Kim Sun-woo

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Kim Sun-woo
Hangeul 김선우
Hanja 金宣佑

Sommaire

Kim Sun-woo est une poète sud-coréenne née en 1970 à Gangneung, dans la province de Gangwon-do[1].[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Kim Seon-woo est née en 1970 à Gangneung, dans la province de Gangwon-do[2] et est considérée comme une des auteures féminines et féministes les plus en vues de la nouvelle vague littéraire coréenne[3]. Elle s'est fait aussi connaître dans les milieux internationaux en devenant en tant que poète résidente au Centre de la Traduction Littéraire néo-zélandaise à l'Université Victoria, de septembre à octobre 2013[4].[modifier | modifier le code]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Le poète Ra Hee-duk a affirmé que Kim était une poètesse « au style pudique, mais pourtant dotée d'une sensualité imagée, évoquant la senteur des fleurs les plus chaleureuses, et dont la féminité émane abondamment de cette essence »[1]. Les femmes dans sa poésie sont à la fois des « embryons, des mères, et des sage-femmes ». L'image de la femme généreuse, génératrice de vie, est centrale dans son premier recueil de poèmes, Si ma langue refuse de rester enfermée dans ma bouche (Nae hyeoga nae ibane gachyeo itgireul geobuhandamyeon). La célébration du corps de la femme par la poètesse est souvent accompagnée par une réaction contre l'oppression masculine. Dans le poème qui reprend le titre du recueil, elle conçoit la libération du corps féminin de l'oppression masculine à travers une série d'images crues et repoussantes[1].[modifier | modifier le code]

Son second recueil de poèmes, En dormant sous les pêchers (Dohwa arae jamdeulda), prend pour thème la nature dans son état primitif, toujours avec un jeu de comparaison avec le corps féminin et sa fonction reproductrice. Dans Une montagne chauve (Mindungsan), c'est la sexualité et plus particulièrement celle des femmes qui prend forme dans la nature : « L'enfant nuage » avance ses lèvres contre « le sein clair des fleurs », ou encore « la langue du vent qui passe entre la taille des montagnes et soulève la graine eulalia » tout en « léchant la profonde vallée », ou « L'herbe verte de l'hiver se tord et se meut pour varier son plaisir et la montagne en elle-même s'étend face à l'ombre les jambes grand ouvertes »[1]. Kim fait ainsi figure d'auteure symbole de l'émancipation sexuelle et littéraire des femmes en Corée du Sud.[modifier | modifier le code]

En 2004, elle remporte le Prix de Littérature Contemporaine (Hyundae Munhak).[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Collections de poèmes[modifier | modifier le code]

  • 내 혀가 입 속에 갇혀 있길 거부한다면, Si ma langue refuse de rester enfermée dans ma bouche (2000) (ISBN 8936421948)
  • 물 밑에 달이 열릴 때, Quand la lune s'ouvre sous la mer (2002)
  • 도화 아래 잠들다, En dormant sous les pêchers (2003) (ISBN 9788936422295)
  • 김선우의 사물들, Les objets de Kim Sun-woo (2005)
  • 내 몸속에 잠든 이 누구신가, Qui s'est bien endormi dans mon corps ? (2007) (ISBN 9788932017907)
  • 내 입에 들어온 설탕 같은 키스들, Des baisers comme du sucre (2007) (ISBN 8936421948)
  • 우리말고 또 누가 이 밥그릇에 누웠을까, Qui s'est allongé dans cette assiette à part nous ? (2007)

Contes[modifier | modifier le code]

  • 바리공주, La princesse Bari (2003)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d "김선우 " biographical PDF available at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  2. http://www.bibf.net/WebSiteEn/HonoreeCountry/InformationPage1.aspx?c=73
  3. http://www.ktlit.com/uncategorized/anyone-in-new-zealand-kim-seon-wu-comes-to-wellington-as-writer-in-residence
  4. « What's on », sur www.bookcouncil.org.nz, New Zealand Book Council,‎ août 2013 (consulté le 11 novembre 2013)