Kick boxing

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kick boxing japonais et Kick boxing américain.
Kick-boxing
Kickboxing pictogram.svg
Coup de pied circulaire (Roundhouse-kick)
Coup de pied circulaire (Roundhouse-kick)

Autres noms Low-kick U.S. (American kickboxing)Oriental-rules/K-1 (Japanese kickboxing)
Domaine Percussion
Forme de combat Soft-contactmédium-contactplein-contact
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-UnisDrapeau du Japon Japon
Fondateur États-Unis : Comte Dante, Ray Scarica, Maung Gyi
Japon : Osamu Noguchi
Dérive de Arts martiaux asiatiques : karaté, boxe birmane, boxe thaïe
Pratiquants renommés Canada : Pete Cunningham
États-Unis : Benny Urquidez
Roumanie: Cătălin Moroşanu
Japon : Toshio Fujiwara, Masato
Pays-Bas : Fred Royers, Rob Kaman, Peter Aerts, Ernesto Hoost, Remy Bonjasky, Andy Souwer, Semmy Schilt, Alistair Overeem
France: Jérome Le Banner, Dida Diafat, Abel El Quandili, Antoni Sergi
Maroc : Badr Hari
Arménie/Italie: Giorgio Petrosyan
Belgique : Frédéric Sinistra
Thaïlande : Buakaw Por. Pramuk
Sport olympique Membre du Sportaccord ou association générale des fédérations internationales de sports non olympiques (GAISF ou AGFIS)
Fédération mondiale WKA.jpg [1]
ISKA.jpg [2]
Wako.jpg [3]
Absorb low2.jpg

Le kick-boxing désigne d'une part l'ensemble des disciplines de combat utilisant les coups de pied et coups de poing. D'autre part le kick-boxing désigne une discipline appartenant au groupe des boxes pieds-poings[1] (BPP) développée au début des années 1960 par les Américains, ou kick-boxing américain avec coup de pied circulaire en ligne basse et parallèlement à la même époque par les Japonais, appelé kick-boxing japonais avec coups de genou. Pour cette dernière, depuis les années 1990, la forme la plus médiatique est le tournoi du K-1 World Grand Prix et le K-1 World MAX.

Un combattant de kick-boxing se nomme un « kick-boxeur » (au féminin une « kick-boxeuse »). À ne pas confondre avec le terme, «  kickeur » qui a contrario de « boxeur » est un combattant qui utilise essentiellement des techniques de jambe.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Nombreux sont ceux qui pensent que le kick-boxing est un sport originaire de Thaïlande[2] ou bien d'une autre contrée du Sud-est asiatique mais il n’en est rien[3]. Au Japon, dans les années 1950 et les années 1960, des experts de karaté et d'autres arts martiaux (bando et boxe birmane notamment en la personne du birman Maung Gyi) organisent des rencontres de plein-contact sur tapis et sur ring, ainsi naissait le kick-boxing japonais. Le promoteur du kick-boxing japonais dans les années 1960 est Osamu Noguchi. À la même époque aux États-Unis, de nombreuses écoles d'arts martiaux organisent des rencontres de plein contact notamment des disciplines comme le bando (opens de tous styles sur ring, dès 1962), le karaté, le taekwondo, le kempoetc.[4]. Puis une sorte de révolution s'opère dès le début des années 1970. De nombreux pratiquants de karaté (point-fighting) évoluant dans les compétitions se sentirent frustrés par les réglementations en vigueur privilégiant le contrôle des touches. Alors, ils cherchèrent alors un sport dans lequel on utilise la puissance des coups de pied et de coups de poing, plutôt qu'en les arrêtant avant de toucher l'adversaire. Le full-contact karaté ou kick-boxing américain était né.

Les pionniers du kick-boxing américain et du full-contact aux États-Unis dans les années 1960 et 1970, sont trois personnalités du monde des arts martiaux américains, le comte Dante, Ray Scarica et Maung Gyi (Bando et boxe birmane)[5].

Kick boxing, un terme générique[6][modifier | modifier le code]

Le terme « kick » signifie « coup de pied » en anglais, les anglophones ont tendance à appeler « kick-boxing » toutes les disciplines associant des coups de pied à des coups de poing. Ce terme est l'équivalent de l'appellation française « boxe pieds-poings » proposée par Alain Delmas[7] dans les années 1970.

Le full-contact est appelé dans de nombreux pays « kick-boxing sans low-kick » (car les coups aux jambes sont interdits dans la forme moderne pratiquée dans les fédérations internationales). Également, on a longtemps appelé par erreur « kick-boxing », la boxe thaïlandaise (muay-thaï). Ce qui n’est pas une erreur mais plutôt un amalgame, car par définition le muaythaï est une forme de « kick-boxing » au même titre que de nombreuses boxes notamment celles du Sud-est asiatique (boxe birmane, boxe khmère ou boxe cambodgienne), boxe laotienne et boxe vietnamienne). Depuis 2008, en France la Fédération Française de Full-contact (FFFCDA) a relancé de « full-contact avec low-kick » des années 1960 aux États-Unis, pratique originelle du kick-boxing américain avec pantalon d’art martial et protections de jambes et de pieds (chaussons en mousse).

Le kick-boxing américain[modifier | modifier le code]

C’est la forme de rencontre sportive de type boxe sportive créée aux États-Unis au début des années 1960. En particulier en France, le terme kick-boxing désigne ce que l'on appelle une boxe pieds-poings dans laquelle tout type de coup de pied est autorisé au-dessus de la ceinture ; et pour les cibles en dessous du bassin, exclusivement les coups de pied circulaires sur le membre inférieur et tout type de balayages « uniquement sur le pied »). Aux États-Unis, le terme kick-boxing est une appellation « générique » désignant les rencontres de boxe dans lesquelles les protagonistes portent des coups de pied et désigne certaines pratiques martiales d'origines asiatiques (telle le bando-kickboxing ou boxe birmane, la boxe thaïlandaise…). Il faut savoir que nombreuses écoles d'arts martiaux aux États-Unis au milieu du XXe siècle, en plus de promouvoir leurs propres disciplines, participent très souvent à des opens tous styles dits de « kick-boxing » pour se confronter à d’autres disciplines de combat. Ce qui n’est pas toujours le cas des clubs dit de « kick-boxing » notamment en Europe à la fin du XXe siècle. Outre le cas de quelques pays comme la France où il existe une fédération nationale regroupant les clubs dits de kick-boxing, dans la plupart des pays, le kick-boxing ne se présente pas en sport à part entière, mais en discipline de compétition (c’est-à-dire en règlement de rencontre) réunissant différents styles de sports de combat et d’arts martiaux. Ainsi les combattants sont polyvalents et évoluent durant leur carrière dans différentes disciplines pugilistiques. Sur le continent nord-américain, d'après les écrits de champions américains les premiers combats sportifs sur ring et sur tatamis, dateraient de 1962 (notamment les tournois sur ring de bando-kickboxing)[8], développés par des styles variés comme le bando, le karaté, le taekwondo, le kempo, etc. Mais c'est en 1976 que naissait officiellement le kick-boxing américain suite à la mise en place d'une fédération de champions professionnels de karaté full-contact, la World Kickboxing Association (WKA). Ceux-ci, souhaitaient rencontrer les combattants asiatiques dans une forme de rencontre avec percussion sur les membres inférieurs pour montrer leur supériorité. Notamment dans un style de type boxe pieds-poings complète, associant les techniques de poing (boxe anglaise) et de pied (karaté, taekwondo, boxe birmane, muaythaï, etc.). Pour des raisons de différentiation d'activité, en Europe comme sur le continent américain, on distingue deux types de rencontre de kick-boxing : la version « kick-boxing avec coup de pied circulaire dans les jambes » et le « kick boxing sans coup de pied dans les jambes » appelé en Europe full-contact (ou boxe américaine). Cette dernière, est gérée en France par la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) alors qu'un autre organisme, la Fédération (Française) de « Boxe Américaine » (FBADA) a également rassemblé de nombreux pratiquants jusqu’en 2008 dans cette discipline (malgré l’obtention de la délégation de pouvoirs ministérielle en 2007 par la FFFCDA). En début de saison 2008, la Fédération de Boxe Américaine (FBADA) rejoint une nouvelle structure parallèle, la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) dans le « Comité Français de K-1-rules[9]». Depuis la rentrée sportive 2009, la boxe américaine a retrouvée sa pleine représentativité au sein de la FFSCDA en s’organisant en Comité français (CFBA) et en obtenant la Délégation de pouvoirs ministérielle.

Un crochet du droit

Le kick-boxing japonais[modifier | modifier le code]

Forme japonaise du muay-thaï et de la boxe birmane développée après les Jeux olympiques de 1964 et dans laquelle le règlement permettait de frapper à coup de pied, de poing, de genou et de coude, agrémenté de projections de judo. Au début, de nombreux combattants étaient issus du karaté style kyokushinkai et des boxes du Sud-est asiatique. Cette forme existe toujours et s’appelle aujourd’hui shoot-boxing dont l’événement majeur est le Shoot Boxing World Tournament.
Depuis 1993, le kick-boxing japonais a pris des ailes grâce au grand tournoi annuel des poids lourds, le K-1 World Grand Prix puis du tournoi des poids moyens, le K-1 World MAX depuis 2003. La forme de rencontre a changé depuis ses origines et aujourd’hui le règlement autorise seulement : les coups de pied, les coups de poing, les coups de genou directs et les saisies ponctuelles de jambe et de corps.

Ratings[modifier | modifier le code]

L’élaboration d’un classement indépendant (« rating » ou « top-ten », inventé pat Paul Maslak) aida à y voir plus clair dès l’année 1979. Cela permit aux combattants de tous les styles pieds-poings de pouvoir se situer en dehors de tout « star-system », une cohérence émergeait enfin. Désormais les organisateurs devaient respecter un véritable classement mondial. Seuls les vrais champions et leurs challengers pouvaient monter sur le ring, titre en jeu.

Développement international[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des pays, un seul organisme associe les différentes disciplines de combat et d'arts martiaux notamment les boxes pieds-poings (full-contact, kick boxing et thaï-boxing), ce qui n'est pas le cas de la France où les dirigeants des différentes fédérations de boxes pieds-poings ont du mal à s'entendre pour mutualiser les moyens et donner aux pratiquants une diversification des pratiques (exceptée certaines structures, comme la WKA-France qui propose dès 2002 avec une seule licence pour pratiquer toutes les disciplines : sports pieds-poings, sports pieds-poings-sol, submission-wrestling, forms, activités martiales de fitness, self-défense, etc). Les fédérations internationales de kick-boxing les plus représentées dans le Monde sont : la World Kickboxing Association (WKA) (la plus ancienne et née en 1976 aux États-Unis), l’International Sport Kickboxing Association (ISKA) (née en 1986 lors de la régression de la Professional Karate Association (PKA) (structure initiale du full-contact/kickboxing américain) et enfin la World Association of KickBoxing Organizations (WAKO) née à la fin des années 1970 en Allemagne.

Développement en Europe[modifier | modifier le code]

Début des années 1980, les premières organisations eurent lieu aux Pays-Bas et firent rentrer l’Europe dans le grand cercle mondial du kick-boxing. Les Pays-Bas, berceau européen du kick-boxing, brillèrent avec leurs grands champions tels : Lucien Carbin, André Brilleman, Yvan Hypolyte et surtout les désormais légendaires Fred Royers surnommé « le gladiateur » (superstar des rings avec plusieurs titres mondiaux dans différentes boxes pieds-poings) et Rob Kaman (à l’efficacité et longévité exceptionnelle). Ce pays très ouvert aux nouvelles disciplines de combat accueillit conjointement dès la fin des années 1970, le kick-boxing d’origine japonaise (grâce à Jas Plas et son club le Mejiro-gym) et le kick-boxing d’origine américaine (dont le représentant officiel de la WKA des années 1980 est le champion hollandais, Fred Royers).

En France[modifier | modifier le code]

L’entrée en France du kick-boxing « made in U.S.A. »[modifier | modifier le code]

L’arrivée officielle en France du kick-boxing américain (avec low-kick)version WKA, aura lieu sous l’impulsion de Jean-Marc Vieille représentant France pour la WKA en 1984. Ce dernier, fut mandaté à l’époque par son ami et grand champion néerlandais, Fred Royers (vice-président mondial WKA et représentant pour l’Europe). Le développement de cette pratique, malgré l’aide des pouvoirs publics et l’hostilité de la boxe américaine (ou full-contact précurseur du pied-poing américain en France), a été possible grâce au travail de la fédération WKA France.

Plusieurs championnats du monde furent organisés en France,le plus prestigieux fut celui de Richard Sylla contre Pete Cunningham. Aux Pays-Bas, dans les galas de l’époque, la moitié des combats se déroulent en version « kick-boxing », et de l'autre en « boxe thaïe ». Ce sont souvent les mêmes combattants qui évoluent, sans difficulté, d'un style à l'autre.

En 1987, suite à la pression du Ministère de la jeunesse et des sports souhaitant unir les trois fédérations françaises de l’époque (boxe américaine, full contact et WKA-France) en une seule entité (et qui ne vit jamais le jour), un protocole fut signé entre la Fédération française de boxe américaine (FFBADA) et la WKA-France. Cette décision critiquée par la WKA-Europe amena la création en France d'une nouvelle structure française, l’IFO[10]sous la houlette de Jean-Paul Maillet (commentateur de la Télévision française). Puis à la fin d’années 1980, elle devient la FKB/WKA qui perdure jusqu’au départ de Fred Royers de la vice-présidence de WKA-Monde.

Dès le départ du kick-boxing « made in U.S.A. » en 1976, la plupart des pays européens reconnaissent la WKA comme structure originelle et ce qui le cas de la France. D’ailleurs dans les années 1980, les compétiteurs français disent texto : « je boxe en WKA » (pour signifier, du « kick-boxing avec low-kick ») et en PKA (pour préciser, du « full-contact »).

Ensuite les responsables de grandes fédérations mondiales proposent des titres dans l’ensemble des disciplines pieds-poings (full-contact, muay-thaï, et kick-boxing) ce qui a pour effet, à côté des fédérations internationales d’origine (PKA, WKA, WAKO) de faire éclore rapidement de nouvelles structures dites « mondiales ».

Le kick-boxing français dans la tourmente de certaines fédérations françaises de boxes pieds-poings[modifier | modifier le code]

À leur arrivée en France, au milieu des années 1970, des disciplines américaines (« kick-boxing sans low-kick » et « kick-boxing avec low-kick ») voient tout d’abord leur rejet dans l’Hexagone, par certaines fédérations d’arts martiaux. Le kick-boxing américain avec low-kick (et sans coups de genou) s’impose progressivement sur le territoire français comme une discipline d’avenir. Parallèlement pour les autres boxes pieds-poings, la boxe thaïe (muaythaï) à l’époque est peu implantée contrairement à la boxe française (savate) qui a pris un essor important depuis le milieu des années 1960.

À la fin des années 1980 et durant les années 1990, de nombreuses péripéties propres à la mise en place de ces nouveaux sports américains et thaïlandais déstabilisent le milieu des boxes pieds-poings.

Déjà à peine arrivé en France pour le « kick-boxing sans low-kick », une mésentente de dirigeants entraine une scission du groupement en 1982 : Fédération Française de Boxe Américaine (FFBADA) d’un côté et Fédération Nationale de Boxe Américaine (FNBA) de l’autre. Ainsi dès la fin des années 1980, le kickboxing avec low-kick va vivre de grandes tourmentes. De 1984 à 1987, il est géré par la « WKA-France » notamment par Jean-Marc Vieille. Puis, la situation se gâte. En 1987, le premier essai de regroupement des « boxes américaines[11]» s’effectuera au sein de la FFUBADA (Fédération Française Unifiée de Boxe Américaine et Disciplines Assimilées). Le kickboxing français est organisé provisoirement sous l’égide de l’IFO (International Fighting Organisation)[12], car la fédération mondiale WKA n’accepte pas l’alliance avec les autres structures.

Il faut attendre la constitution de la FFKBFCDA en 1994 (Fédération Française de Kick-Boxing, Full-Contact et Disciplines Associées présidée par Pascal Tiffreau) pour rassembler réellement les trois boxes pieds-poings (muay-thaï, kick-boxing et full-contact).

Rapidement naissent des divergences de vue. Le kick-boxing n’est pas autonome au sein de la FFKBFCDA et un certain fonctionnement antidémocratique provoque une scission de la discipline. Ainsi une partie des dirigeants du kick-boxing, de la boxe américaine (full-contact), et de la boxe thaïlandaise (muay-thaï), se regroupent en septembre 1996 au sein de la FFBADA (Fédération Française de Boxe Américaine et disciplines Associées), structure bénéficiant de l’agrément ministériel. Durant trois saisons deux comités nationaux de kick-boxing distincts (La Commission Nationale de Kick-Boxing de la FFBADA et le Comité National de Kick-Boxing de la FFKBFCDA présidé par Ludovic Brion.

Un agrément ministériel provisoire fut accordé aux deux fédérations (FFKBFCDA et FFBADA) jusqu’en août 1998. À l’issue de cette échéance, et durant la saison 1998-1999, le ministère chargé des sports, après un audit dans chacune des structures, demanda à la Commission Nationale de Kick-Boxing de la FFBADA de proposer un regroupement, afin d’accueillir en son sein le Comité National de Kick-Boxing de la FFKBFCDA. Cette unification donna naissance à la FKBDA (Fédération de Kick-Boxing et Disciplines Associées) créée en juin 1999 - agrément ministériel du 3 mai 2000. Elle deviendra FFKBDA (Fédération « Française » de Kick-Boxing et Disciplines Associées) à l’obtention de la délégation de pouvoirs du ministère chargé des sports en 2002. L’agrément séparé pour chacune des activités (full-contact, muay-thaï et kick-boxing) a d’après les dires du ministère pour but l’auto-assainissement des structures. D’autre part, l’interdiction du ministère d’organiser des titres internationaux et des ceintures professionnelles sur le territoire français[13] imposée aux fédérations agréées dans l’intention d’éloigner un éventuel profit de certains dirigeants fédéraux au détriment des licenciés, handicapera radicalement les combattants « élites » (professionnels), les obligeant à disputer des titres à l’étranger !? Début des années 2000, une reprise d’organisation de titres « élites » revoit le jour sur le territoire français sans qu’une quelconque autorisation soit formulée par le ministère chargé des sports
Suite à la décision ministérielle d’interdire l’organisation de titres internationaux sur le territoire français, la structure ayant promu le kick-boxing au milieu des années 1980, la « WKA-France », se met en suspend jusqu’à ce que Thierry Muccini, en 2002, relance la dynamique de cette antenne française en amenant une sélection française à des événements internationaux. Au regard du succès rencontré par l’équipe française aux championnats du Monde WKA de 2002 à 2005, Alain Delmas (président de fédération, ancien athlète élite et professeur d’EPS) et Thierry Muccini (ancien athlète élite et entraîneur), décident de redorer le blason des deux fédérations les plus populaires au Monde, la WKA et l’ISKA. L’été 2006, ils relancent la WKA-France et en janvier 2007 l’ISKA-France. Ainsi, ils vont permettre à la France de retrouver la représentativité internationale qui lui manquait depuis la fin des années 1990.
En début de saison 2008-2009, suite à la « crise sportive » qui traverse les boxes pieds-poings avec l’arrivée d’une nouvelle structure imposée par le ministère (FFSCDA/Sports de contact), ces deux organes, la WKA-France et l’ISKA-France, rejoignent la Fédération Française de Full-contact (FFFCDA) dans le cadre de la « Commission pugilistique ».

Durant le printemps 2008, à l’annonce de la naissance d’une « fédération parallèle », la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA), un vent de panique traverse le « paysage du pieds-poings français ». En effet, cette « nouvelle fédération dite gouvernementale » obtient de l’État l’agrément ministériel en mai 2008, avant même sa mise en activité ?? Et surpasse ainsi les « fédérations en place ». Dès la rentrée sportive, il s’opère un « mouvement de population » vers cette nouvelle structure pour les disciplines suivantes : kick-boxing, muaythaï, kung-fu de contact (wushu), boxe américaine, pancrase, bando et quelques sports de combat mineurs. En décembre 2008, la délégation de pouvoirs vient renforcer le projet implicite de regrouper dans une même entité les disciplines de contact afin de mutualiser les moyens (D’ailleurs, ce projet ne fera l’objet d’aucun communiqué de presse de la part du ministère chargé des sports) Ainsi, une majorité de pratiquants feront comprendre leur désapprobation. Par conséquent, les trois « fédérations en place » depuis des décennies, Fédération Française de Full Contact (FFFCDA), Fédération Française de Muaythaï (FFMDA) et Fédération Française de Wushu (FFWaemc), a qui l’État avait accordé jusqu’alors sa confiance, se retrouvent exclues des aides publiques (subventions de fonctionnement et cadres techniques à disposition), sans qu’aucune raison soit évoquée par le ministère.

Rebondissement en juin 2009, l’agrément ministériel est retiré par le Conseil d'État à la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) pour constitution associative non conforme. Par voie de conséquence, les « fédérations en place » retrouvent leurs statuts légitimes sur la scène des pieds-poings. Mais quelques jours plus tard, l’agrément est redonné à la hâte à cette « nouvelle fédération » juste après le remaniement ministériel ; et sachant que de l’examen de la délégation de pouvoirs doit être reconduite pour trois autres fédérations en place dans les jours à venir (Fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muaythaï). Durant l’été 2009, le nouveau cabinet ministériel chargé des sports confie le « dossier épineux » de l’attribution de la délégation de pouvoir au Comité Olympique Français (CNOSF) pour un avis consultatif. Dès la rentrée 2009 au CNOSF, une commission d’examen constituée des représentants des plusieurs fédérations de sports de combat et d’arts martiaux auditionne les présidents des quatre structures concernées (La nouvelle fédération de sports de contact et les anciennes : fédération de wushu, fédération de full-contact et fédération de muaythaï). Nouveau rebondissement un mois plus tard (octobre 2009), la Fédération Française de Sports de Contact (FFSCDA) obtient, au grand étonnement des « anciennes fédérations », la délégation de pouvoirs pour toutes les disciplines à l’exception du wushu (accordé à la fédération française de WUSHU-aemc). Par la même occasion, le ministère rajoute à la liste d’activités de la précédente délégation de la FFSCDA/Sports de contact, la boxe américaine, auparavant attribuée à la FFFCDA/Full-contact. Encore une fois, il s’agit d’un « fait unique dans l’histoire du sport français » où une « nouvelle structure » s’approprie une faveur ministérielle.Quelque temps après, les présidents des vieilles fédérations (muaythaï et full-contact) apprennent que leurs dossiers de demande de délégation n’ont pas été transmis, par le ministère, au Comité olympique français pour avis.Les anciennes fédérations n’en resteront pas là, notamment en faisant appel auprès du Conseil d’État pour exprimer encore une fois l’aspect non conforme de la procédure et non légitime cette décision.

En octobre 2009, se constitue une confédération de sports de combat regroupant des sports olympiques et non olympiques, grand étonnement la nouvelle fédération ne rejoint pas cette structure. Courant 2010, le Conseil d’État a débouté la demande des vieilles fédérations. Ainsi, les pratiquants seront partagés dans deux structures différentes pour l’espace d’un cycle olympique.

Blocage d’un high-kick

Formation moniteur de kickboxing en France[modifier | modifier le code]

En France, il existe différents diplômes permettant de devenir moniteur de kick boxing. La première catégorie de diplôme, le Brevets de Moniteur Fédérale (BMF) permet d'enseigner les disciplines de la fédération française de sports de contact (FFSCDA) bénévolement.Ces diplômes sont des diplôme fédérales.

  • On y retrouve le BMF 1[14] qui est le diplôme basique qui permet de devenir moniteur après une formation dispensée par la FFSCDA. Avoir le BMF 1 a pour but d'initier le plus grand nombre aux sports de contact sous la tutelle d'un BFM 2 et/ou 3
  • Le BMF 2[15] quant à lui permet un encadrement autonome d'une pratique. Pour être titulaire de ce diplôme il faut en amont déjà posséder le BMF 1.
  • Le BMF 3[16] est le diplôme de moniteur le plus élevé. Il sanctionne une connaissance poussée de sa discipline tant au niveau technique qu'au niveau entrainement.

La deuxième catégorie de diplôme quant à elle permet de former, d’entraîner des personnes contre rémunération. Ces formations sont plus poussées et longue qu'un BMF. Ce sont des diplôme d'état.

  • Le premier diplôme est le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l'Education Populaire et du Sport activités physiques pour tous (BPJEPS) [17] c'est un diplôme de type IV ( Niveau BAC)
  • Le deuxième diplôme est le Diplôme d’État de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DEJEPS) [18] qui a pour but le perfectionnement dans une discipline de la FFSCDA et la formation de futur cadre. C'est un diplôme de type III (BAC +2)
  • Le troisième diplôme le Diplôme d’État supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DESJEPS) [19] est un diplôme de type II (BAC +3) qui est axé sur la performance sportive dans une discipline de la FFSCDA. C'est le diplôme le plus côté pour travailler contre rémunération dans les sports.

Pratique[modifier | modifier le code]

Les techniques de bras (coups de poing) sont reprises de la boxe anglaise, pour les techniques de jambe (coups de pied) elles sont identiques à celles des arts martiaux et peuvent être portés sur l'ensemble du corps (aux trois niveaux : tête, buste et cuisses). Également pour le kick-boxing japonais les coups de genou sont portés aux trois niveaux.

Technique de poing[modifier | modifier le code]

Coups de poing usuels[modifier | modifier le code]

Article détaillé: coup de poing

  • Direct (straight-punch en Anglais) : coup de poing direct.
    • Coup de poing direct « long » : le jab (coup de poing direct du bras avant) et cross (coup de poing direct du bras arrière) ;
    • Coup de poing direct « court » (short straight-punch en anglais) utilisé à distance rapprochée.
  • Crochet (hook-punch en anglais) : coup de poing circulaire et le swing (appelé également stick-punch en anglais) : coup de poing circulaire large.
  • Uppercut (ou undercut en Anglais) : coup de poing remontant.
  • Overcut ou overhand-punch ou drop en anglais) : coup de poing descendant.

Coups de poing moins usuels[modifier | modifier le code]

  • Back-fist* (ou reverse en anglais) : coup de poing en revers.
  • Spinning back-fist* (ou turning back-fist) : coup de poing en revers retourné.
  • Jump-punch (ou superman-punch) : coup de poing en sautant.

(*) Autorisé chez les professionnels mais pas dans tous les pays et fédérations internationales N.B. : Cross-counter : se présente comme un contre qui croise le bras adverse. Il tient du cross (coup de poing direct) voire du Half-hook (semi-crochet) ou de l’Overcut (coup de poing descendant).

Coups de poing hybrides[modifier | modifier le code]

  • Half-hook : semi-crochet en Français, coup de poing circulaire à mi-chemin entre un direct et un crochet.
  • Half-uppercut : semi-uppercut en Français, coup de poing rectiligne à mi-chemin entre un direct et un uppercut.
  • Bolo-punch: coup de poing circulaire (mi-crochet/mi-uppercut).

Techniques de jambe[modifier | modifier le code]

Article détaillé: coup de pied

Coups de pied usuels[modifier | modifier le code]

  • Front-kick : coup de pied direct. Il est de forme "pistonnée", push-kick (pushing-kick) ou de forme « fouettée » (front snap-kick).
  • Side-kick : coup de pied de côté.
  • Semi-circular-kick : coup de pied en diagonale. Appelé également « diagonal-kick » (ou « forty-five degree roundhouse-kick » s’il est rotatif).
  • Roundhouse-kick : coup de pied circulaire. Trois hauteurs de frappe : coup de pied bas circulaire - en ligne basse (low-kick), coup de pied médian (middle-kick) et coup de pied haut (high-kick).
  • Reverse-kick : coup de pied circulaire inversé ou crocheté ("hook-kick").
  • Back-kick : coup de pied en arrière.
  • Sweeping (ou footsweep en anglais) : coup de pied de balayage. Il existe différentes formes de coups de pied de balayage.

N.B. : Usuellement, les coups de pied circulaires (roundhouse-kick) portent les noms suivants :

  • Low-kick : coup en ligne basse (sous la ceinture)
  • Middle-kick : coup en ligne moyenne (sur le tronc et les bras)
  • High-kick : coup en ligne haute (niveau de la tête).

Ces vocables précédents sont des erreurs de langage (Terminologiques) car les techniques de jambe ont des appellations distinctes en rapport avec leurs formes (Ex. : au niveau du coup de pied en ligne haute (« high-kick ») : on trouve le front kick, le hammer-kick, le hook-kick, etc., et pas seulement le roundhouse-kick comme on l’indique très souvent).

Coups de pied moins usuels[modifier | modifier le code]

Catégorie des coups de pied dit « en bâton » (stick-kick). Ces techniques sont dites balancées avec un mouvement de bascule de hanche. Ils sont les suivants :

  • Crescent-kick : coup de pied en croissant (hanches de face).
  • Hammer kick : coup de pied retombant porté avec le talon – habituellement surnommé, coup de pied en "marteau". Lorsqu’il est préparé dans l’axe direct, il se nomme axe-kick.

Coups de pied retournés et volants[modifier | modifier le code]

  • Spinning hook-kick (ou turning hook-kick): coup de pied crocheté et retourné
  • Spinning side-kick : coup de pied latéral et retourné
  • Spinning back-kick (ou turning back-kick) : coup de pied en arrière et retourné
  • Jumping front-kick (ou flying-kick) : coup de pied frontal et sauté
  • Jumping roundhouse-kick : coup de pied circulaire sauté
  • Jumping side-kick : coup de pied latéral et sauté
  • Jumping back-kick : coup de pied en arrière sauté.

(*) Certaines techniques-gestuelles peuvent être retournées et sautées à la fois

Techniques de genou[modifier | modifier le code]

Coups de genou usuels[modifier | modifier le code]

Article détaillé: coup de genou

  • Rising knee-strike (ou knee-bomb) : coup de genou remontant au corps à corps.
  • Straight knee-thrust : coup de genou direct.
  • Long-range knee-kick (ou diagonal knee-strike) : coup de genou oblique remontant.

Coups de genou sautés et doubles[modifier | modifier le code]

  • Jumping knee-kick ou "flying knee kick" : coup de genou sauté.
  • Double knee-kick : coup simultané des deux genoux (en sautant bien entendu).

(3) Ces techniques peuvent être données les hanches de face ou de profil, et emprunter différentes trajectoires (directe, remontante, piquante et circulaire). Elles peuvent être retournées et sautées à la fois.

Défense[modifier | modifier le code]

Article détaillé: défense

La défense en boxe se résume par un ensemble d’actions destiné à faire échec à l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups, les déviations de coups, les esquives de coups, les déplacements (mobilité pour ne pas être atteint) et les actions de neutralisation.

Se garantir contre les attaques adverses se présente comme un des trois objectifs principaux à atteindre dans les sports de combat de percussion à côté d’attaquer les cible adverses et d’utiliser l’action adverse à son propre avantage.

On distingue plusieurs objectifs de défense :

  • La simple mise en sécurité de ses propres cibles, quelquefois réalisée en urgence (dite défense passive : couverture neutre, blocage neutre, encaissement, etc.),
  • La réalisation d’actions destinées à utiliser l’activité adverse à son avantage (appelée par certains auteurs, défense active : le blocage déviant ou la « parade chassée » dans le but de déséquilibrer, le blocage absorbant, l’esquive (pour ces trois formes liés à des ripostes simultanées), puis le coup d'arrêt suivi également d’une riposte.
  • La mise en difficulté de réalisations offensives adverses (par le raccourcissement ou l’augmentation de la distance, par le verrouillage des armes adverses, par une déstabilisation à base de techniques de menace, de leurre, de battement, etc.).

Ces deux derniers objectifs nécessitent des qualités d’initiative, d’anticipation et d’à-propos. Pour dépasser le cliché suivant, "la meilleure défense, c'est l'attaque", on dira : Le but à atteindre serait d’être capable de défendre et de contre-attaquer (riposter) dans toutes les positions avec le moindre risque.

On distingue trois catégories de défense :

  • La défense dite « classique » ayant pour but d’annihiler l’action adverse (ex. : « couverture », parade bloquée, parade opposition…),
  • La défense dite « active » favorisant l’utilisation de l’action adverse (ex. : absorption de choc, coup d'arrêt, dégagement),
  • Et la neutralisation ou activité d’anticipation ayant pour but d’empêcher le déclenchement de l’offensive adverse (verrouillage des armes adverses, avancée au contact…).

Attitude, garde et style[modifier | modifier le code]

Kickboxeur photographié par l'artiste Peter Klashorst

Article détaillé: posture en sport de combat

L’attitude désigne deux notions principales. D'abord la façon de se tenir en situation d'opposition (Façon d’être positionné, de se tenir, de s’orienter, d’être protégé ou en garde, etc., dans le combat - posture, garde, positionnement…) et d'autre part, la façon de se comporter en termes de comportement d'opposition (style utilisé, stratégie globale employée…). Ex. : on recense différentes attitudes de combat en boxe : garde de trois-quarts de face, garde de profil, garde en « crouch » (ramassée), garde basse, garde le poids sur jambe avant, garde le poids sur jambe arrière, garde en appuis très écartés, etc. Quelquefois, la position du corps peut indiquer les intentions d’un combattant à l’égard de son adversaire. Ex. : une attitude de profil peut être le signe d’un travail d’esquive et riposte du bras avant ainsi que de contre.

Les anglophones parlent plutôt de « position » que de « garde » à proprement parler (ex : « side-step » pour la garde latérale). La garde pour ces premiers c’est le haut du corps et également les appuis au sol, ainsi ils utilisent le terme « upright-stance » pour une position verticale de buste et « full crouch » pour une attitude recroquevillée. Pour nous, on utilise l’expression d’attitude de combat lorsqu’on désigne l’ensemble. Donc lorsqu’on parle de « garde » dans l’école française, on pense souvent à la position des bras pour se protéger. Mais bien plus que cela, elle désigne une organisation corporelle permettant au combattant de se préparer à défendre et d’autre part à passer à l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d’efficacité. Différentes positions permettent de faire face à un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelées à défaut « garde ». Comme son nom l’indique, « être sur ses gardes » c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour réagir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversée, garde haute, garde basse, garde avancée, garde ramassée, etc. Certes, il très important « d’être gardé » (hermétique), mais il faut également adopter une attitude qui permettre d’agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). À contrario un boxeur n’adoptant pas d’attitude définie où ayant les bras « en bas » est dit « non gardé ». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).

Le style représente la manière de faire propre à chaque individu et que l’on peut rapporter à des classes de « comportement-type ». Elle est propre à son tempérament, à son potentiel physique ou à ce qui lui a été enseigné par son école de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s’arrête pas là. On recense différents caractères variables pour chaque « typologie ». Par exemple, chez les styles « techniques » : boxer en coups longs, en coups d’arrêt, en coup de contre. Chez les styles « physiques » : faire le forcing, boxer en crochets puissants « à la godille », chercher le corps-à-corps, chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre » ; cela à la manière d’un musicien qui répète ses gammes préférées. D’autre part, ce qui est appréciable dans un combat c’est l’opposition de styles. On a pour exemple le combat de boxe anglaise des années 1980, Sugar Ray Léonard contre Marvin Hagler. Le premier, utilise une boxe à reculons, faite de larges pas de côté, d’esquives de buste et de contre-attaque précises. Alors que le second, use d’une boxe en progression avant, d’une attitude compacte le buste en avant et de coups très puissants.

Tenue et équipements de protection[modifier | modifier le code]

Au tout début du kick-boxing américain et kick-boxing japonais, durant les années 1950 et 1960, les combattants portent la tenue traditionnelle de leur discipline de combat, notamment un pantalon d’art martial ou de boxe. Depuis la fin des années 1980, le port du short de boxe pour les principales fédérations mondiales est d'usage, notamment à la World Kickboxing Association (WKA), International Sport Kickboxing Association (ISKA), World Kickboxing Federation (WKF), World Association of KickBoxing Organizations (WAKO). Pour ce qui concerne la protection de jambe et pied, pour le kick-boxing américain des années 1970-1980, les combattants portent des protège-tibias et des chaussons de boxe américaine. En France, depuis les années 1990, les novices portent des protège-tibias-pieds d’une seule pièce. Par contre, les élites (Professionnels et semi-professionnels) combattent les pieds et jambes nus voire avec des chevillières (En France, le port de chevillères est une obligation mise en place, dans les années 1990 par la fédération française de kick-boxing, dissoute en 2008, afin de distinguer les kick-boxeurs d’autres disciplines). Les jeunes et amateurs de tous âges, portent des protections de boxe pieds-poings (casque, jambières en mousse avec dessus de pied - les chaussons de boxe américaine pour la plupart des fédérations sont abandonnés alors que ce n’est pas le cas pour les fédérations internationales)

Tenue de kick-boxing américain de la fin des années 1970 et du début des années 1980

Comme pour la plupart des boxes pieds-poings, la compétition se déroule sur un ring. Les combattant portent des coups de poing, des coups de pied et des coups de genou pour le kick-boxing japonais (oriental kick-boxing ou « K-1-rules »). Il existe différentes formes de rencontres : le light-contact (kick-boxing light) c’est-à-dire dans une forme contrôlée des techniques notamment pour les jeunes et les débutants et pour les pratiquants majeurs et expérimentés, le plein-contact.

De nombreuses disciplines sont dérivées de la pratique du kick boxing et même certaines sont très prisées :

  • Le cardio-kickboxing, activité de mise en forme de type cardio-training et sa version de compétition, l’aéro-kick, discipline privilégiant la démonstration technique en musique. Ces deux activités précédentes sont la propriété de la fédération internationale WKA comme l’est également l’expression « kickboxing ».
  • Le kick boxing défense, discipline dédiée à la défense personnelle.

Les grades[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, les grades délivrés par les enseignants de kick-boxing que ce soit du côté américain (american kickboxing) ou japonais (japanese kickboxing) s’inspirent pour les grade supérieurs (ceinture noire) de la progression des arts martiaux du début du XXe siècle et pour les grades de couleur de la progression européenne mise en place dans les années 1930 en Angleterre et en France. La ceinture noire est le symbole de la discipline kick-boxing, depuis la création de la première fédération de kickboxing aux États-Unis, la World Kickboxing Association (WKA) en 1976 (l’emblème de la WKA : un globe entouré d’une ceinture noire).

Ceintures de couleur pour les grands adolescents et adultes[modifier | modifier le code]

En France, le système de grades de couleur utilise celui de la plupart des arts martiaux français. Ainsi, on trouve une progression en six étapes.

Grade en France 1er grade de couleur 2e 3e 4e 5e 6e
Couleur en France blanche jaune orange verte bleue marron
Représentation en France Ceinture blanche.png Ceinture jaune.png Ceinture orange.png Ceinture verte.png Ceinture bleue.png Ceinture marron.png

Ceintures de couleur pour les moins de 16 ans[modifier | modifier le code]

En France, il est d'usage dans les fédérations de sports de combat depuis les années 1990 d'utiliser les ceintures à section pour les jeunes de moins de 16 ans (blanche-jaune, orange-verte, verte-bleue, bleue-marron). Ce qui permet de rajouter des grades intermédiaires pour des jeunes ayant une pratique précoce. Cette gradation a été mise en place par la WKA-France en 2002. Il existe aussi la ceinture violette, qui se situe entre la ceinture bleue et la ceinture bleue-marron.

Grade en France 1er grade de couleur 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e 12e
Couleur en France blanche blanche-jaune jaune jaune-orange orange orange-verte verte verte-bleue bleue violette bleue-marron marron
Représentation en France Ceinture blanche.png Ceinture blanc jaune.png Ceinture jaune.png Ceinture jaune orange.png Ceinture orange.png Ceinture orange verte.png Ceinture verte.png Ceinture verte bleue.png Ceinture bleue.png Ceinture violette.png 800px-Ceinture bleue marron.png Ceinture marron.png

Grades supérieurs[modifier | modifier le code]

En France, comme dans de nombreux pays, la progression des grades supérieurs a emprunté celle de la plupart des arts martiaux.

Grade 1er degré 2e degré 3e degré 4e degré 5e degré 6e degré 7e degré 8e degré 9e degré 10e degré
Compétence Confirmation technique Qualification Expertise Grande expertise Trésor vivant
ou doyen
Titre d’entraîneur
et de cadre
Moniteur Professeur Cadre assistant Cadre Expert Grand expert
Couleur
en Occident
Noire Noire-rouge Blanche-rouge Rouge
Représentation
en Occident
Ceinture noire.png 800px-Ceinture noir rouge.png Ceinture blanc rouge.png Ceinture rouge.png

Grands noms[modifier | modifier le code]

Combattants mythiques des années 1970-1980[modifier | modifier le code]

Grandes figures internationales des années 1980, 1990 et 2000[modifier | modifier le code]

Grands champions français depuis le début des années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1980-1990[modifier | modifier le code]

  • Pascal Leplat (également grand champion de full-contact)
  • Richard Sylla (également grand champion de savate)
  • Khalid El Quandili (également grand champion d’autres boxes pieds-poings)
  • Abel El Quandili (également grand champion d’autres boxes pieds-poings)
  • Pascal Ducros (également grand champion de savate)
  • André Panza (également grand champion de savate, de judo et de combat libre)
  • Valérie Henin (également grande championne d’autres boxes pieds-poings)
  • Virginie Ducros (également grande championne de savate)
  • Kamel Chouaref (également grand champion d’autres boxes pieds-poings)
  • François Pennachio (également grand champion de savate)
  • Jean-Claude Félicie (également grand champion de savate)
  • Nancy Joseph (également grande championne de savate et muay-thaï)
  • Sébastien Farina (également grand champion de savate)
  • Dominique Siegler (également champion de savate)

Années 1990-2000[modifier | modifier le code]

  • Aurélien Duarte (également grand champion d’autres boxes pieds-poings)
  • Morad Sari (également grand champion de muay-thaï)
  • Fabrice Allouche (également grand champion de muay-thaï)
  • Franck Mezaache (également grand champion de savate et de boxe anglaise)
  • Farid Khider (également grand champion d’autres boxes pieds-poings)
  • Eric Perros - 5 fois champion du monde de kick-boxing et full-contact en W.A.K.O-pro, ISKA et W.K.N
  • Alain Zankifo – également grand champion de savate
  • Jérôme Le Banner (également grand champion d’autres boxes pieds-poings)
  • Samir Mohamed (également grand champion d’autres boxes pieds-poings)
  • Grégory Tony – combattant de K1-satellites
  • Cyril Abidi – combattant du K1 Grand Prix
  • Karim Gadji – Champion de France A 2010

Grands champions du circuit K-1 World Grand Prix depuis son démarrage en 1993 au Japon[modifier | modifier le code]

  • Branko Cikatić (Branimir) - Croatie - vainqueur en 1993
  • Peter Aerts - Pays-Bas - vainqueur en 1994, 1995, 1998 - finaliste en 2006 et 2010
  • Andy Hug - Suisse - vainqueur en 1996; finaliste en 1997,1998
  • Ernesto Hoost - Pays-Bas - vainqueur en 1997, 1999, 2000, 2002 - finaliste en 1993
  • Mark Hunt - Nouvelle-Zélande - vainqueur en 2001
  • Remy Bonjasky - Pays-Bas - vainqueur en 2003, 2004, 2008
  • Semmy Schilt - Pays-Bas - vainqueur en 2005, 2006, 2007, 2009
  • Badr Hari – Maroc - finaliste en 2008 et 2009
  • Alistair Overeem - Pays-Bas - vainqueur en 2010

Grands champions du circuit K-1 World MAX depuis son démarrage en 2003 au Japon[modifier | modifier le code]

Autres grands champions étrangers depuis les années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1980-1990[modifier | modifier le code]

  • Lucien Carbin – Pays-Bas
  • Ivan Hippolyte – Pays-Bas
  • Glaube Feitosa – Brésil
  • Ramon Dekkers – Pays-Bas

Années 2000-2010[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Delmas Alain, 1. Lexique de la boxe et des autres boxes, document de formation BPP, 2005 – 2. Lexique de combatique, document de formation BPP, Ligue Midi-Pyrénées de BF.S, 1975 – 3. Définition du Kick-boxing, FFKBDA, 1999
  • Delmas Alain, Callière Jean-Roger, Histoire du Kick-boxing, FFKBDA, 1998 – La ceinture noire du 1er au 6e degré, FFKBDA, 1998
  • Lombardo Patrick, Encyclopédie mondiale des arts martiaux, Éditions E.M., Paris, 1997.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Boxes pieds-poings : expression proposée dans les années 1970 par Alain Delmas
  2. Alain Delmas, Jean-Roger Callière, Origines du kick-boxing, Site Internet Boxes pieds-poings, 2000
  3. Mike Miles, A History of Kickboxing - North America's surprisingly taboo 'kickboxing' history! (mikemiles.com) Part 1
  4. Mike Miles, An interview with Joe Lewis, site www.mikemiles.com, 1998
  5. Mike Miles, A History of Kickboxing - North America's surprisingly taboo 'kickboxing' history! (mikemiles.com) Part 4
  6. Alain Delmas, Définition du kick-boxing, Site Internet Boxes pieds-poings, 2000
  7. Alain Delmas, professeur d’EPS en université, spécialise de sports de combat, chercheur en combatique et stratégique
  8. Mike Miles, A History of Kickboxing - North America's surprisingly taboo 'kickboxing' history! (mikemiles.com) Part 2
  9. K-1-rules dit « à la française » : activité créée de toutes pièces en 2008 pour désigner une discipline s’apparentant au full-contact avec des coups de genou directs uniquement en sortie de corps-à-corps. Le combattant porte un collant de type cyclisme à la manière du champion hollandais de kick-boxing Andy Souwer. Cette activité a permis de rassembler les pratiquants issus du groupement FBADA (Fédération de boxe américaine), en marge de la Fédération Française de Full Contact (FFFCDA) depuis la fin des années 1980
  10. I.F.O.: International Fighters Organisation
  11. Boxes américaines : pour désigner les disciplines nées outre-Atlantique, c’est-à-dire le full-contact, le semi-contact et le « full-contact avec low-kick », ou kick-boxing américain
  12. I.F.O : présidée par Jean-Paul Maillet et plus tard appelée, F.K.B.-W.K.A. : Fédération de Kick-Boxing WKA
  13. La politique ministérielle : la France du point de vue du sport est un pays à part. L’État français est amené à aider une fédération qu’elle « agrémente » et par conséquent, lui attribue des moyens (subventions et cadres d’État). En contrepartie, le ministère chargé des sports impose un cahier des charges sur la base d’une « convention d’objectifs quadriennale ». La gestion de la fédération agréée et délégataire est par conséquent assujettie à cette sorte de loi du sport français qui détermine les contraintes pour l’ensemble des structures par décret ministériel.
  14. http://www.ffscda.com/ckfinder/userfiles/files/Presentation_BMF1_FFSCDA.pdf
  15. http://www.ffscda.com/ckfinder/userfiles/files/Presentation_BMF2_FFSCDA.pdf
  16. http://www.ffscda.com/ckfinder/userfiles/files/formation14/Fiche%20de%20présentation%20BMF%203°%20.pdf
  17. http://www.ffscda.com/ckfinder/userfiles/files/Presentation_Bpjeps.pdf
  18. http://www.ffscda.com/ckfinder/userfiles/files/Presentation_DEJEPS.pdf
  19. http://www.ffscda.com/ckfinder/userfiles/files/Presentation_DESJEPS.pdf
  20. Frédéric Sinistra champion du monde de Kickboxing sur www.lameuse.be. Consulté le 5 août 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Fédérations françaises[modifier | modifier le code]

Fédérations mondiales[modifier | modifier le code]

Fédération mondiale Site Web
World Kickboxing & Karate Association (W.K.A) - Amateurs et pros www.wkaassociation.com
World Kickboxing Federation (W.K.F) www.wkfkickboxing.com
International Sport Kickboxing Association (I.S.K.A) - Amateurs et pros www.iska.com
World Association of Kickboxing Organizations (W.A.K.O) - Amateurs et pros

(Officiellement reconnue par le GAISF comme l’organe officiel du kick-boxing amateur)

www.wakoweb.com
World Traditional Kickboxing Association (WTKA)
(Associée en 2012 avec la fédération mondiale la plus ancienne, c’est-dire la W.K.A)
www.wtkaint.zmootha.com
Professional Kickboxing Association (P.K.A - nouvel âge) www.pkakickboxing.com
World Federation of Kickboxing (W.F.K) - Amateurs et pros www.wfk-gov.com
World Amateur Sport Kickboxing Organization (W.A.S.K.O) - Amateurs www.dovuscu.com
International Kickboxing Board of Control (I.K.B.C) www.ikbc.org
World Kickboxing Network (W.K.N) - Pros www.worldkickboxingnetwork.com
World Kickboxing Union (W.K.U) www.wku-kickboxing.com
International Kickboxing Federation (I.K.F) - Amateurs et pros www.ikfkickboxing.com

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Almeria, J., Benny Urquidez “the jet“, in magazine Budo international, 1999.
  • Bonomelli, R., Dimarino, S., Thaï boxing. Éditions De Vecchi, Milan, 1998.
  • Budo International, Mike Anderson, père du karaté sportif et du kick-boxing, in magazine Budo International, 2000 – Benny The Jet Urquidez, le pouvoir de la connaissance, in magazine Budo International, 2000
  • Delmas, A., Cahiers du moniteur, document de formation BPP, Ligue de Picardie, Amiens, 1981 – L’acte d’opposition, document de formation BPP, Ligue de Picardie, Amiens, 1981 – Les comportements d’opposition, Mémoire de BEES 2 °, Evry, 1978 – Lexique de combatique, document de formation BPP, Ligue Midi-Pyrénées, Toulouse, 1975-1980 – Technoboxe : fiches techniques de la boxe et des autres boxes, document de formation BPP, Ligue PACA, Aix-en-Provence, 1981-2005
  • Dimarino, S., Les secrets des arts martiaux, Éditions De Vecchi, Milan, 1998.
  • Dimarino, S., Leçons de kickboxing, Éditions De Vecchi, Paris, 2000.
  • Falsoni, E., Cours de Full-contact, Éditions De Vecchi, Milan, 1995.
  • Frederic, L., Dictionnaire des arts martiaux, Éditions du Félin, 1988.
  • Hoffer, B., Le grand livre des arts martiaux, Éditions De Vecchi, Paris, 1999.
  • I.F.O., Historique du Kick-boxing, in Dossier de l’entraîneur, Paris, 1988
  • Lima, A., Benny “the jet“ Urquidez, in magazine Budo International, 1997.
  • Gyi, M., Burmese Bando boxing, U.S.A., 1987.
  • Miles, M., An interview with Joe Lewis, site www.mikemiles.com, 1998
  • Paschy, R., Kick-boxing « Muay thaï », Éditions Sedirep, Paris, 1982.
  • Royers, F., Kick-boxing, Éditions Sedirep, Paris, 1987.
  • Salvini, S., La grande épopée des sports de combat et arts martiaux, in magazine Karaté, 1985.
  • Savodelli, J., Do-Tuong, A., La boxe thaï, Éditions Amphora, Paris, 1989.
  • W.K.A. Head office, History, Royaume Uni, 2000.
  • Poy-Tardieu, N., Le guide des arts martiaux et sports de combat, Budo Éditions, 2001.

Filmographie[modifier | modifier le code]