Kirsten Flagstad

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Kirsten Flagstad

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Kirsten Flagstad, dans les années 1940

Nom de naissance Kirsten Malfrid Flagstad
Naissance 12 juillet 1895
Hamar, Drapeau : Norvège Norvège
Décès 7 décembre 1962 (à 67 ans)
Oslo, Drapeau de la Norvège Norvège
Activité principale Artiste lyrique
Soprano et mezzo-soprano
Style Opéra

Kirsten Flagstad, née à Hamar le 12 juillet 1895 et morte à Oslo le 7 décembre 1962, est une soprano puis mezzo-soprano norvégienne. Elle est considérée comme la plus grande soprano wagnérienne et l'une des plus grandes chanteuses de son temps[1],[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle débute à Oslo en 1913 et reste en Scandinavie jusqu'en 1933, date à laquelle elle débute au Festival de Bayreuth en tant que Sieglinde dans La Walkyrie. Mais c'est pour son incarnation d'Isolde qu'elle demeure légendaire, incarnation immortalisée par plusieurs enregistrements, dont le plus beau reste celui dirigé par Wilhelm Furtwängler en 1952, avec Ludwig Suthaus, Josef Greindl et Dietrich Fischer-Dieskau – Flagstad a alors cinquante-sept ans[4]. Elle chante à plusieurs reprises avec Wilhelm Furtwängler, par exemple durant le Ring à La Scala de Milan en 1950[5], dans Fidelio la même année durant le festival de Salzbourg. En outre, elle chante pour la première mondiale de la dernière composition de Richard Strauss : les Quatre derniers Lieder (Vier letzte Lieder). Cette première a lieu à Londres le 22 mai 1950, de nouveau avec Wilhelm Furtwängler et l'Orchestre Philharmonia, peu de temps après la mort du compositeur.

La chanteuse fait ses adieux à la scène en 1955, mais revient au disque en 1958 dans le rôle de Fricka (un rôle de mezzo-soprano) aux côtés de George London dans L'Or du Rhin dirigé en studio par Georg Solti.

Elle est également une interprète remarquable du rôle de Léonore, dans Fidelio de Beethoven, ainsi que de Didon et Enée de Purcell.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Flagstad a quitté New York pour rejoindre son mari en Norvège alors occupée par les Allemands, ce qui lui a été reproché par la suite.

Kirsten Flagstad était fort corpulente et rayonnante de vigueur et de santé. Sa voix avait une puissance remarquable – l'ampleur et le souffle de son chant étaient inégalables.

Kirsten Flagstad avec Jean Sibelius en 1952.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vogt, Howard Flagstad: Singer of the Century (Specker and Warburg, London, 1987).
  2. The New Grove Dictionary of Opera: 4 volumes, Oxford University Press, USA (January 1, 2002), ISBN 978-1561592289.
  3. McArthur, Edwin. Flagstad: a personal memoir Da Capo Press, 1980
  4. L'interprétation de Furtwängler et la prestation de Kirsten Flagstad sont toujours considérées comme inégalées par les spécialistes de Wagner: voir, parmi bien d'autres, Holloway, Robin (1982). "Tristan und Isolde" in Blyth, Alan, editor. Opera on Record. New York: Harper & Row. ISBN 978-0-06-090910-9, p. 367.
  5. Malgré la mauvaise prise de son et une distribution inégale, cette interprétation est encore considérée comme la plus grande référence de l'œuvre par les spécialistes : voir par exemple: Bruno Lussato dans son livre Voyage au cœur du Ring, 2005, Fayard.

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