Khalid Naciri

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Khalid Naciri
Image illustrative de l'article Khalid Naciri
Fonctions
Ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement
15 octobre 20073 janvier 2012
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Abbas El Fassi
Gouvernement Gouvernement Abbas El Fassi
Législature 2007
Prédécesseur Mohamed Nabil Benabdallah
Successeur Mustapha El Khalfi
Biographie
Date de naissance 5 mars 1946
Lieu de naissance Casablanca
Nationalité Drapeau du Maroc Maroc
Parti politique Parti du progrès et du socialisme
Profession Universitaire ; avocat

Khalid Naciri est un homme politique et avocat marocain, né le 5 mars 1946 à Casablanca. Il fut ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement marocain entre 2007 et 2012.

Il est titulaire d'une licence en droit en 1969 à la faculté de droit de Casablanca puis en 1970 d'un diplôme d'études supérieures en sciences politiques à la faculté de droit de Rabat. En 1983, il soutient une thèse de doctorat d'État en droit public à l'université Paris II, où il obtient la mention très bien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en mars 1946, à Casablanca, Sidi Mohamed Khalid Naciri est l’aîné de sa fratrie. Issu de la famille des Naciri de la Zaouïa Naciria à Tamegroute (Souss-Massa-Drâa), Khalid Naciri a entretenu des liens très étroits avec les érudits de la famille, dont son oncle Cheikh Mohamed Mekki Naciri.

Après avoir passé sa jeunesse au quartier des Habous à Casablanca, il étudie au Lycée Lyautey de Casablanca puis à l'Université Mohamed V à Rabat. Très tôt, il montre un intérêt particulier pour la politique. En 1967, il rejoint les rangs de l’Union nationale des étudiants du Maroc (UNEM) en même temps que la section de Casablanca du Parti communiste marocain.

Khalid Naciri obtient en 1969 une licence en droit puis en 1970 un DES en sciences politiques. Il exerce comme avocat au barreau de Casablanca de 1970 à 1973, puis de 1986 à 1996.

En 1975, il est élu au comité central du Parti communiste marocain, devenu en 1974 le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) — il sera élu au bureau politique du PPS en juillet 1995.

Maître assistant à l'Université Hassan II de Casablanca, il soutient en 1983 sa thèse de doctorat d'État en droit public à l'université Paris II (mention très bien).

Le 10 décembre 1988, après de longues années de préparation, Khalid Naciri cofonde avec d’autres militants des droits de l’Homme, l'Organisation marocaine des droits humains (OMDH), dont il assurera la présidence en 1990 et 1991.

Durant cette période, il enseigne le droit constitutionnel et les sciences politiques à la faculté de droit de l'université Hassan II à Casablanca ainsi que dans diverses autres institutions d'enseignement supérieur.

En 1996, il est nommé par Hassan II au poste de directeur de l’Institut supérieur de l’administration[1], pôle d’excellence réservé à la formation des hauts cadres de l’administration marocaine, situé à Rabat. Il occupe ce poste jusqu'en 2007.

En mars 2000, il est élu à l’unanimité par le Conseil de la Ligue arabe à la tête de la Commission arabe permanente des droits de l'Homme, qu'il présidera jusqu'en 2006 (trois mandats successifs).

Le 15 octobre 2007, il est nommé par Mohammed VI ministre de la Communication et porte-parole du 29e Gouvernement du Royaume du Maroc, dirigé par le Premier ministre Abbas El Fassi.

Il a repris ses fonctions de directeur de l’Institut supérieur de l’administration[1] après avoir quitté le gouvernement.

Khalid Naciri est l'auteur de plusieurs ouvrages, études et articles en droit public et en sciences politiques.

Controverse[modifier | modifier le code]

Interventions de Khalid Naciri au sujet des médias[modifier | modifier le code]

Khalid Naciri a été au centre d'une polémique entre 2009 et 2010, suite à ses interventions [Quand ?] justifiant les interdictions et les jugements qui ont touché des journaux marocains.[Quand ?] [Lesquels ?] [réf. nécessaire]

Fait divers impliquant Khalid Naciri et son fils[modifier | modifier le code]

Selon Rachid Niny, directeur du journal Al Massae[2], Khalid Naciri serait intervenu le 21 mai 2010 pour libérer son fils menotté par un agent des forces de police, suite à une agression à l'objet tranchant qu'il aurait commise sur la personne d'un médecin avec lequel il venait d'avoir un accrochage en voiture, devant le parlement à Rabat.
Cependant, aucun témoin sur place n'a pu prouver l'existence d'objet tranchant. La polémique s'est installée, sur Internet notamment, un groupe étant créé sur Facebook pour réclamer la démission du ministre[3]. Celui-ci affirme avoir seulement voulu amener son fils par ses propres moyens au siège de la sûreté nationale[4].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]