou d'une seconde lune dans le ciel[24],[25]. D'autres kitsune ont des réminiscences caractéristiques des vampires ou des succubes, et se nourrissent de la vie ou de l'esprit des êtres humains, généralement par contact sexuel[26].

Inari et ses esprits renards aident le forgeron Munechika à forger la lame kogitsune-maru (Petit Renard) à la fin du Xe siècle. La légende est le sujet du drama noh Sanjō Kokaji.

Kitsunetsuki[modifier | modifier le code]

Kitsunetsuki (狐憑き or 狐付き; aussi écrit kitsune-tsuki) signifie littéralement l'état d'être possédé par un renard. La victime est toujours une jeune femme, le renard est entré en elle en passant sous ses ongles ou à travers sa poitrine[27]. Dans certains cas, les expressions faciales de la victime changeraient pour ressembler à celles d'un renard. La tradition japonaise retient que la possession du renard peut permettre aux victimes illettrées de gagner la capacité de lire[28]. Bien que les renards dans le folklore peuvent posséder une personne de leur propre volonté, le Kitsunetsuki est souvent dû aux intentions malveillantes d'un employeur héréditaire de renard outsukimono-suji[29].

Le folkloriste Lafcadio Hearn décrit la condition dans le premier volume de ses Glimpses of Unfamiliar Japan:

Étrange est la folie de ceux en qui les démons renards entrent. Quelque fois ils courent nus et crient dans les rues. Quelque fois, ils se couchent de l'écume à la bouche, et glapissent en un glapissement de renard. Et sur certaines parties du corps des possédés, une boule mobile apparait sous leur peau, qui semble avoir une vie propre. Piquer avec une aiguille, elle glisse instantanément à un autre endroit. Par aucune prise elle ne peut être étroitement comprimée par une forte main qui ne la ferait pas glisser sous ses doigts. Les gens possédés sont aussi dit parler et écrire dans des langues dont ils étaient totalement ignorant avant la possession. Ils mangent seulement ce qu'on pense que les renards aiment — comme du tofu, des aburaage (en), des azukimeshi, etc.— et ils mangent beaucoup alléguant que ce n'est pas eux, mais le renard qui est affamé[30].

Il poursuit en indiquant que, une fois libéré de la possession, la victime ne sera jamais plus capable de manger du tofu, des azukimeshi ou d'autres aliments favoris des renards:

L'exorcisme, souvent pratiqué dans un sanctuaire d'Inari, peut provoquer le départ du renard de son hôte[31]. Dans le passé, lorsque de telles mesures douces échouaient ou qu'aucun prêtre n'était disponible, les victimes des kitsunetsuki étaient battues ou gravement brûlées dans l'espoir de forcer le renard à partir. Des familles entières ont été ostracisées par leur communauté après qu'un membre de la famille était crue être possédée[30].

Au Japon, le kitsunetsuki est reconnu comme maladie dès l'époque Heian et est resté un diagnostique ordinaire pour les maladies mentales jusqu'au début du XXe siècle[32],[33]. La possession était l'explication pour les comportements anormaux des individus affligés. À la fin du XIXe siècle, le Dr. Shunichi Shimamura remarqua que les maladies physiques causant de la fièvre étaient souvent considérées comme un kitsunetsuki[34]. Cette croyance est tombée en désuétude, mais des histoires de possession par un renard arrivent encore, telles les allégations que les membres du culte Aum Shinrikyo étaient possédés[35].

En médecine, le kitsunetsuki' est un syndrome lié à la culture qu'on ne retrouve que dans la culture japonaise. Ceux qui en souffrent croient être possédés par un renard[36]. Les symptômes incluent des envies de riz ou de asukimeshi sucré, de l'apathie, de l'agitation et de l'aversion pour les contacts les yeux dans les yeux. Le Kitsunetsuki est similaire mais distinct de la lycanthropie clinique [37].

Hoshi no tama[modifier | modifier le code]

"Kitsunebi durant la Nuit du Nouvel An sous l'Arbre Enoki Tree près de Ōji" dans Cent vues d'Edo par Hiroshige. Chaque renard a un kitsunebi flottant devant sa tête.

Les représentations des kitsune ou de leurs victimes possédées peuvent présenter des boules blanches rondes ou en forme d'ognon connues comme hoshi no tama (ほしのたま?, balles d'étoile). Les récits les décrivent comme brillant du kitsunebi (feu du renard)[38]. Certaines histoires les identifies comme des joyaux ou des perles magiques [39]. Quand il n'est pas sous forme humaine ou qu'il ne possède pas un humain, un kitsune tient la balle dans sa bouche ou la porte sur sa queue[13]. Les joyaux sont un symbole habituel d'Inari, et les représentations des renards sacrés d'Inari sans eux sont rares[40].

Une croyance veut que quand un kitsune change de forme, sa hoshi no tama garde une portion de son pouvoir magique. Une autre tradition dit que la perle représente l'âme du kitsune; le kitsune mourra s'il s'en sépare trop longtemps. Ceux qui obtiennent la balle peuvent être capables d'exiger une promesse au kitsune en échange de son retour[41]. Par exemple, un récit du XIIe siècle décrit un homme utilisant la hoshi no tama d'un renard pour sécuriser une faveur:

"Trouvé!" glapit le renard. "Rends-moi ma balle!" L'homme ignora sa requête jusqu'à ce qu'il dise en larmes, "D'accord, tu as la balle, mais tu ne sais pas comment la garder. Elle ne sera pas bonne pour toi. Pour moi, c'est une perte terrible, si tu ne me la rends pas, je serais ton ennemi à jamais. Si tu la rends cependant, je serais pour toi comme un dieu protecteur." ."

Plus tard, le renard lui sauve la vie en lui faisan éviter une bande de voleurs armés[42].

Représentation[modifier | modifier le code]

Inari apparait à un guerrier, accompagné d'un kitsune. Cette représentation d'Inari montre l'influence des dix concepts Dakinidu Bouddhisme. Imprimé par Utagawa Kuniyoshi.

Serviteurs d'Inari[modifier | modifier le code]

Les kitsune sont associés à Inari, la divinité Shinto du riz[43]. Cette association a renforcée l'importance surnaturelle du renard [44]. Originairement, les kitsune étaient les messagers d'Inari, mais la ligne entre les deux est maintenant si floue que Inari lui-même est dépeint comme un renard. De plus, des sanctuaires entiers sont dédiés aux kitsune, où les fidèles peuvent laisser des offrandes[11]. Les esprits renards seraient particulièrement friands de tofu frit appelé aburaage (en), qui est utilisé dans les plats à base de nouilles, le kitsune udon et le kitsune soba. De même, Inari-zushi est un type de sushi nommé d'après Inari et qui consiste en des poches de tofu frites remplies de riz[45]. Il existe une spéculation parmi les folkloristes selon laquelle une autre divinité renard Shinto existait par le passé. Les renards ont été longtemps adorés comme kami[46].

Les kitsune d'Inari sont blancs, couleur de bon augure [11]. Ils possèdent le pouvoir de protéger du mal, et ils servent quelque fois comme esprits gardiens. En plus de protéger les sanctuaires d'Inari, ils sont pétitionnés pour intervenir en faveur des locaux et les aider particulièrement contre les nogitsune causeurs de problèmes, ces esprits renards qui ne servent pas Inari. Les renards noirs et les renards à neuf queues sont aussi considérés comme de bon augure[21].

Selon les croyances dérivées du fusui (feng shui), le pouvoir des renards sur le mal est tel qu'une simple statue de renard peut dissiper le kimon démoniaque, ou l'énergie, qui provient du nord-est. Beaucoup de sanctuaires d'Inari, tel le fameux sanctuaire Fushimi Inarià Kyoto ont de telles statues, et quelque fois il y ne a nombre d'entre elles.

Les kitsune sont liés à la religion Bouddhiste par les Dakiniten, déesses confondues avec l'aspect féminin d'Inari. Dakiniten est dépeinte comme un bodhisattva féminin tenant une épée et chevauchant un renard volant blanc[47].

Farceurs[modifier | modifier le code]

Le sanctuaire Fushimi Inari à Kyoto et ses nombreuses statues de kitsune.

Les kitsune sont souvent représentés comme des farceurs, dont les motivations vont de la malice à la malveillance. Des histoires raconte que des kitsune jouent des tours aux samouraïs trop fiers, aux marchands cupides, et aux roturiers fanfarons, pendant que les plus cruels abusent des pauvres commerçants et fermiers ou de fervents moines bouddhistes. Leurs victimes sont habituellement des hommes; les femmes sont plutôt possédées[18]. Par exemple, les kitsune emploieraient leur kitsunebi pour égarer les voyageurs à la manière d'un Will o' the Wisp[48],[49]. Une autre tactique consiste pour le kitsune à causer la confusion chez sa cible au moyen d'illusions et de visions[18]. Les autres buts des kitsune farceurs incluent la séduction, le vol de nourriture, l'humiliation du fier ou la vengeance pour un trop peu perçu.

Un jeu traditionnel appelé kitsune-ken (renard-poing) se réfère aux pouvoirs du kitsune sur les êtres humains. Le jeu est similaire à pierre-papier-ciseau, mais les trois positions de la main signifie un renard, un chasseur, et le chef du village. Le chef bat le chasseur, qu'il dépasse, le chasseur bat le renard qu'il tire, le renard bat le chef, qu'il ensorcèle[50][51].

Cette représentation ambiguë, couplée à leur réputation de vengeance, mènent les gens à essayer de découvrir les motivations du renard problématique. Dans un cas, au XVIe siècle, le daimyo Toyotomi Hideyoshi écrivit une lettre au kami Inari:

A Inari Daimyojin,
Mon seigneur, j'ai l'honneur de vous informer qu'un des renards sous votre juridiction a ensorcelé un de mes serviteurs, causant à elle et aux autres de nombreux problèmes. Je dois vous demander de faire une enquête minutieuse sur la question, et vous efforcer de découvrir la raison de la mauvaise conduite de votre sujet, et me laisser en connaître le résultat.
S'il s'avère que le renard n'a pas de raisons suffisantes expliquant son comportement, vous devrez à la fois l'arrêter et le punir. Si vous hésitez à prendre action en la matière, j'ordonnerai la destruction de tous les renards de cette terre. Pour tous les autres renseignements dont vous pourriez souhaiter être informé sur ce qui est arrivé, vous pourrez l'apprendre du haut prêtre de Yoshida[52].
Tamamo-no-Mae, un kitsune légendaire représenté dans les pièces du théâtre noh etkyogen. Imprimé par Yoshitoshi.

Les kitsune tiennent leurs promesses et s'efforcent de rembourser les faveurs. Occasionnellement, un kitsune s'attache à une personne ou à une demeure, où ils peuvent causer toutes sortes de méfaits. Dans une histoire du XIIe siècle, seule la menace du propriétaire d'exterminer les renards les ont convaincus de bien se comporter. Le patriarche des kitsune est apparu dans les rêves de l'homme:

"Mon père a vécu ici avant moi, messire, et maintenant j'ai beaucoup d'enfants et petits-enfants. Ils ont causé de nombreux méfaits, j'en ai peur, et je suis toujours après eux pour les arrêter, mais ils n'écoutent jamais. Et maintenant, messire, naturellement vous en avez marre de nous. Je crois comprendre que vous allez tous nous tuer. Mais je veux juste que vous sachiez, messire, combien je suis désolé que ce soit la dernière nuit de notre vie. Ne nous pardonnerez nous pas, une fois de plus? Si jamais nous vous causions de nouveau des problèmes, alors bien sûr, vous pourrez agir comme vous pensez qui sera le mieux. Mais les jeunes — je suis "sûr" qu'ils comprendront quand je leur expliquerais pourquoi vous êtes si en colère. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour vous protéger à parti de maintenant, si seulement vous nous pardonner, et nous serons surs de vous laisser savoir si quoique ce soit de bien arrive!"[53]

D'autres kitsune utilisent leur magie pour le bénéfice de leur compagnon ou de leurs hôtes aussi longtemps que les êtres humains les traitent avec respect. En tant que yōkai, cependant, les kitsune ne partagent pas la morale humaine, et un kitsune qui a été adopté dans une maison de cette manière pourrait, par exemple, apporter à ses hôtes de l'argent ou des objets qu'il a volé aux voisins. Par conséquent, les ménages ordinaires pensaient qu'abriter un kitsune était suspicieux [54]. Étrangement, les familles de samouraïs sont souvent réputées pour partager de tels arrangements avec les kitsune, mais ces renards sont considérés comme des zenko et l'usage de leur magie est un signe de prestige[55]. Les maisons abandonnées sont ordinairement hantées par des kitsune[18]. Une histoire du XIIe siècle raconte qu'un ministre déménageant dans une vieille demeure découvrit une famille de renards vivant là. D'abord, ils essayèrent de l'effrayer, puis ils clamèrent que la maison "a été la nôtre depuis tant d'années, et... nous souhaitons vigoureusement protester." L'homme refusa, et les renards abandonnèrent eux-mêmes en déménageant dans un bâtiment abandonné des environs[56].

Les récits distinguent les dons des kitsune des paiements des kitsune. Si un kitsune offre un paiement ou une récompense qui inclue de l'argent ou de la richesse matérielle, une partie de toute la somme consistera en des vieux papiers, des feuilles, des brindilles, des pierres ou d'autres objets sans valeur pris dans une illusion magique[57][58]. Les vrais dons des kitsune sont habituellement intangibles comme une protection, des connaissances ou une longue vie[58].

The kitsune Kuzunoha projette l'ombre d'un renard même sous forme humaine. Kuzunoha est une figure populaire du folklore et un sujet des pièces de kabuki. Imprimé par Utagawa Kuniyoshi.

Veuves et Amantes[modifier | modifier le code]

Les kitsune sont ordinairement représentées comme des amantes, habituellement les histoires implique un jeune homme et un kitsune qui prend la forme d'une femme humaine[59]. Le kitsune peut être une séductrice, mais ces histoires sont souvent plus romantiques[60]. Typiquement, le jeune homme ne sait pas qu'il se marie avec un renard sans le savoir, le renard se révèle être une femme dévouée. L'homme finit par découvrir la vraie nature du renard, et la femme-renarde est contrainte de le quitter. Dans quelques cas, le mari se réveille comme si c'était un rêve, sale, désorienté et loin de chez lui. Il doit alors revenir pour affronter sa famille abandonnée dans la honte.

Beaucoup d'histoires parlent de femme-renarde portant des enfants. Quand la progéniture est humaine, elle possède des qualités surnaturelles ou physiques qu'elle transmet à ses propres enfants[21]. L'astrologue-magicien Abe no Seimei est réputé avoir hérité de tels pouvoirs extraordinaires[61].

D'autres histoires racontent que les kitsune se marient entre eux. La pluie tombant d'un ciel bleu est appelée kitsune no yomeiri (en) ou mariage des kitsune, en référence à un récit populaire décrivant qu'une cérémonie de mariage entre créatures se tient dans de telles conditions[62]. L'évènement est considéré comme de bon augure, mais le kitsune cherchera vengeance contre les visiteurs non-invités[63] , comme dépeint dans le film Rêves Akira Kurosawa[64].

Stephen Turnbull, dans "Nagashino 1575", relate le récit de l'implication du clan Takeda avec une femme-renarde. Le seigneur de guerre Takeda Shingen, en 1544, a vaincu au cours d'une bataille le seigneur de guerre local nommé Suwa Yorishige et l'a conduit à se suicider après une conférence de paix "humiliante et fallacieuse", après quoi Shingen força Dame Koi la fille aînée âgée de Suwa Yorishige âgée de 14 ans à l'épouser: la propre nièce de Shingen. Shingen, Turnbull écrit, "était si obsédé par la fille que ses partisans s'alarmèrent et crurent qu'elle était l'incarnation d'un esprit renard blanc du sanctuaire de Suwa, qui l'avait ensorcelée afin de se venger." Quand leur fils Takeda Katsuyori prouva être un chef désastreux et mena le clan à une défaite dévastatrice à la bataille de Nagashino, Turnbull écrit, "les vieilles têtes sages acquiescèrent, se souvenant des circonstances malheureuses de sa naissance et de sa mère magique".

Dans la culture populaire moderne[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire moderne ils peuvent aussi se manifester dans le monde onirique, créer des illusions, courber l'espace et le temps, rendre les gens fous, distinguer les illusions, contrôler l'âme et l'esprit des gens et se transformer.

On les retrouve, actuellement, dans les mangas et autres éléments de la culture japonaise.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Tails, l'un des personnages de la série de jeux vidéo Sonic, est un renard à deux queues ; il semblerait qu'il puisse être un kitsune.
  • L'extension Samouraï Empire du MMORPG Ultima Online introduit plusieurs nouvelles créatures, dont les Kitsunes.
  • Dans Pokémon, Goupix et Feunard sont des renards à six et neuf queues et disposent de pouvoirs pyrokinésiques et pyrotechniques. Zorua et Zoroark sont des renards qui ont la capacité de créer des illusions et changer ainsi leur apparence.
  • Dans le jeu vidéo Ōkami, le maître de l'île Oni est un démon renard à neuf queues du nom de Kyubi (Ninetails dans la version anglaise), chacune de ses queues renferme un esprit vengeur et le démon porte dans son dos une épée à neuf crans, il usurpera l'identité d'une voyante en tuant la jeune femme et en revêtant son apparence.
  • Dans le jeu Flyff l'un des familiers possibles est un kitsune, on note d'ailleurs qu'il confère un bonus aux sorts magiques.
  • Dans le jeu en ligne Dofus, le donjon Kitsoune est peuplé de créatures semblables à des kitsune, de couleurs différentes selon leur élément : feu, air, eau ou terre.
  • Dans le jeu de rôle Shadowrun sur SNES, un des personnages est une femme chamane nommée Kitsune et ayant le pouvoir de se transformer en renard
  • Dans Tales of Symphonia, Corrine l'esprit censé avoir été créé par l'homme accompagnant Sheena Fujibayashi ressemble à un renardeau à trois queues. Lors de sa mort provoquée par l'esprit de la foudre, Volt, Corrine redevient Vèrius l'esprit du cœur. Celui-ci a l'apparence d'un renard à neuf queues adulte tel un kitsune.
  • Ran Yakumo, personnage du doujin game Touhou Project, boss du stage extra de Perfect Cherry Blossom, est une kitsune.
  • Dans la série The Legend of Zelda, et plus spécifiquement les jeux Majora's Mask et Minish Cap, le Keaton[65] est un mystérieux animal jaune ressemblant à un renard, et possède trois queues.
  • Dans le jeu League of Legends, la championne Ahri est une femme renarde à neuf queues.
  • Dans le jeu Muramasa: The Demon Blade, Kongiku et Yuzuruha sont des femmes renardes.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans le recueil Par l'épée et le sabre d'Armand Cabasson, la nouvelle Dragons, renards et papillons met en scène une femme-renard redoutable qui conseille un seigneur de guerre alors que celui-ci vient de lancer son armée de samouraïs dans une bataille très risquée.
  • Dans le troisième, le quatrième et le cinquième livre de la série littéraire Le Journal d'un vampire, deux kitsune qui s'appellent Shinichi et Misao peuvent prendre forme humaine et pousser les gens à des actes horrifiants et inhumains. Ils se nourrissent des souvenirs des personnes, et leur énergie vitale est contenue dans une sphère sous la forme d'un fluide. Ils ont le pouvoir de contrôler les plantes et contrôlent les personnes grâce à des malachs. D'après L-J Smith, il existe deux façons de tuer un kitsune : le tuer grâce à des balles bénites ou détruire sa sphère magique. Enfin si un kitsune a des remords et l'admet, il meurt sur le champ.
  • Dans les livres de la série Cygne Noir de Richelle Mead, Kiyo un des alliés de l’héroïne est un « changeforme » kitsune.

Manga et anime[modifier | modifier le code]

  • Dans le manga Naruto, le personnage éponyme Naruto Uzumaki est habité par un démon renard à neuf queues nommé Kyûbi.
  • Dans le manga Nana, l'héroïne soupçonne deux personnages plus âgés (membres du personnel de sa maison de disques) d'être en réalité un renard (kitsune) et un tanuki transformés.
  • Dans l'anime Digimon Tamers, Kyubimon est un Digimon renard à neuf queues. La version méga-ultime de Kyubimon, Sakuyamon, est une femme-renarde.
  • Dans l'anime Princesse Mononoké, la mère louve de San.
  • Dans l'anime Pompoko, le peuple des Kitsune apparaît comme s'étant adapté au monde des humains avant les tanuki et partageant avec eux Le Grand Art (nom donné à leur don de polymorphie).
  • Dans le manga Kenshin le Vagabond, les deux femmes sensibles au charme de Kenshin sont parfois affublées d'oreilles, l'une de renard et l'autre de tanuki, symbolisant leur malice dans leur rivalité.
  • Dans le manga et l'anime Yū Yū Hakusho de Togashi Yoshihiro, le personnage de Kurama est la réincarnation d'un démon renard.
  • Dans le manga Love Hina, l'une des personnages principales, Mitsune Konno, est surnommée Kitsune par les autres filles de la pension car considérée comme très rusée, d'où la forme de ses yeux, toujours presque fermés et fins.
  • Dans l'anime Yobi, le renard à cinq queues, Yobi est un kitsune.
  • Dans le manga et l'anime Rosario+Vampire l'un des ennemis du héros Tsukune est un monstre de feu analogue à un renard à quatre queues (yoko), du nom de Kuyo.
  • Dans le manga Usagi Yojimbo, Kitsune est l'un des nombreux protagonistes ; une femme renard très vaillante, combative et rusée qui croise la route du héros lapin aux longues oreilles Usagi.
  • Dans le manga Inu-Yasha, un des personnages, Shippo, est un jeune kitsune à une queue. Il peut changer de forme, créer des illusions, mais ses pouvoirs sont assez limités.
  • Dans le manga Shaman King, l'ascète Mikihisa Asakura possède deux esprits dont l'un Imari est un kitsune, sa disciple la chamane Tamamura Tamao possède, elle aussi, deux esprits dont l'un nommé Conchi est également un kitsune.
  • Dans Kanokon, Chizuru est un esprit renard a une queue, et on découvre que Kouta peut se transformer en esprit renard à cinq queues.
  • Dans le manga Secret service, Sôchi Miketsukami est un humain descendant d'un kitsune pouvant prendre la forme d'un renard à neuf queues
  • Dans le manga Nura : Le Seigneur des Yokaï, Hagoromo Gitsune est (aussi) un démon renard à neuf queues (qui gagne une queue à chaque réincarnation)
  • Dans l'anime et manga Divine Nanami, Tomoe, le familier de Nanami, divinité de la terre, est un kitsune de forme humaine doté d'oreilles et d'une seule queue.
  • Dans le manga Hiiro no Kakera (en), Yuichi Komura est un gardien qui descend du démon renard à neuf queues, pouvant prendre certain traits du renard ainsi que quatre queues.
  • Dans le manga Kyōkai no Kanata (en), Ayaka Shindō est une Yōmu dont la forme originelle est un renard à neuf queues.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Dans le cycle Kamigawa du jeu de cartes Magic, le peuple des kitsune apparaît.
  • Dans le troisième épisode de la saison 7 de Supernatural, Sam a affaire à une kitsune.
  • Dans le sixième épisode de la saison 3 de Lost Girl, Inari, une kitsune, enlève Kenzi et subtilise son identité.
  • Dans la saison 3 de Teen Wolf (série télévisée) apparaît un personnage nommé Kira qui s'avère être un kitsune, et Stiles, personnage masculin, est possédé par un nogitsune.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)Goff, Janet. "Foxes in Japanese culture: beautiful or beastly?" Japan Quarterly 44:2 (April–June 1997).
  2. a et b Nozaki, Kiyoshi. Kitsune— Japan's Fox of Mystery, Romance, and Humor. Tokyo: The Hokuseidô Press, 1961. 5
  3. a et b Nozaki. Kitsune. 3
  4. a, b et c Smyers 1999, p. 127–128
  5. 劉 克華. 「民話の狐と人間」. 『愛知工業大学研究報告』. Volume 40-A. 2005
  6. Hearn, Lafcadio. Le Japon inconnu : esquisses psychologiques, traduit par Mme Léon Raynal, Paris, 1904, p. 282.
  7. a et b Hamel 2003, p. 89
  8. Goff. "Foxes". Japan Quarterly 44:2
  9. a et b Smyers 1999, p. 72
  10. Yōkai no hon, Prof. Abe Masaji & Prof. Ishikawa Junichiro
  11. a, b et c Hearn, Lafcadio. Glimpses of Unfamiliar Japan. Project Gutenberg e-text edition, 2005. 154
  12. a et b Smyers 1999, p. 129
  13. a, b et c Hamel 2003, p. 91
  14. « Kitsune, Kumiho, Huli Jing, Fox »,‎ 2003-04-28 (consulté en 2006-12-14)
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  21. a, b et c Ashkenazy, Michael. Handbook of Japanese Mythology. Santa Barbara, California: ABC-Clio, 2003. 148
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  48. Addiss, Stephen. Japanese Ghosts & Demons: Art of the Supernatural. New York: G. Braziller, 1985. 137
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  50. Nozaki. Kitsune. 230
  51. Smyers 1999, p.98
  52. Hall. Half Human. 137; le prêtre de Yoshida en question était Yoshida Kanemi (1535–1610), alors prêtre en chef au sanctuaire de Yoshida à Kyoto.
  53. Tyler 114–5.
  54. Hearn. Glimpses. 159–161
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  63. Vaux, Bert. "Sunshower summary". LINGUIST List 9.1795 (décembre 1998). A compilation of terms for sun showers from various cultures and languages. Retrieved on December 13, 2006.
  64. Robert Blust, The Fox's Wedding, vol. 94,‎ 1999, 487–499 p. (JSTOR 40465016).
  65. "Keaton", Zelda Wiki

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Frank Hamel, Human Animals, Kessinger Publishing,‎ 2003 (ISBN 0766167003, lire en ligne)
  • (en) Karen Ann Smyers, The fox and the jewel: shared and private meanings in contemporary Japanese inari worship, University of Hawaii Press,‎ 1999 (ISBN 0824821025, lire en ligne)