Khalifa Belqasim Haftar

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Khalifa Belqasim Haftar
Le général Khalifa Belqasim Haftar en avril 2011
Le général Khalifa Belqasim Haftar en avril 2011

Origine Libyen
Allégeance Flag of Libya (1977-2011).svg Jamahiriya arabe libyenne
(1978-1987)
Drapeau de la Libye Conseil national de transition
(2011)
Drapeau de la Libye État de Libye
(2011-2014)
Drapeau de la Libye Armée nationale libyenne
(2014)
Grade Lieutenant-général
Conflits Conflit tchado-libyen
Guerre civile libyenne
Faits d'armes Bataille du golfe de Syrte
3e Bataille de Brega
Combat de Benghazi (2014)

Khalifa Belqasim Haftar est un officier supérieur libyen, nommé par ses pairs chef d’état-major des nouvelles forces armées libyennes, l'Armée nationale libyenne, le 18 novembre 2011.

Carrière[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Il a été formé à l’académie militaire de Benghazi, puis dans l’ancienne Union soviétique[1].

Sous le régime de Kadhafi[modifier | modifier le code]

Autrefois l'un des généraux de l'armée de Mouammar Kadhafi lors de l'opération Manta, il est fait prisonnier en 1987 par les Tchadiens au cours de la bataille de Ouadi-Doum, puis « retourné » par les États-Unis, fut dans les années 1980 le chef de la « Force Haftar » basée au Tchad.

Constitué des quelque 2 000 Libyens capturés avec leur chef, ce groupe équipé par Washington était destiné à envahir la Libye pour renverser Kadhafi. Mais la Force Haftar dut être exfiltrée en urgence en 1990, à l'arrivée au pouvoir à N'Djamena d'Idriss Déby. Le nouvel homme fort tchadien était soumis à de fortes pressions de Kadhafi pour livrer le général renégat.

Les États-Unis organisèrent un pont aérien, avec escales au Nigeria et au Zaïre pour ces hommes et il s'exile aux États-Unis[2]. Il vit alors à Langley (Virginie), non loin du siège de la CIA[3].

Après la révolution de 2011[modifier | modifier le code]

En 2011, il retourne en Libye pour soutenir l'insurrection. Le 24 mars, un porte parole de l'armée annonce qu'il a pris le commandement de l'armée rebelle. Il participe à la bataille du golfe de Syrte et à la troisième bataille de Brega. À Benghazi, il est l'un des chefs militaires du Conseil national de transition (CNT), avec le général Abdelfattah Younès (assassiné en 2011). Après la chute de Kadhafi, il est nommé chef de l'état-major de l'armée, provoquant la colère des islamistes, qui le considèrent comme « l'homme des Américains ». N'étant pas arrivé à unifier les nombreux groupes armés, qui refusent de se placer sous l'autorité de l'armée régulière, il créé sa propre force armée. Dans sa conquête du pouvoir, il a le soutien des fédéralistes du Conseil de Cyrénaïque (dirigés par Ibrahim Jebran et basés à Tobrouk), des forces spéciales de la région orientales, d'unités de l'armée de l'air et de certaines milices[3].

Le 14 février 2014, il annonce, dans une vidéo diffusée sur Internet, une initiative qui prévoit le gel du Congrès général (le Parlement), le gouvernement et la constitution provisoire. Il affirme qu'il ne s'agit pas d'un coup d’État. Aussitôt, les autorités libyennes ont démenti les rumeurs sur un coup d'État dans le pays après les déclarations de Haftar.

Le 18 mai, la milice paramilitaire qu'il dirige attaque le Parlement. Il mène parallèlement une offensive contre des islamistes de Benghazi, qu'il qualifie de « terroristes »[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Zine Cherfaoui, « Khalifa Haftar désigné chef d'état-major de l’armée libyenne », sur El Watan,‎ 19 novembre 2011 (consulté le 19 novembre 2011)
  2. Pierre Prier, « Le nouvel état-major libyen sous tension », sur Le Figaro,‎ 18 novembre 2011 (consulté le 19 novembre 2011)
  3. a et b Thierry Oberlé, « Libye : la petite guerre d'un ex-allié de la CIA », Le Figaro, mercredi 21 mai 2014, page 9.
  4. « Tripoli : le Parlement libyen pris par des hommes armés », Le Figaro, lundi 19 mai 2014, page 6.