Kim Ae-ran

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Kim Ae-ran
Hangeul 김애란

Kim Ae-ran est une romnacière sud-coréenne née à Incheon en 1980[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Kim Ae-ran est née en 1980 à Incheon. Elle a fait son entrée en littérature avec une nouvelle intitulée La Porte du Silence, remportant le prix littéraire de Daesan pour étudiants en 2002, publiée dans la revue Changbi. Elle est récompensée par le prix de l'écriture Daesan en 2003 pour Maison inconnue (le titre de cette nouvelle est aussi traduit sous le titre, Quatre locataires et moi). C’est avec sa première nouvelle Cours papa, cours ! et l’obtention du prix littéraire Hankook Ilbo dès 2005, que Kim Ae-ran a commencé à se faire un nom dans le monde de la littérature coréenne. En 2008, elle remporte le prix Lee Hyo-seok pour sa nouvelle Le Couteau de ma mère[2],[3].

Kim Dong-shik, critique littéraire, la décrit comme « l’auteure qui détruit la grammaire du roman traditionnel » dans sa postface à Cours papa, cours ! (2005).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Son style est décrit comme « concis et incisif », proche de la poésie, par ses traducteurs français[2].

Sa nouvelle Maison inconnue (2003) raconte l'histoire de cinq femmes vivant dans des chambres séparées au sein d'une même maison où les chambres sont petites et jouxtées les unes aux autres. Cette œuvre lui permet de remporter le prix littéraire Daesan et d'obtenir une certaine reconnaissance en Corée du Sud.

Sa nouvelle Cours Papa, cours ! lui permet d'obtenir le prix Hankook Ilbo en 2005 et de gagner en popularité auprès du public coréen. Âgée de 25 ans au moment de la réception du prix, Kim fut la plus jeune lauréate enregistrée alors qu'elle n'en était qu'à son premier recueil de nouvelles.

En 2008, la nouvelle Le Couteau de ma mère lui permet de remporter le prix littéraire Yi Hyo-seok. Elle fut là aussi la plus jeune auteure à remporter cette distinction. Au fil de sa carrière, Kim a développé un style frais et dynamique propre aux jeunes auteurs, mais son sens des valeurs, le sérieux des sujets traités, ne sont pas pour autant à prendre à la légère[1].

Kim Ae-ran met en scène de jeunes protagonistes ayant une vingtaine d’années qui viennent à Séoul pour poursuivre leurs rêves. Après l’industrialisation et l’urbanisation rapide de la Corée du Sud dans les années 1960, la littérature coréenne a souvent traité le sujet des jeunes coréens quittant leur village pour se rendre dans la capitale. Pourtant, alors que ce phénomène a toujours perduré, la littérature s’est peu à peu désintéressée de ce sujet. Ayant passé la majeure partie de son enfance en zone rurale avant de s’installer à Séoul, Kim Ae-ran dépeint avec réalisme ces nouveaux citadins venus s’installer dans la capitale[1].

Alors que sa nouvelle Maison inconnue (2003) met en scène cinq femmes vivant dans cinq minuscules chambres, Un Noël particulier se déroule lui dans un motel délabré, Une vie heureuse se passe quant à lui dans des chambres en demi sous-sol. Je vais à l’épicerie met en scène l’espace hautement capitaliste des magasins ouverts jours et nuits que l’on trouve facilement en Corée du Sud, Le ciel Kong Kong a quant à lui pour cadre une terrasse de toiture dans une petite ville de province. Kim Ae-ran a étudié la mise en scène et l’écriture de spectacle lors de son passage à l'université, et c’est peut-être pour cela que ses œuvres manifestent un intérêt particulier pour les petits espaces. Ses descriptions humoristiques de ces protagonistes évoluant dans ces espaces évoquent une sensibilité profonde de l'auteure. Ses œuvres les plus récentes se concentrent ainsi sur l’évolution du quotidien des jeunes habitants de Séoul[1].

En 2011, son œuvre Ma vie palpitante fut publiée. Cette œuvre met en scène un garçon de 17 ans atteint d'une maladie qui provoque un vieillissement accéléré. Il se prépare à faire ses adieux à ses parents, qui l'ont eu lors de leur adolescence[4],[5]. Ce roman fut un best seller en Corée, et fut adapté au cinéma en 2014 par Yi Jae-yong avec les acteurs Kang Dong-won et Song Hye-kyo[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Prix Daesan (2002)
  • Prix Hankook Ilbo (2005)
  • Prix Yi Hyo-seok (2008)
  • Prix Yi Sang (2013)

Bibliographie (partielle)[modifier | modifier le code]

  • En Corée du Sud
    • Cours papa, cours ! (2005)
    • L'Eau dans la bouche (recueil de nouvelles, 2007)
    • Ma Vie palpitante (roman, 2011)
    • Traînée de condensation (2012)
    • L'Avenir du silence (2013)

Lien interne[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d "LTI Korea Datasheet – 김애란". consulté le 14 septembre 2014.
  2. a et b Préface de Cours papa, cours ! par Kim Hye-gyeong et Jean-Claude de Crescenzo.
  3. Préface à la nouvelle Le Couteau de ma mère, Zulma, 2011
  4. (en) "My Palpitating Life". Han Books. Consulté le 14 septembre 2014.
  5. (en) Jae-bong Choi, « My Palpitating Life », LIST Magazine,‎ 2011 (consulté le 1er octobre 2013)
  6. (en) Soon-jin Song, « GANG Dong-won and SONG Hye-kyo to Collaborate on Human Drama », Korean Film Council,‎ 5 décembre 2013 (consulté le 8 janvier 2014)