Kim Yong Taik

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Kim Yong-taik)
Aller à : navigation, rechercher

Kim Yong Taik (en hangeul 김용택) est un poète moderne coréen[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Kim Yong-taik est né le 28 septembre 1948 à Imshil, dans la province de Jeollabuk-do, en Corée du Sud[2]. Il étudie au lycée agricole de Sunchang, et a travaillé en tant que professeur à l'école primaire Deokchi de Imshil[3]. Il fait ses débuts littéraires en 1982 avec Le Seomjingang (nom de fleuve) et ses sept autres poèmes qui furent inclus dans Avec une flamme immortelle (Kkeojiji anneun hwaetbullo), un recueil de poèmes réunissant 21 poètes coréens et publiée par les Éditions Changbi[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Kim met en scène dans sa poésie des éléments généralement mis à l'écart par l'agitation et le tumulte de la vie moderne, comme la campagne, la nature, et des choses plus anodines comme l'herbe, les aliments, etc. Kim aime particulièrement ainsi évoquer les choses les plus anodines du quotidien, notamment le quotidien des personnes vivant à la campagne qu'il défend ouvertement dans son oeuvre[4].

Il tend ainsi à redonner un sentiment de dignité aux personnes vivant dans les milieux ruraux. Cette volonté lui a valu par ailleurs des critiques notamment sur son incapacité à se mêler aux problèmes contemporains de ces concitoyens et à leur proposer des solutions. Kim pense ainsi que le peuple coréen, en tout cas son identité, est à trouver à travers le milieu agraire, et c'est dans ce milieu que les hommes peuvent vivre de manière authentique selon lui. La particularité de sa poésie tient aussi dans le fait qu'il utilise un dialecte propre à la région de Jeolla-do. Ce dialecte, ainsi que les formules proverbiales qu'ils utilisent, renforcent ce sentiment de poète proche de la ruralité[4].

En 2010, il joue le rôle d'un professeur de poésie dans le film Poésie de Lee Chang-dong.

Kim a remporté de nombreuses distinctions dans son pays depuis ses débuts en 1986 notamment le prix de poésie Sowol en 1997[5].

Bibliographie (partielle)[modifier | modifier le code]

섬진강 Le Seomjingang (1985)

맑은 날 Un jour clair (1986)

누이야 날이 저문다 Ma soeur, le jour s'en va (1988)

꽃산 가는 길 La route pour la montagne à fleurs (1988)

그리운 꽃편지 En attendant la lettre à fleurs (1989)

그대, 거침없는 사랑 Votre amour courageux (1993)

Lien interne[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Kim Yong Taik" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  2. « 김용택 시인 », sur http://people.search.naver.com/search.naver?where=nexearch&sm=tab_ppn&query=%EA%B9%80%EC%9A%A9%ED%83%9D&os=95324&ie=utf8&key=PeopleService, Naver (consulté le 21 novembre 2013)
  3. (en) Lee, Kyung-ho, Who's Who in Korean Literature, Seoul, Hollym,‎ 1996, 283–284 p. (ISBN 1-56591-066-4), « Kim Yong-Taek »
  4. a, b et c Source-attribution|"Kim Yong Taik" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  5. « 김용택 시인 > 수상내역 », sur http://people.search.naver.com/search.naver?where=nexearch&sm=tab_ppn&query=%EA%B9%80%EC%9A%A9%ED%83%9D&os=95324&ie=utf8&key=PeopleService, Naver (consulté le 21 novembre 2013)