Kiesérite

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Kiesérite
Catégorie VII : sulfates, sélénates tellurates, chromates, molybdates, tungstates[1]
Grains de kiesérite

Grains de kiesérite
Général
Classe de Strunz 7.CB.05
Formule brute MgSO4•H2O
Identification
Masse formulaire 138.38 uma
Couleur incolore ; blanc ; grisâtre ; jaunâtre ; gris blanc ; jaune vert
Classe cristalline et groupe d'espace prismatique ; C 2/c
Système cristallin monoclinique
Réseau de Bravais centré C
Macle sur {001}
Clivage parfait sur {110} et {111}
Cassure irrégulière
Habitus massif ; grenu ; agrégat ; fin ; grossié
Faciès bipyramidal {111}
Échelle de Mohs 3,5
Trait blanc
Éclat vitreux à mat
Propriétés optiques
Indice de réfraction a=1.52, b=1.533, g=1.584
Biréfringence Biaxial (+);0.0640
Dispersion 2vz ~ 56
Transparence transparent à translucide
Propriétés chimiques
Densité 2,57
Solubilité Soluble dans l'eau
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La kiesérite[2] est une espèce minérale très instable de sulfate de magnésium hydraté de formule MgSO4•H2O.


Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrite par le minéralogiste allemand Reichardt en 1861, qui l'a dédiée au médecin allemand et président de l'Académie d'Iéna (Allemagne), Dietrich Georg von Kieser (1779 - 1862).

Topotype[modifier | modifier le code]

Synonymie[modifier | modifier le code]

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Critères de détermination[modifier | modifier le code]

  • Soluble dans l'eau

Variétés et mélanges[modifier | modifier le code]

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

Elle sert de chef de file un groupe de minéraux isostructuraux qui porte son nom

groupe de la kiesérite

Cristallographie[modifier | modifier le code]

Propriétés physiques[modifier | modifier le code]

Cristallisée dans le système monoclinique, elle est incolore, blanc gris ou jaunâtre, avec un éclat vitreux et une dureté de 3,5.

Propriétés chimiques[modifier | modifier le code]

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
Dans les gisements de sels formés par évaporation de l'eau de mer et, plus rarement, comme efflorescence volcanique.
Minéraux associés 
anhydrite, boracite, carnallite, célestine, epsomite, halite, leonite, polyhalite, sulfoborite.

Gisements producteurs de spécimens remarquables[modifier | modifier le code]

  • Allemagne
Stassfurt, Stassfurter Kalisalzlagerstätte, Sachsen-Anhalt- Gisement topotype[4].
  • Autriche
Salzbergwerk, Altaussee, Bad Aussee, Styrie[5]
  • Italie
Mine de Sambuco, Monte Sambuco, Province de Caltanissetta, Sicile[6].
  • Planète Mars
Début 2005, l'instrument OMEGA de la sonde européenne Mars Express a identifié de la kiesérite sur la planète Mars dans la région de Meridiani Planum[7], ce qui est considéré comme une preuve supplémentaire de la présence passée de quantités significatives d'eau liquide sur cette planète après la découverte de jarosite dans la même région par le rover Opportunity l'année précédente.

Exploitation des gisements[modifier | modifier le code]

Elle est utilisée dans la production du sel d'Epsom, qui n'est autre que le sulfate de magnésium MgSO4.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Neues Jahrbuch für Mineralogie, Abhandlungen, volume 157, p. 121(1987)
  3. Kenngott, G.A. (1859) Ubersichte der Resultate mineralogischer Forschungen For the years 1856-57, Leipzig: 23.
  4. Palache, C., Berman, H., & Frondel, C. (1951), The System of Mineralogy of James Dwight Dana and Edward Salisbury Dana, Yale University 1837-1892, Volume II: 430.
  5. R. Exel: Die Mineralien und Erzlagerstätten Österreichs (1993)
  6. Palache, C., Berman, H., & Frondel, C. (1951), The System of Mineralogy of James Dwight Dana and Edward Salisbury Dana, Yale University 1837-1892, Volume II: 478
  7. (en) R. E. Arvidson, F. Poulet, J.-P. Bibring, M. Wolff, A. Gendrin, R. V. Morris, J. J. Freeman,1 Y. Langevin, N. Mangold et G. Bellucci, « Spectral Reflectance and Morphologic Correlations in Eastern Terra Meridiani, Mars », Science, vol. 307, no 5715,‎ 11 mars 2005, p. 1591-1594 (ISSN 0036-8075, lire en ligne)
    DOI:10.1126/science.1109509

Lien externe[modifier | modifier le code]

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