Kim Ki-taek

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Kim Ki-taek est un poète sud-coréen né en 1957[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Kim Ki-taek est né à Anyang, dans la province de Gyeonggi, en 1957. Alors que la plupart des écrivains considèrent l'écriture comme un travail à part entière, Kim Ki-taek mène une carrière de poète réussie tout en travaillant à plein-temps à côté. Kim était un enfant orphelin, qui a grandi dans un orphelinat à Anyang dans lequel il a été envoyé par l'hôpital municipal des enfants de Séoul en 1961[2]. Kim a dû ainsi apprendre à se débrouiller par lui-même et à s'adapter à des situations sociales variées, cette histoire personnelle lui a donné la volonté de toujours maintenir une situation sociale stable[3]. Kim a travaillé en tant que professeur à l'université KyungHee[4].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Les poèmes de Kim s'éloignent du traitement des émotions pour se focaliser sur un travail sur le corps humain, notamment sur le rapport du corps à la violence[5]. Il part ainsi du postulat que les peurs et les pulsions sont partie intégrantes chez l'humain et se révèlent à travers le corps. La violence physique et mentale influe sur le corps humain, laissant des marques. Ces mêmes marques se manifestent sous différentes formes qui permettent de prendre conscience du moi, de sa propre existence. Kim a été ainsi décrit comme un "poète observateur de tous les instants, des moindres détails"[6].

Une série de ses poèmes, Souris, Tigre, Serpent, Boeuf, a été écrite sous la thématique de la survie. Cette tension liée à la volonté de survie est décrite de manière crue sans sentimentalisme. Le monde poétique de Kim est traversée ici ou là par de nouvelles formes de vie et par des sons comme par exemple une vieille dame pleurant devant la station de métro, ou le son d'un insecte provenant de la tv au milieu de la nuit qui viennent ponctuer un monde où tout semble être régie par une loi implacable et froide, celle de la survie. Cette histoire de la violence et de la douleur, gravée dans nos corps à travers les générations, le poète souhaite en décrire les effets pour offrir la possibilité d'un monde merveilleux, pur, innocent et mystérieux[7].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Collection de poèmes[modifier | modifier le code]

  • Le sommeil de l'embryon 태아의 잠 (1992)
  • Vent violent dans un trou d'aiguille 바늘구멍 속의 폭풍 (1994)
  • Le jeune joueur de flûte de Hamlin 하멜른의 피리 부는 사나이 (1995)
  • L'employé de bureau 사무원 (1999) ISBN 89-364-2185-9
  • Quand je suis triste 내가 가장 슬플 때 (2004)
  • Le lapin qui part sur un missile 로켓을 타고 간 토끼 (2004)
  • Dans la forêt 숲 속에서 (2004)
  • Hans est heureux 행복한 한스 (2004)
  • Un chat futé 똑똑한 고양이 (2005)
  • Boeuf (2005) ISBN 89-320-1567-8
  • Chewing-gum (2009)
  • Se séparer, se séparer 갈라진다 갈라진다 (2012)

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 1995: 김수영문학상 (Prix littéraire Kim Su-yŏng)
  • 2001: 현대문학상 ( Prix littéraire Hyŏndae)
  • 2004: 미당문학상 (Prix littéraire Midang)
  • 2004: 이수문학상 (Prix littéraire Isu)
  • 2006: 지훈문학상 (Prix littéraire Chihun)
  • 2009: 경희문학상 (Prix littéraire Kyŏnghŭi)
  • 2009: 상화시인상 (Prix littéraire Sanghwa)
  • 2013: 편운문학상 (Prix littéraire yŏnun)

Lien interne[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Author Database - Korea Literature Translation Institute », Klti.or.kr (consulté le 2013-10-17)
  2. An Interview with Kim Ki-Taek by Terry Jaensch in the Cordite Poetry Review 8, November, 3011
  3. « Author Database - Korea Literature Translation Institute », Klti.or.kr (consulté le 2013-10-17)
  4. « Naver Search », sur naver.com, Naver (consulté le 11 novembre 2013)
  5. « Kim Ki Taek », MWF (consulté le 2013-10-17)
  6. « Author Database - Korea Literature Translation Institute », Klti.or.kr (consulté le 2013-10-17)
  7. « Author Database - Korea Literature Translation Institute », Klti.or.kr (consulté le 2013-10-17)