Ker-Xavier Roussel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Roussel.
Ker-Xavier Roussel, Édouard Vuillard, Romain Coolus et Felix Vallotton en 1899.

François Xavier Roussel (1867-1944), dit Ker-Xavier Roussel, est un artiste peintre français. Il fait partie du groupe des Nabis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un médecin, François Xavier Roussel[1] naît à Lorry-lès-Metz, en Moselle, le . La guerre de 1870 conduit la famille à quitter la Moselle, avant son annexion par l'Allemagne, pour Paris. Il a douze ans quand ses parents se séparent. Il vit, lui et son jeune frère avec leur père dont l'appartement est fréquenté par les peintres, écrivains et musiciens. Quand il annonce à son père sa décision de devenir peintre, celui-ci sera enchanté.

En 1882, il rentre au lycée Condorcet. Il y acquiert une éducation classique très solide, et rencontre Édouard Vuillard, devenant son ami. Il y rencontre aussi Maurice Denis et Lugné-Poe. En 1885, Roussel entre à l'atelier Maillart. Il suit les cours de l'École des beaux-arts à partir de 1888. En 1889, il fréquente l'Académie Julian, où se forme le groupe des Nabis. Roussel et Vuillard se lient d'amitié avec Bonnard. En 1891, Les Nabis exposent chez le galeriste Le Barc de Boutteville.

En 1893, Roussel, Vuillard, Bonnard, Denis, Ranson exposent à la La Revue blanche, que dirigent les frères Natanson. Roussel épouse Marie, la sœur de son ami Vuillard. Avec Pierre Bonnard, Édouard Vuillard et Paul Sérusier, Roussel peint des décors pour le Théâtre de l'Œuvre, que vient de fonder leur camarade Aurélien Lugné, dit Lugné-Poe.

À partir de 1894, et jusqu'en 1904, il expose régulièrement à la Libre Esthétique à Bruxelles, à Paris au Salon des indépendants et dans les galeries Bernheim et Druet avec Félix Vallotton et Aristide Maillol qui se sont joints au groupe Nabi. En 1898, Roussel, Vuillard et Bonnard, à la demande d'Ambroise Vollard, exécutent des lithographies en couleur. En 1899, Roussel quitte Paris et va habiter à l'Étang-la-Ville. Il y résidera jusqu'à sa mort.

En 1906, Maurice Denis et Roussel voyagent sur la côte méditerranéenne. Ils visitent Cézanne à Aix-en-Provence, Paul Signac à Saint-Tropez, et Cross à Cavalaire. Deux ans plus tard, en 1908, Roussel fait un court passage comme professeur à l'Académie Ranson. En 1912, il peint le rideau du Théâtre des Champs-Élysées.

En 1918, il exécute des décorations pour le Kunstmuseum de Winterthour. L'année suivnate, il réalise des panneaux décoratifs pour Marcel Monteux à Paris. En 1922, il réalise de nouveaux panneaux décoratifs pour la villa de Monteux à Antibes. En 1925, Ker-Xavier Roussel réalise quatre panneaux pour l'hôtel de M. Rosegart, rue du Bois de Boulogne à Paris. L'année suivante, e 1926, il reçoit le deuxième prix Carnegie.

En 1937, Ker-Xavier Roussel partage avec Vuillard et Bonnard la décoration du Théâtre de Chaillot. Il participe l'année suivante à la décoration du Palais de la Société des Nations à Genève, en exécutant un panneau de onze mètres intitulé Pax Nutrix. En 1941, après la mort de Vuillard, Roussel fait don à l'État français de cinquante-cinq œuvres de son ami. Ker-Xavier Roussel décédera dans sa maison de l'Étang-la-Ville, le .

Quelques-unes de ses œuvres[2][modifier | modifier le code]

  • La Terrasse des Tuileries, 1892-1893, huile sur toile, 36 × 75 cm, Paris, musée d'Orsay.
  • Nymphes, 1899, pastel sur carton, 57 × 64 cm, Neuss, Clemens-Sels-Museum.
  • Les Saisons de la vie, 1892, huile sur toile, 60 × 130 cm, Paris, musée d'Orsay.
  • Conversation, 1891, huile sur toile, 41 × 32 cm, Toulouse, musée des Augustins.
  • Composition dans la forêt, 1890, huile sur toile, 44 × 31 cm, Saint-Germain-en-Laye, musée Maurice Denis.
  • La Barrière, circa 1891-1893, pastel sur papier, 21,5 × 17 cm, musée d'Orsay, Paris.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Estelle Guille des Buttes-Fresneau (dir.), Ker-Xavier Roussel (1867-1944) : Le nabi bucolique, Paris/Pont-Aven, Somogy Éditions d'Art/Musée de Pont-Aven,‎ 2011, 176 p., 130 ill. (ISBN 978-2-7572-0466-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le préfixe Ker restera attaché à son prénom en raison du surnom que lui donnait son petit frère.
  2. Notices sur Base Joconde

Liens externes[modifier | modifier le code]