Kiki (peluche)

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Kiki est une peluche de taille variable représentant un singe avec une tête ronde et dure, une tétine à la main, et qui connut un succès international dans les années 1980.

Histoire[modifier | modifier le code]

Kiki est d'origine japonaise, et s'appelle au Japon Monchhichi (モンチッチ, Monchicchi?, prononcer « Montchit'tchi »). Il a été créé par Kōichi Sekiguchi (関口 晃市, Sekiguchi Kōichi?) le à Tokyo pour son entreprise, la société Sekiguchi, grand fabricant de poupées dans son pays. Kōichi Sekiguchi aurait créé cette peluche afin d'inculquer le respect et l'amour aux jeunes enfants.

Fort de sa popularité grandissante, l'internationalisation débuta dès 1975 en coproduction avec Mattel, en Allemagne et en Australie. C'est quatre ans plus tard que la peluche débarque en France ainsi qu'aux États-Unis d'Amérique, connaissant un succès important. Rapidement, c'est dans toute l'Europe qu'elle sera distribuée. Monchhichi garde son nom dans le monde entier — avec des graphies différentes selon les pays, à l'exception de la France mais aussi de l'Angleterre où on les renomma Chicaboo.

Les Kiki sont distribués en France sous la marque Ajena qui est une marque du groupe Nounours fondé en 1962, l'une des dernières sociétés à produire des peluches en France.

Les premiers Kiki avaient les yeux bleus. Une nouvelle série de Kiki fut cependant lancée en 1985 à partir des Pays-Bas : c'est alors que leurs yeux prirent la couleur marron qu'ils arborent encore aujourd'hui[1].

Succès[modifier | modifier le code]

Fait à la fois de matières plastiques pour le visage et de fourrure synthétique pour le reste du corps, le succès du petit singe repose notamment sur le fait qu'il peut être habillé. Plusieurs versions sortiront, avec différents accessoires et costumes. Un élément relevable est la possibilité de lui mettre son pouce dans la bouche tel un enfant.

En 1980, il est le protagoniste de la série d'animé Futago no Monchhichi (ふた子のモンチッチ?, lit. « Les Monchhichis »), diffusée en France à partir d'avril 1985 sur Canal+, dans l'émission Cabou Cadin[2]. En 2003 sortent en France trois DVD de 13 épisodes chacun intitulés Kiki, le Kiki de tous les Kiki.

Inspiration[modifier | modifier le code]

Le nom Monchhichi a été inspiré du français « Mon petit », prononcé en japonais « Mon puchi » (モンプチ?), et du japonais chicchai (ちっちゃい?, « petit » version enfantine) et chūchū (チューチュー?, le bruit d'une tétine), mais aussi de l'anglais « monkey » (« singe » en français).

Le rappeur américain Pharoahe Monch a choisi son nom de scène selon son surnom du lycée, où suite à une coupe de cheveux ratée il avait été surnommé « Monchhichi » puis « Monch ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (ja) Jenna, Monchhichi World Collections, Kawade Shobo Shinsha Publishers / Sekiguchi,‎ 2005, 160 p. (ISBN 4-309-26840-4)
  2. « Les Monchhichis - L'Encyclopédie des dessins animés », sur Toutelatele.com (consulté le 2 novembre 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]