Kilstett
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| Kilstett | ||
Maison alsacienne |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Alsace | |
| Département | Bas-Rhin | |
| Arrondissement | Strasbourg-Campagne | |
| Canton | Brumath | |
| Intercommunalité | C.C. de Gambsheim-Kilstett | |
| Maire Mandat |
Gabriel Muller 2008-2014 |
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| Code postal | 67840 | |
| Code commune | 67237 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
2 357 hab. (2010) | |
| Densité | 342 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 126 m — Max. 131 m | |
| Superficie | 6,9 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Kilstett est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin et la région Alsace.
Ses habitants sont appelés les Kilstettois et Kilstettoises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Kilstett est situé à environ 15 km au nord de Strasbourg. Le village possède une gare SNCF sur la ligne Strasbourg - Lauterbourg, entre La Wantzenau et Gambsheim. Il est situé sur la Véloroute Rhin EV 15 (1 320 km) qui relie la source du Rhin, située à Andermatt en Suisse, à son embouchure à Rotterdam.
Histoire [modifier]
En janvier 1945, pendant la Seconde Guerre mondiale, une contre-offensive lancée par l'armée allemande pour tenter de reprendre Strasbourg fut stoppée lors de la bataille de Kilstett.
« Le 3 janvier au matin, alors que la 1re armée française est tout entière au contact dans la poche de Colmar, De Lattre, ayant reçu l'ordre d'inclure Strasbourg dans la zone de son armée, décide aussitôt d'y envoyer le général Guillaume avec sa 3e DIA. Mais cette grande unité, alors sur la ligne des crêtes vosgiennes, ne pourra rejoindre que le 5 janvier en fin de journée. Or la menace sur Strasbourg se précise. Dans la nuit du 4 au 5 - selon un renseignement FFI -, l'ennemi a entrepris la construction d'un pont devant Gambsheim afin de permettre à ses blindés de traverser le Rhin. Le Général Schwartz, gouverneur militaire de Strasbourg, affirme qu'il se battra jusqu'au bout. IL ne dispose cependant que de très faibles forces : 4 escadrons de la garde républicaine médiocrement armés, à effectif très réduit (moins de 350 hommes) et des FFI strasbourgeois. Les 4 unités de la garde républicaine (...) constituaient, sous les ordres du Chef d'Escadron Daucourt, un groupement articulé en 2 sous groupements :
- le 3e et le 5e escadron d'une part,
- le 4e et le 8e escadron d'autre part.
Chaque escadron avait créé un groupe franc qui patrouillait la nuit ou tenait des observatoires avancés vers le Rhin.
Pour cette mission très dangereuse, le chef d'escadron Daucourt désigne les 4e et 8e escadrons, renforcés par un peloton du 5e escadron, soit à peine 200 hommes. Liaison est aussitôt prise avec les FFI locaux et avec un élément américain qui se trouve encore là en arrière-garde du repli amorcé. (...) La progression aidée par les FFI de Kilstett démarre à 15h15, sur un terrain découvert et absolument plat. À 600 mètres du premier objectif - Bettenhoffen - les premiers éléments sont pris sous le feu d'armes automatiques. Plusieurs gardes républicains sont blessés. Malgré l'absence totale de feux de soutien ami, la progression continue sous un violent tir d'artillerie et de mortiers. Le lieutenant Cambours, commandant le 4e escadron, tombe mortellement frappé. Son adjoint le lieutenant Perré, est grièvement blessé. Les escadrons manœuvrent pour déborder la résistance allemande. Vers 16 h 30, les tirs d'artillerie ennemis s'intensifient, tuant 3 gardes républicains et en blessant encore plusieurs autres. Malgré tout, la progression se poursuit. 2 blessés refusent de se faire évacuer. Il s'agit du garde Barjolet, le visage ravagé par un éclat d'obus et du garde Martin, qui, un œil crevé et un bras fracassé, doit faire l'objet d'un ordre ferme pour aller se faire soigner. En dépit de l'opposition acharnée de l'ennemi, les abords de Bettenhoffen sont atteints. Cependant, devant la supériorité écrasante des tirs adverses et la diminution inquiétante des munitions, le repli est décidé. Les gardes décrochent sous un feu d'enfer et viennent se réinstaller défensivement devant Kilstett, ramenant avec eux les blessés et mourants. La nuit tombe, troublée de rafales de mitrailleuses et d'explosions d'obus, tandis que de menaçants grondements de chars ennemis laissent présager l'attaque au petit jour. Celle-ci ne se produira cependant pas. Les Allemands ont été "bluffés" par l'ardeur combative des gardes et par ailleurs, l'artillerie américaine alertée, a détruit le pont en construction devant Gambsheim, interdisant ainsi aux panzers la traversée du Rhin. En lieu et place d'une attaque allemande, c'est une compagnie américaine arrivée le 6 janvier à 7 h qui tente aussitôt, avec 3 chars et la garde républicaine en accompagnement, de poursuivre l'opération commencée la veille. Cette colonne ne peut percer mais ramène une centaine de prisonniers allemands. Les gardes les font parler et apprennent avec stupéfaction - mais non sans fierté - qu'avec 200 hommes à peine ils ont réussi à tenir en échec la tête de pont ennemie comprenant 1600 combattants aguerris (...). Ce renseignement exalte le moral de tous sans cependant estomper le lourd tribut des pertes subies :
- 1 officier tué : Lieutenant Georges Cambours
- 3 gardes tués : Émile Barbin, Fernand Kember et Irénée Lannoy;
- 1 officier très grièvement blessé : Lieutenant Perré (devenu général en 1977)
- 15 gradés et gardes blessés, la plupart grièvement.
(...) La gendarmerie a fait élever, avec le concours des habitants du village, une stèle solennellement inaugurée le 23 janvier 1949 et devant laquelle la gendarmerie d'Alsace célèbre chaque année les combats de janvier 1945 par une prise d'armes commémorative. »
(extrait de l'article rédigé par le lieutenant colonel (er) Lallemant Claude "Kilstett, 5 janvier 1945, La gendarmerie gardienne du serment de Koufra", SNAAG Magazine no 274, avril 2006, p. 17-18)
Contrairement à ce qui est dit ci-dessus, ce n'est pas une compagnie américaine qui est arrivée en renfort au matin du 6 janvier mais des éléments de la 8e compagnie de marche du Tchad, unité de la 2e D.B. du général Leclerc. Au cours des combats furent tués, entre autres, l'adjudant Groetz et le caporal Saussier. À l'origine, la 8e compagnie du régiment de marche du Tchad fut créée avec une unité de F.F.I. du XVe arrondissement de Paris nommée Escadron de Vaugirard.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Kilstett se blasonnent ainsi : |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
| 1851 | 1900 | 1936 | 1962 | 1975 | 1981 | 1999 | 2002 | 2006 | 2007 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 791 | 812 | 1007 | 1161 | 1548 | 1510 | 1933 | 2163 | 2270 | 2320 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Lieux et monuments [modifier]
- Monument à la mémoire des Combattants de la Bataille de Kilstett, rue des Hirondelles.
- Monument des 5 Disparus, place du souvenir français.
- Monument de la Garde, à l'entrée sud du village.
- Plaque en mémoire à la Task force Linden, rue de la forêt.
- L'église Saint-Jean.
- Les calvaires.