Kim Jong-un

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Dans ce nom coréen, le nom de famille, Kim, précède le nom personnel.
Kim Jong-un
김정은 - 金正恩
Gravure représentant Kim Jong-un.
Gravure représentant Kim Jong-un.
Fonctions
1er président du Comité de la défense nationale de Corée du Nord
En fonction depuis le 13 avril 2012
(2 ans, 8 mois et 8 jours)
Prédécesseur Kim Jong-il
Secrétaire général du Parti du travail de Corée
En fonction depuis le 11 avril 2012
(2 ans, 8 mois et 10 jours)
Prédécesseur Kim Jong-il
Chef suprême de la République populaire démocratique de Corée
En fonction depuis le 17 décembre 2011
(3 ans, 0 mois et 4 jours)
Président Kim Yong-nam
Premier ministre Choe Yong-rim
Pak Pong-ju
Prédécesseur Kim Jong-il
Commandant suprême de l'Armée populaire de Corée
En fonction depuis le 8 octobre 2011
(3 ans, 2 mois et 13 jours)
Prédécesseur Kim Jong-il
Biographie
Date de naissance 8 janvier 1983 (31 ans)
Lieu de naissance Pyongyang (Corée du Nord)
Nationalité Drapeau : Corée du Nord nord-coréenne
Parti politique Parti du travail de Corée
Père Kim Jong-il
Mère Ko Young-hee
Conjoint Ri Sol-ju
Profession Militaire

Signature

Kim Jong-un
Chefs d'État nord-coréens
Kim Jong-un
Hangeul 김정은
Hanja 金正恩
Romanisation révisée Gim Jeong-eun
McCune-Reischauer Kim Chŏngŭn

Kim Jong-un, prononcé [ɡ̊imd͜zɔŋɯn], (hangeul 김정은, hanja 金正恩), né le 8 janvier 1983[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8] à Pyongyang, est le dirigeant actuel de la Corée du Nord. Il a succédé à son père Kim Jong-il, dont il est le troisième fils.

Le 28 septembre 2010, lors de la réunion du Parti du travail de Corée, Kim Jong-un, successeur présumé de Kim Jong-il, est nommé général quatre étoiles et vice-président du Comité de la défense nationale[9].

Le 30 décembre 2011, à la suite de la mort de Kim Jong-il, il est proclamé, « commandant suprême » de l'Armée populaire de Corée (fonction qu'il exerçait depuis le 8 octobre 2011 sur ordre de Kim Jong-il, selon les médias nord-coréens)[10],[11],[12].

Le 29 décembre, lors des funérailles de son père, le président de l'Assemblée populaire suprême (chef de l'État de facto), Kim Yong-nam, le qualifie de « leader suprême de notre parti et de l'armée »[13].

Il prend officiellement ses fonctions de secrétaire général du Parti du travail de Corée le 11 avril 2012 et de président du Comité de la défense nationale le 13. Le 18 juillet 2012, sa nomination en tant que maréchal est rendue publique[14] et le 25 juillet, son mariage avec Ri Sol-ju est annoncé.

Le 1er janvier 2013, lors du premier discours télévisé d'un dirigeant nord-coréen depuis 19 ans, il appelle à « cesser la confrontation entre le Nord et le Sud » et annonce « un virage radical afin de construire un géant économique »[15], mais il se lance ensuite dans une escalade verbale, menaçant de guerre nucléaire les États-Unis, le Japon et le voisin sud-coréen.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

Kim Jong-un est né en 1983 (ou 1984[16],[17]), cependant le régime nord-coréen indiquerait l'année 1982[18] qui coïnciderait avec l'année de naissance de son grand-père Kim Il-sung né en 1912. Ce procédé a déjà été utilisé avec Kim Jong-il né en 1941 mais dont la biographie officielle mentionne 1942[19]. Kim Jong-un est le fils de Kim Jong-il et de Ko Young-hee, née à Osaka en juin 1953, qui arrive en Corée du Nord en 1961 avec sa famille, dans le cadre d'un programme de rapatriement de masse des résidents coréens du Japon[20].

La propagande officielle prétend qu'il est né dans la villa de Kim Jong-il à Samjiyon au pied du mont Paektu, lieu historique considéré comme sacré par les Nord-Coréens[21]. D'autres sources prétendent qu'il aurait vu le jour à Changsong dans la province du Pyongan du Nord[22], ou à Wonsan dans la province de Kangwon ou encore dans la province de Chagang[23].

Il passe son enfance dans une maison au centre de Pyongyang[24], entouré de domestiques, de gardes du corps et de milliers de jouets[25]. Selon les médias nord-coréens, il apprend à conduire dès l'âge de 3 ans[26],[27]. Dans les jardins de la résidence, il est au volant d'une Mercedes-Benz, équipée de pédales et d’un siège spécialement adaptés.

Le 12 mai 1991, il se rend au Japon en utilisant un vrai passeport brésilien avec une fausse identité (« Joseph Pak »[28]) pour visiter, avec sa mère, Tokyo Disneyland[29],[30]. Il ne séjourne qu'onze jours sur le territoire nippon. En 1994, il voyage en Europe.

Kim Jong-un étudie de 1996 à 1998 à l'International School of Berne à Gümligen, dans le canton de Berne en Suisse[31], où son frère Kim Jong-chol est scolarisé depuis 1992 sous le nom de Pak Chol[32],[33]. De 1998 à 2000, Kim Jong-un est élève de 7e, de 8e puis de 9e (soit 5e, 4e et 3e dans le système scolaire français)[34] à l'école publique de Liebefeld[35],[36], sous l'identité de Pak Un. Il obtient de bons résultats en mathématiques et en arts plastiques[37] mais il se distingue surtout par ses talents de joueur de basketball[38]. Il se passionne pour les matches de la NBA[39], admire Michael Jordan[40] et montre avec fierté des photographies où il pose en compagnie de Toni Kukoč des Bulls de Chicago et de Kobe Bryant des Lakers de Los Angeles[41]. Il possède plusieurs paires de baskets Nike à 200 $ la paire[42]. Il apprécie par ailleurs les films d’action de Jean-Claude Van Damme[43],[44] et de Jackie Chan[45]. Pendant tout son séjour en Suisse, il est placé sous la surveillance de Ri Tcheul, né en 1940[46], représentant permanent de la Corée du Nord auprès des agences de l'ONU à Genève et ambassadeur à Berne de 1988 à 2001[47], un homme de confiance de Kim Jong-il[48],[49], chargé notamment de recruter des médecins français[50] et de gérer la fortune placée à l'étranger par le régime[51],[52]. Selon les médias sud-coréens, le fils de Kim Jong-il ne quitte guère son domicile, un appartement sur deux étages[53], 10 Kirchstrasse à Liebefeld[54],[55], afin de ne pas « succomber à l’influence du capitalisme »[56]. Il est toujours entouré de deux femmes qui s’occupent de lui et d’un homme qui lui sert de chauffeur. Il interrompt ses études en Suisse sans avoir obtenu de diplôme[57],[58].

De retour en Corée du Nord, il reçoit l'enseignement de Kang Sok-sung, directeur de l'Institut d'histoire du Parti du travail de Corée mort le 11 mai[59] 2001[60]. De 2002 à 2007, il suit la formation de trois ans des officiers d'infanterie à l'Académie militaire Kim-Il-sung à Pyongyang[61] et un programme de recherche de deux ans[62],[6] à l'école d'artillerie[63],[64],[65]. À l'université, il dispose de professeurs particuliers et n'a pas de contact avec les autres étudiants[66]. Il aurait enfin reçu des leçons d'informatique d'un « brillant » diplômé de l'Université Paris-X qui dirigeait le département d'informatique de l'Université de Technologie Kim Chaek à Pyongyang[67].

Durant cette période, il eut comme petite amie Hyon Song-wol (en), la chanteuse de Pochonbo Electronic Ensemble[68],[69],[70].

Prétendant au pouvoir[modifier | modifier le code]

La question de la succession est évoquée depuis au moins 2004, lorsque Kim Jong-un et son frère Kim Jong-chol accompagnent Kim Jong-il dans ses inspections d'installations militaires[71]. Le 27 janvier 2005, la radio d'État nord-coréenne rapporte que Kim Jong-il veut respecter les instructions de son père Kim Il-sung selon lesquelles la révolution devait être conduite par son fils puis par son petit-fils[72],[73]. En 2006, des badges à l’effigie de Kim Jong-un sont distribués aux officiels et aux haut gradés de l’armée[74],[75],[76] et la même année, il dirige la construction de l'Université de Musique de Pyonyang[77]. En 2007, il aurait été affecté soit au département administratif du Parti du Travail de Corée, soit au Bureau politique général de l'armée populaire de Corée[71]. Les préparatifs s'accélèrent après que Kim Jong-il a été victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC) en août 2008[78]. Le 8 janvier 2009, celui-ci annonce aux dirigeants du parti qu'il avait choisi Kim Jong-un pour successeur[79],[80],[81]. Le 26 avril 2009, lors d'une tournée d'inspection au Wonsan Kim Jong-il exige que les cadres du parti de Wonsan lui demandent de prendre soin de Kim Jong-un[82]. Le 25 mai 2009[83], il informe les responsables de l'Armée populaire de Corée, le præsidium de l'Assemblée populaire suprême, les ministres et les diplomates nord-coréens en poste à l'étranger que son plus jeune fils lui succéderait[84],[85],[86]. Kim Jong-il leur demande « de promettre fidélité » à Kim Jong-un[87],[88].

Dès lors la carrière de celui-ci progresse rapidement. Directeur et auteur de la Société de production de littérature du 15 avril (Chosongul : 4•15문학창작단 단장), il est élu à l'Assemblée populaire suprême le 8 mars 2009[89] dans la 216e circonscription électorale située dans le Pyongan du Nord en référence à la date de naissance de son père né un 16 février (2•16), mais l'information est gardée secrète jusqu'en juin 2010 [90],[91],[92],[93],[94]. En mars 2009[6],[95],[96],[97],[98],[99],[100] (selon d'autres sources fin 2009[101]), il est en outre placé à la tête du département de la Sécurité d'État[102],[103],[104]. Nommé en avril 2009[105] au Comité de la défense nationale de la RPDC[106],[107] et directeur adjoint du département administratif du parti[64], il est élu par l'armée délégué au Congrès du Parti du Travail de Corée le 25 août 2010[108] et promu général quatre étoiles (대장 Daejang) le 27 septembre 2010[109],[110]. Le 28 septembre 2010 il est élu membre du comité central du Parti du Travail de Corée[111] et vice-président de la Commission centrale militaire[112]. Des photographies de lui sont alors publiées dans la presse[113]. La première apparition publique de Kim Jong-un a lieu lors d'un défilé militaire organisé en l'honneur du 65e anniversaire de la fondation du Parti du Travail de Corée, à Pyongyang, le 10 octobre 2010[114],[115]. Sa sœur, l'époux de cette dernière, et leur père Kim Jong-il sont également présents lors de ce rassemblement[116]. Depuis le 10 février 2011, il est vice-président du Comité de la défense nationale de la RPDC[117],[118],[119],[120], « l’organe suprême du pouvoir d’État pour la direction de la défense nationale » d'après l'article 106 de la constitution nord-coréenne[121].

La presse sud-coréenne rapporte que, pour essayer d'affermir sa position politique, Kim Jong-un fait arrêter des proches de son demi-frère Kim Jong-nam en Corée du Nord[122] puis essaye de faire assassiner ce dernier en juin 2009, à Macao. Cette dernière opération aurait été déjouée par les services de sécurité chinois[123],[124]. Kim Jong-nam dément par la suite publiquement l'information[125],[126]. Selon plusieurs experts, il est le commanditaire de la cyber attaque contre plusieurs sites internet sud-coréen le 7 juillet 2009[127], du torpillage du Cheonan, un navire de guerre sud-coréen, le 26 mars 2010[128],[129],[130],[131],[132],[133], et du bombardement de l'île sud-coréenne de Yeonpyeong le 23 novembre 2010[134],[135]. Ces actes auraient été commis avec le soutien de son père dans le but d'asseoir la légitimité de Kim Jong-un dans l'armée. En août 2010, il accompagne son père en Chine pour rencontrer le président Hu Jintao[136],[137],[138],[139]. Le 10 octobre 2010, il se tient aux côtés de Kim Jong-il lors de l'entretien avec Zhou Yongkang poids lourd du bureau politique chinois en visite en Corée du Nord à l'occasion du 65e anniversaire du Parti du Travail de Corée[136]. En novembre 2010, son nom venant juste après celui de son père sur la liste de la commission chargée de l'organisation des funérailles de Jo Myong-rok (1928-2010)[140], il fait figure de numéro 2 du régime[141]. En janvier 2011, Kim Jong-un aurait personnellement supervisé l'exécution du directeur adjoint du département de la sécurité d'État, Ryu Kyong et la purge d'une centaine de partisans de celui-ci[142],[143],[144],[145]. En mai 2011, il se rend de nouveau en Chine[146] et en septembre 2011 il participe aux discussions avec le président laotien Choummaly Sayasone à Pyongyang[147]. Selon Goodfriends, une association de défense des droits de l’Homme en Corée du Nord, Kim Jong-un prend les rênes du régime nord-coréen dès octobre 2011[148].

Chef suprême de la République populaire et démocratique de Corée[modifier | modifier le code]

Avant même l'annonce du décès de Kim Jong-il survernue le 17 décembre 2011[149], Kim Jong-un donne son premier ordre aux militaires en les plaçant en alerte dans leurs casernes[150].

Ce dernier se met en avant lors des obsèques de son père. Le 19 décembre 2011[151], il est nommé à la tête de la commission d'organisation des funérailles[152]. Le 20 décembre 2011, aux côtés de plusieurs dirigeants du régime, il se rend au mausolée de Kumsusan pour rendre publiquement hommage au corps de son père[153],[154]. Il vient saluer une deuxième fois la dépouille de Kim Jong-il le 23 décembre[155], puis le 24[156],[157] et encore le 27[158]. Enfin, le 28 décembre 2011, lors de la cérémonie officielle, il est placé en tête et à droite de la limousine noire qui transporte le corps de son père à travers Pyongyang[159].

Parallèlement il se fait attribuer les fonctions qui étaient celles du défunt. Le Rodong Sinmun le qualifie le 24 décembre 2011 de « commandant suprême » de l'armée[160],[161],[162], le 26 décembre 2011, ce même journal le présente comme le « chef du comité central »[163]. Le 30 décembre 2011, le Bureau politique du Parti du Travail de Corée le nomme officiellement commandant suprême de l’Armée populaire de Corée conformément aux recommandations données le 8 octobre 2011 par Kim Jong-il[164]. Pour sa première sortie officielle, il inspecte, le 1er janvier 2012, la 105e division cuirassée des gardes de l'APC « Seoul Ryu Kyong Su », l'unité que Kim Il-sung et Kim Jong-il avaient le plus inspectée[165],[166].

Néanmoins, les analystes considèrent que, du fait de son jeune âge, des membres de la proche famille devraient assurer un rôle de « régents » auprès de lui[167]. Au nombre de ces membres, on compte sa tante Kim Kyong-hui, sœur de Kim Jong-Il née le 30 mai 1946[168], membre du comité central depuis 1988[169], membre du bureau politique du Parti du Travail de Corée depuis le 28 septembre 2010[170], général quatre étoiles depuis le 27 septembre 2010[171], et le mari de celle-ci, Jang Song-taek, né en janvier 1946[172], membre du comité central du Parti du Travail de Corée depuis décembre 1992[173], directeur du département administratif du comité central du Parti du Travail de Corée à partir de décembre 2007[172], vice-président du Comité national de défense depuis le 7 juin 2010[174],

Le 1er janvier 2013, Kim Jong-un a formulé le vœu de la fin de la confrontation avec la Corée du Sud et un « virage radical » permettant l'émergence d'un « géant économique », tout en réaffirmant les ambitions militaires du régime communiste. « Pour mettre fin à la division du pays et parvenir à sa réunification, il est important de cesser la confrontation entre le Nord et le Sud », a annoncé Kim Jong-un dans un communiqué diffusé par la télévision d'État[175].

En décembre 2013, la mise à l'écart de Jang Song-taek, puis son exécution - des médias ont annoncé qu'il aurait été dévoré par des chiens[176] mais cela demeure peu crédible [177]- , sont analysées comme étant le parachèvement de la transition politique entre le « règne » de Kim Il-Sung et celui de Kim Jong-un et de sa mainmise sur le pouvoir[178],[179].

Début octobre 2014, alors que Kim Jong-un n'a plus été vu en public depuis un mois (probablement pour ne pas paraître affaibli après une opération des tendons d'Achille liée à son surpoids[180]), la presse fait état de contacts informels entre le numéro deux du régime Hwang Pyong-so et Ryoo Kihl-jae ministre de l'unification en Corée du Sud à l'occasion de la cérémonie de clôture des jeux asiatiques à Incheon[181].

Culte de la personnalité[modifier | modifier le code]

Kim Jong-un est resté longtemps méconnu en Corée du Nord. Pour lui permettre d'accéder au pouvoir, un culte de la personnalité a été mis en place par la propagande. Ainsi le titre de « brillant camarade » (영명한 동지) lui a-t-il été décerné, puis de 2008 à 2010, celui de « jeune général »[182] et, après la mort de son père, il est présenté le 19 décembre 2011 par l'agence de presse nord-coréenne KCNA comme une personnalité exceptionnelle : « À l'avant-garde de la révolution coréenne se trouve à présent Kim Jong-un, grand successeur de la cause révolutionnaire du Juche et chef remarquable de notre Parti, de notre armée et de notre peuple »[183],[184].

Une chanson intitulée Du même pas (발걸음, Balgeoleum) écrite en son honneur par le compositeur Ri Jong-o[185] et jouée pour la première fois le 8 janvier 1992[186] a été largement diffusée à partir de février 2009[187] et interprétée par un chœur du théâtre provincial de la province de Hwanghae du Nord en présence de Kim Jong-il le 9 octobre 2009[188]. En mai 2009, la propagande officielle présente le lancement du missile longue portée « Kwangmyungsung 2 » le 5 avril 2009 (en violation de la résolution 1718 du Conseil de Sécurité de l'ONU adoptée le 15 juillet 2006[189],[190]) et l'essai nucléaire du 25 mai 2009[191] comme ses réussites personnelles[192].

En décembre 2009, une publication intitulée « La Grandeur du respecté général Kim Jong-un » est distribuée aux responsables du Parti des travailleurs de Corée[6]. Depuis 2010, le 8 janvier, date de son anniversaire, est célébré en Corée du Nord[64],[193]. En septembre 2011, un film à son sujet (Un an sous le drapeau du leader suprême) est projeté aux militaires[194]. Des plaques sont apposées pour commémorer son passage en certains lieux (usines, unités militaires, écoles) visités en compagnie de son père[195].

L'édition du 22 décembre 2011 du Rodong Sinmun, le journal du Parti, consacre sa une à un éditorial intitulé « le grand camarade Kim Jong-un vivra éternellement dans le cœur de nos militaires et de notre peuple »[196]. Le 3 janvier 2012, une manifestation de soutien à sa personne réunit plusieurs dizaines de milliers de Nord-Coréens à Pyongyang[197],[198]. À l'occasion de son anniversaire, la télévision d'État nord-coréenne diffuse le 8 janvier 2012 un documentaire à sa gloire où il apparaît aux commandes d'un tank de la 105e Division Blindée Ryu Kyong Su et donnant des ordres à des soldats des armées de l'air, de terre et de la marine[199],[200] pendant que le commentaire précise « notre grand général Kim Jong-il (…) l'appelait le génie des génies en science militaire »[201],[202]. Il aurait rédigé sa première thèse en stratégie militaire[203] à l'âge de 16 ans[204].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Kim Jong-un est le fils le plus jeune et le préféré[205] de Kim Jong-il. Sa mère, Ko Young-hee[206], née en juin 1953 à Osaka[207],[208] au Japon[209], retournée en Corée du Nord en mai 1961[210], diplômée de l'Université de Musique et de Danse de Pyongyang en 1970, danseuse dans la Troupe d'Art de Mansudae en 1971, est décédée d'un cancer du sein à l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif en mai 2004[211],[212]. Elle avait surnommé son fils « Le roi de l’étoile du matin »[213]. Kim Jong-un est le frère de Kim Jong-chol (né le 25 septembre 1981[214]) et de Kim Yo-jong (née en 1987[215],[216]), le demi-frère de Kim Jong-nam (né le 10 mai 1971[217]) et de Kim Sul-song (née en 1974[218],[219]).

Selon diverses sources diplomatiques, Kim Jong-un s'est fiancé en 2008 puis marié en 2010 à une jeune femme originaire de Chongjin, diplômée en 2010[220] de l'Université Kim Il-sung de Pyongyang[221], née en 1981[222] et dont l'identité est tenue secrète[223]. Le beau-père serait professeur d'université et la belle-mère, gynécologue[224]. Le jeune couple aurait un enfant[225],[226],[227]. Le 25 juillet 2012, les médias officiels nord-coréens annoncent son mariage avec Ri Sol-ju après que le couple est apparu ensemble en public au cours des semaines précédentes[228],[229].

Kim Jong-un aurait été victime d'un accident de la route en août 2008[211],[230],[231],[232] et souffrirait, comme son père, de diabète[87] et d'hypertension[233],[234]. Il serait fumeur et amateur de whisky depuis l'âge de 15 ans[142],[235]. Il pèserait environ 90 kg et mesurerait près de 175 cm[236],[237],[238],[239],[6],[240].

Il parlerait anglais, français et allemand[79] et serait féru d'informatique[241].

Kenji Fujimoto qui a été le cuisinier japonais attitré de Kim Jong-il de 1988 à 2001[242] décrit Kim Jong-un comme « fait du même bois que son père, son portrait craché, en ce qui concerne le visage, la corpulence et la personnalité »[243]. Mais Kim Jong-un cultive surtout sa ressemblance physique avec son grand-père Kim Il-sung, en imitant ses gestes et sa démarche[244], en adoptant la même coupe de cheveux que lui et en s'habillant en costume Mao noir[245],[246]. La presse sud-coréenne prétend qu'il aurait eu recours entre 2007 et 2010 à six opérations chirurgicales pour accentuer la ressemblance[247],[248],[249],[250],[251].

Les responsables du renseignement américain le décrivent comme instable dans sa prime jeunesse et ayant une tendance sadique, appréciant torturer les animaux[252].

Arbre généalogique de la famille Kim[modifier | modifier le code]

 
 
 
 
Kim Hyŏng-jik
 
Kang Pan-sŏk
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Sŏng-ae
 
Kim Il-sung
 
Kim Jong-suk
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Young-sook
 
 
Song Hye-rim
 
Kim Jong-il
 
Ko Young-hee
 
Kim Ok
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Kim Sul-song
 
Kim Jong-nam
 
Kim Jong-chol
 
Kim Jong-un
 
Ri Sol-ju
 
 
 

Arbre généalogique parental paternel de la famille Kim :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pascal Dayez-Burgeon, La dynastie rouge, Perrin, 2014

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ilmin International Relations Institut Working Paper Series, December 2010, p. 3
  2. (en) « Three sons of Kim Jong Il(North Korean leader) », sur Global Times.cn (consulté le 31 décembre 2011)
  3. (en) « N.Korea Heir Apparent 'Given More Auspicious Birthday' », sur english.chosun.com,‎ 1er janvier 2012 (consulté le 1er janvier 2012)
  4. (zh) « 金正恩 » (consulté le 1er janvier 2012)
  5. (en) « North Korea’s Heir Apparent Remains a Mystery »,‎ 14 juin 2009 (consulté le 30 décembre 2011)
  6. a, b, c, d et e (en) « North Korea after Kim Jong Il » [PDF], sur kas.de (consulté le 31 décembre 2011)
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  8. « http://www.cbsnews.com/8301-501712_162-57354381/key-dates-in-the-rise-of-north-koreas-kim-jong-un/ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-09
  9. « De nouvelles fonctions pour le successeur désigné de Kim Jong-il », Courrier international, 29 septembre 2010.
  10. Nouveau signe du pouvoir de Kim Jong-un à Pyongyang: son nom paraît en gras, L'Express, 27 décembre 2011.
  11. http://www.naenara.com.kp/fr/news/news_view.php?19+951
  12. http://www.naenara.com.kp/fr/news/news_view.php?19+952
  13. « La Corée du Nord intronise son nouveau chef devant une foule de militaires », Le Monde, 29 décembre 2011.
  14. http://lci.tf1.fr/monde/asie/coree-du-nord-nomme-marechal-kim-jong-un-renforce-son-pouvoir-7420990.html
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  17. http://french.yonhapnews.co.kr/news/2010/01/10/0200000000AFR20100110000900884.HTML
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  21. http://www.dailynk.com/english/read.php?cataId=nk01500&num=5249
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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