Kimberly-Clark

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Kimberly-Clark

Description de l'image  Kimberly-Clark Logo.png.
Création 1872, Neenah, Wisconsin
Dates clés 1995 (fusion)
Personnages clés Thomas J. Falk, (PDG)
Mark A. Buthman, (V-P)
Forme juridique Corporation cotée en bourse
Action NYSE : KMB
Slogan « One client at a time »
(Un client à la fois)
Siège social Drapeau : États-Unis Irving, Texas (Quartiers généraux)
Activité Produits du papier
Produits Kleenex, Huggies, Kotex, Depend, Scott, Viva, Cottonelle, Andrex, Pull-Ups, Goodnites, Little Swimmers, Poise, Neat Sheet
Filiales Scott Paper Company
Effectif 63 900
Site web www.Kimberly-Clark.com
Chiffre d’affaires en augmentation 15,903 milliards de dollars US (2005)

Kimberly-Clark est une entreprise américaine qui produit principalement des produits de consommation destinés à l'hygiène personnelle et aux soins à partir de papier transformé à l'état de base. Les marques commerciales de la société Kimberly-Clark incluent les mouchoirs « Kleenex », les produits d'hygiène féminine « Kotex », le papier de toilette « Cottonelle », les lingettes humides « Wypall », les lingettes de nettoyage scientifique « KimWipes » et les couches jetables « Huggies ».

Située à Irving, Texas elle emploie environ 63 900 employés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Kimberly-Clark a été fondé en 1872 à Neenah, dans le Wisconsin, avec 30 000 dollars américains de capitaux. La première exploitation de l'entreprise fut la transformation des copeaux de bois en matière première.

En 1924, la société crée une société séparée, nommée International Cellucotton Products ou International Cellucotton Company pour la vente de produits d'hygiène. Les gammes de produits sont Kotex et Kleenex.

En 1955, Kimberly-Clark fusionne avec la société International Cellucotton Products, qu'elle avait créée en 1924, puis en 1962, avec la société Coosa River Newsprint Company.

En 1995, Kimberly-Clark se porte acquéreur de Scott Paper Company pour un actif total de 9,4 milliards de dollars.

En 2010, le groupe se sépare des marques Sopalin et Le Trèfle, revendues au groupe italien Sofidel[1].

En 2012, l'entreprise décide de stopper la commercialisation de couches-culottes en Europe occidentale, ce qui entraîne la fermeture de cinq usines de production[2].

Direction[modifier | modifier le code]

Les membres actuels du conseil d'administration de la Société Kimberly-Clark sont: John Alm, Dennis Beresford, John Bergstrom, Abelanrdo Bru, Pastora Cafferty, Robert Decherd, Thomas Falk, Claudio X. Gonzalez, Mae Jemison, Linda Rice, Marc Shapiro, et Craig Sullivan.

D'anciens membres du conseil de direction incluent Wayne Sanders.

Relations avec Midwest Airlines[modifier | modifier le code]

Indication d'un bureau de Kimberly Clark

Midwest Airlines débute ses activités en 1948, quand la société Kimberly-Clark organise ses opérations de transport aérien de ses cadres et ingénieurs entre ses quartiers généraux basés à Appleton et ses usines.

En 1969 naît K-C Aviation, dédiée à l'exploitation d'appareils aériens corporatifs. Après la Loi de dérégularisation des compagnies aériennes adoptée par le Congrès américain en 1978, Kimberly-Clark et K-C Aviation décident de former une compagnie aérienne régulière, et de cette initiative est créé Midwest Express en 1984, dont le nom sera changé pour Midwest Airlines en 2003.

Controverse écologique et verdissement de l'entreprise[modifier | modifier le code]

En 2005, l'association écologique Greenpeace lançait une campagne contre Kimberly-Clark (K-C) en raison de leur responsabilité dans la destruction de la forêt boréale et pour protester contre ses méthodes de fabrication de tissu. K-C était accusé d'utiliser plus de 3 millions de tonnes de pulpe de bois pour confectionner ses produits jetables tels que ceux de la marque de mouchoirs Kleenex, dont à partir de pulpe de bois provenant de coupe à blanc des forêts anciennes de l'Ontario, de l'Alberta au Canada, ce qui menace des habitats de plus d’un milliard d’oiseaux migrateurs et d'habitats vitaux pour des espèces menacées telles que caribou des bois et carcajou.
Cette accusation fut niée par K-C, mais lors de sa campagne internationale contre les coupes à blanc, Greenpeace fit publier des études prouvant, de son point de vue, des liens entre K-C et la destruction des forêts anciennes du Canada, alertant l'opinion publique afin de faire pression sur Kimberly-Clark et inciter les consommateurs à changer leurs habitudes de consommation au profit de fabricants plus écologiques disposant d'écolabels ou d'écosociolabels qui soient crédibles.

En 2009, K-C s'est dit contre l'abattage des forêts anciennes ou protégées. KC affirme aussi vouloir collaborer avec Greenpeace pour protéger les forêts boréales anciennes. En réponse à 5 ans de campagne de Greenpeace, K-C s'est engagé ;

  • à développer un programme interne rigoureux de certification forestière avec le Forest Stewardship Council (FSC),
  • à inspecter de manière détaillée ses fournisseurs de pâte à papier afin de s'assurer de leur conformité à la politique de viabilité de Kimberly-Clark [3]
  • à accroître la proportion de fibres recyclées de ses produits
  • à - sauf en répondant à certains critères écologiques stricts - ne cesser ses achats (325 000 t/an de pâte) provenant antérieurement des forêts du bassin des rivières Kenogami et Ogoki (deux forêts anciennes couvrant dans le nord de l'Ontario 3 millions d’hectares, au cœur d’une zone relativement vierge de pressions humaines. Cette pâte provenait d'une entreprise refusant de protéger les zones menacées de ces forêts et de fournir à Kimberly-Clark des pâte certifiées par le FSC. Dès 2012, Kimberly-Clark n'utilisera plus de fibres issues de la forêt boréale, sauf si elles respectent les 10 principes et critères du FSC.


Greenpeace estimait dans une conférence de presse[4] commune que cet engagement, de la part d'une entreprise consommant plus de 4,5 millions de tonnes de fibre et de pâte par an, pourra servir de modèle à d'autres entreprises.

Secteur d'activité[modifier | modifier le code]

Il est essentiellement fondé sur les produits jetables destinés à la consommation immédiate. Il concerne le marché des produits de l'hygiène personnelle, du bain ainsi que de la maintenance. De nombreuses critiques sont émises, tant sur la pollution qui résulte de la fabrication de ces produits que sur la difficulté du recyclage des produits. (voir ↑ plus-haut)

Serviette jetable[modifier | modifier le code]

Kleenex est la marque commerciale des mouchoirs en papier ou en tissu. Scott est le nom de marque des serviettes de table, serviettes de papier et de papier essuie-tout. VIVA est le nom de marque des serviettes de papier épaisses.

Hygiène intime féminine[modifier | modifier le code]

Kotex est la marque commerciale des produits d'hygiène féminine de KC. La ligne de produit inclut les serviettes hygiéniques, les protège-dessous et les tampons.

Couches jetables et protection contre l'énurésie[modifier | modifier le code]

K-C produit plusieurs types de couches, dont la marque « Huggies » utilisée pour représenter les couches pour bébés. Elle produit également la marque de culottes d'entraînement à la propreté pour enfants « Pull-Ups » et « Goodnites “Nighttime protection” » pour les enfants plus âgés, ainsi que la ligne de maillots de bain jetables connue sous le nom de « Little Swimmers ». La principale rivale du marché cible qu'exploite la compagnie Huggies en Amérique du Nord est Pampers.

Kimberly-Clark produit également la ligne « Huggies Preemie » conçue pour les enfants nés prématurément. Elles sont plus petites que les couches pour nouveau-nés et n'utilisent pas un revêtement super-absorbant.

La ligne « Depend » est une marque commerciale de couches pour adultes destinés aux personnes souffrant d'incontinence urinaire ou fécale.

La ligne « DryNites » fut la version australienne et européenne des GoodNites de 1994 à 2006. Elles étaient plus petites, plus minces et unisexes. Cela fut transformé en 2006, et actuellement, les produits vendus sont les mêmes que ceux que l'on retrouve sur le marché nord-américain.

Secteur des produits pour le bain[modifier | modifier le code]

  • Cottonelle est la marque commerciale des produits pour le bain de KC. La ligne de produits inclut les tampons pour le bain et les lingettes humides jetables.

Secteur des produits d'entretien ménager et scientifique[modifier | modifier le code]

KimWipes[modifier | modifier le code]

Les KimWipes sont des serviettes de tissu utilisées couramment dans les laboratoires. Elles sont composées de papier, silicone, et d'autres substances. Sous l'effet du silicone, le papier peut être rugueux au toucher. Les KimWipes sont utilisées parfois pour nettoyer une variété d'objets, dont les microscopes ou les lentilles. Mais son utilisation est déconseillée dans ces deux derniers cas car la surface de la lentille peut être abimée. Des lingettes spécifiques (lens tissue) sont préférables pour cette utilisation.

Implantations[modifier | modifier le code]

En France, le groupe possède deux usines, situées à Sotteville-lès-rouen et à Villey-Saint-Etienne[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bras de fer économico-juridique autour du nom Sopalin, sur LSA Conso
  2. Kimberly-Clark, fabricant des kleenex, réduit ses coûts, sur BFMTV
  3. Site officiel de la campagne d'action de Greenpeace contre la société Kimberly-Clark
  4. Conférence de presse commune tenue à Washington DC, 5 août 2009
  5. Kimberly-Clark retire Huggies du marché des couches-culottes

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]