Kim Campbell

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Kim Campbell
Kim Campbell en 2009.
Kim Campbell en 2009.
Fonctions
19e Premier ministre du Canada
25 juin 19934 novembre 1993
Monarque Elizabeth II
Gouverneur Ramon John Hnatyshyn
Prédécesseur Brian Mulroney
Successeur Jean Chrétien
Biographie
Date de naissance 10 mars 1947 (67 ans)
Lieu de naissance Port Alberni (Colombie-Britannique, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti progressiste-conservateur
Conjoint Nathan Divinsky
Howard Eddy
Hershey Felder
Diplômé de Université de la Colombie-Britannique
London School of Economics
Profession Avocate
Enseignante
Religion Anglicanisme

Signature
Premiers ministres du Canada

Kim Campbell (née le 10 mars 1947 à Port Alberni, en Colombie-Britannique) fut la 19e Première ministre du Canada et première Première ministre du Canada du 25 juin au 4 novembre 1993. Bien que son mandat n'ait jamais été confirmé par une élection populaire, elle demeure la seule femme chef d'un gouvernement national nord-américain jusqu'à présent. Elle fut aussi la deuxième femme à prendre place à la table des chefs du Groupe des Sept (aujourd'hui Groupe des huit) pays les plus industrialisés, en 1993, après la Première ministre britannique Margaret Thatcher.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parce qu'elle n'aimait pas ses prénoms,. elle adopta celui de Kim pendant son adolescence. Elle fit ses études à l'Université de la Colombie-Britannique, obtenant ses baccalauréats en arts et en droit, et poursuivit des études en vue d'un doctorat en gouvernement soviétique à la London School of Economics.

Campbell épouse Nathan Divinsky en 1972. Pendant leur mariage, Campbell enseigne la science politique à l'Université de la Colombie-Britannique et au Vancouver Community College, et fait son entrée de la vie politique en tant que conseillère scolaire à Vancouver. Campbell et Divinsky se divorcent en 1983 et Campbell épouse par la suite Howard Eddy en 1986. Campbell et Eddy divorcent avant qu'elle devienne première ministre.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle est élue en 1986 à l'Assemblée législative de la Colombie-Britannique, députée créditiste; elle fait ensuite campagne sans succès à la chefferie de ce parti. Quelques années après, elle démissionne de l'assemblée législative pour être candidate lors de l'élection fédérale de 1988 pour le Parti progressiste-conservateur du Canada.

À la suite de son élection à la chambre des communes, elle devient la première femme ministre de la Justice du Canada (1990-1993). Ensuite, elle occupe brièvement le ministère de la Défense nationale.

Première ministre[modifier | modifier le code]

Elle se lance dans la course pour succéder à Brian Mulroney à la direction progressiste-conservatrice, et de ce fait, au poste de première ministre, après la démission de Mulroney en 1993. Campbell défait Jean Charest au congrès du Parti progressiste-conservateur en juin et elle devient la première femme à être Première ministre du Canada.

La montée rapide de cette ministre méconnue jusqu'à devenir première ministre étonne le public canadien. Elle jouït d'abord d'une grande popularité, due au fait d'être la première femme à atteindre un tel poste. Pendant un certain temps, elle paraît être en mesure de réparer la réputation du Parti progressiste-conservateur du Canada, sérieusement compromise par une suite de scandales et de mesures impopulaires pendant le mandat du premier ministre Mulroney.

L'élection fédérale canadienne de 1993 est annoncée pour l'automne. Le parti s'attend, soit à conserver le pouvoir, soit à former l'opposition officielle. Or la popularité de Campbell se déteriore rapidement. La première ministre paraît avoir des difficultés à s'entretenir avec les Canadiens « ordinaires » ; on l'accuse d'un ton supérieur et prétentieux. Elle fait l'observation fameuse qu'« une élection n'est pas le moment pour discuter des affaires sérieuses. » On l'accuse aussi de suivre les attitudes et les positions de son prédécesseur détesté ; les activistes scandent « Kim, Kim, you're just like him » (Kim, vous êtes pareille à lui).

Elle a une tendance fâcheuse à faire des gaffes de relations publiques. Le comble des malheurs est une publicité conservatrice largement perçue comme se moquant de la paralysie faciale dont souffre le chef libéral Jean Chrétien.

Défaite par les libéraux[modifier | modifier le code]

Malgré tout, les conservateurs restent forts dans les sondages. Le monde politique canadien est donc complètement bouleversé par le résultat des élections : les libéraux gagnent une majorité massive, tandis que les conservateurs tombent de la plus grosse majorité en sièges jamais obtenue au Parlement jusqu'à un caucus de deux, la pire défaite de l'histoire parlementaire canadienne. Campbell perd même son siège à Vancouver. Bien que les conservateurs aient obtenu le troisième résultat du vote populaire, un peu en arrière du Parti réformiste, la concentration du support pour les réformistes dans l'Ouest canadien ainsi que pour le Bloc québécois au Québec prive les conservateurs de leurs bases d'appuis traditionnels.

La majorité des commentateurs perçoivent sa défaite sans précédent comme étant le résultat de l'impopularité de son prédécesseur plutôt que du leadership de Campbell elle-même; toutefois, elle démissionne de la chefferie conservatrice tout de suite après les élections, nommant Jean Charest chef intérimaire.

Carrière après la politique[modifier | modifier le code]

Campbell reprend le professorat en science politique pendant quelques années, cette fois à l'université Harvard. En 1996, le gouvernement libéral la nomme au poste de consul général canadien à Los Angeles. Elle tient ce poste jusqu'en 2000.

Elle est la présidente du Council of Women World Leaders et la secrétaire générale du Club de Madrid, un organisme indépendant d'anciens chefs d'État et de gouvernement qui promeut la démocratie dans le monde.

Elle demeure en fonction comme lectrice en politique publique à la Kennedy School of Government de l'université Harvard, et dirige plusieurs sociétés de haute technologie et de biotechnologie.

Son portrait officiel dans la galerie des premiers ministres de l'édifice du Parlement est dévoilé le 30 novembre 2004. Elle dit alors ressentir l' « honneur profond » d'être la seule femme représentée dans cette galerie et dit: « J'ai vraiment hâte au jour où mon portrait sera accompagné de beaucoup d'autres visages féminins. »

Mme Campbell est actuellement la cadette des anciens premiers ministres canadiens.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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