Kermésite

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Kermésite[1]
Catégorie II : sulfures et sulfosels[2]
Kermésite, Pezinok, Slovaquie

Kermésite, Pezinok, Slovaquie
Général
Formule brute OS2Sb2Sb2S2O
Identification
Masse formulaire[3] 323,649 ± 0,012 uma
O 4,94 %, S 19,82 %, Sb 75,24 %,
Couleur rouge à gris rosé
Classe cristalline et groupe d'espace pinacoïdale ; P1
Système cristallin triclinique
Réseau de Bravais primitif P
Clivage parfait sur{001}; imparfait sur {01O}
Cassure conchoïdale
Habitus agrégats, aiguilles
Échelle de Mohs 1 à 1,5 [1]
Trait brun rougeâtre
Éclat vitreux à adamantin
Propriétés optiques
Indice de réfraction a=2.72, b=2.74, g=2.74,
Biréfringence Biaxial (+);0.0200
Fluorescence ultraviolet Aucune
Propriétés chimiques
Densité 4,68
Propriétés physiques
Magnétisme Aucun
Radioactivité Aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.
habitus rare de la kermésite : cristaux prismatiques

La kermésite est une espèce minérale composée d'oxy-sulfure d'antimoine : Sb2S2O. Les cristaux peuvent mesurer jusqu'à 5 cm de long[4].

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

Décrite par le minéralogiste Chapman en 1843. Le minéral est connu depuis l'antiquité où il était utilisé comme pigments rouges. Le nom lui vient du persan : qurmizq (قرمز), "cochenille" (insecte dont on extrait un colorant rouge), parfois traduit en "rouge foncé", ce qui fait référence à la couleur du minéral. Kermès était aussi le nom donné à l'oxysulfure d'antimoine brun, de composition très voisine[5].

Topotype[modifier | modifier le code]

Grube Neue Hoffnung Gottes, Bräunsdorf, Revier Freiberg, Erzgebirge, Saxe, Allemagne.

Synonyme[modifier | modifier le code]

  • antimoine blende[6]
  • antimoine en plumes rouges (Mine d'antimoine en plumes rouges) (Romé de L'Isle)[7]
  • antimoine oxydé sulfuré (antimoine oxydé sulfuré capillaire) [8]
  • antimoine rouge[9]
  • kermes minéral natif (Kermès natif) [10]
  • mine d'antimoine rouge[11]
  • oxyde d'antimoine sulfuré rouge (von Born)[12]
  • pyrostibite[13]
  • pyrostibnite[14]
  • soufre doré natif (Sage) [15]
  • soufre doré strié (Romé de L'Isle)[16]

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Critères de détermination[modifier | modifier le code]

Les encroûtements et les revêtements peuvent être confondus avec metastibnite.

Cristallographie[modifier | modifier le code]

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie
  • Minéral secondaire rare formée par l'oxydation des gisements d'antimoine. Le minéral est souvent associé à un socle de stibine minéral d'aspect métallique dense et de couleur gris.
Minéraux associés

Gisements producteurs de spécimens remarquables[modifier | modifier le code]

Exploitation des gisements[modifier | modifier le code]

Utilisations[modifier | modifier le code]

On en retrouve des traces dans de nombreux cosmétiques anciens.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rupert Hochleitner, Jean Paul Poirot: 300 roches et minéraux edt celachauw et niestlé(1968)
  2. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  3. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  4. (en) John W. Anthony, Richard A. Bideaux, Kenneth W. Bladh et Monte C. Nichols, The Handbook of Mineralogy : Halides, Hydroxides, Oxides, vol. III, Mineral Data Publishing,‎ 1997.
  5. Rupert Hochleitner, 300 roches et minéraux, Paris, Delachaux et Niestlé,‎ 2010, 256 p. (ISBN 978-2-603-01698-5), p. 25
  6. Henri Landrin - Dictionnaire de minéralogie, de géologie, et de métallurgie 1852 p.28
  7. Romé de L'Isle Cristallographie 1783 p.59
  8. Armand Dufrénoy -Traité de minéralogie, Volume 2 1845 p.651
  9. Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle Volume 2 1816 p.216
  10. Catalogue methodique et raissonné de la collection des fossiles de Mlle Eleonore de Raab Tome II - Viennes 1790 p.152
  11. Jacques C. Valmont de Bomare Minéralogie, Volume 2 p.143 1774
  12. Nouveau dictionnaire d'histoire naturelle Volume 2 1816 p.213
  13. Bulletin de la Société française de minéralogie et de cristallographie, Paris - 1937 Vol 50-60 p.173
  14. Albert Auguste Cochon Lapparent - Précis de minéralogie 1965 p.400
  15. Balthasar Georges Sage - Mémoires de chimie 1784 p.179
  16. L. J. Sevrin - Dictionnaire des nomenclatures chimique et minéralogique anciennes 1807 p.173