Kenneth Nordtvedt

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Kenneth Leon Nordtvedt, né le 16 avril 1939 à Chicago, dans l'Illinois (États-Unis), est professeur émérite au département de physique de l'université d'État du Montana à Bozeman. Il est connu pour ses recherches sur les théories relativistes de la gravitation.

Recherche[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT) en 1960 et de l'université Stanford (Ph.D.) en 1964, il montra au milieu des années 1960, à l'issue d'un calcul « diaboliquement complexe[1] », comment des réflecteurs lunaires pouvaient être utilisés pour mettre à l'épreuve un principe fondamental de la relativité générale appelé principe d'équivalence (en d'autres mots s'il existait ou non un « effet Nordtvedt » ; ou encore si c'était la théorie d'Einstein ou celle de Brans–Dicke (en) qui était vérifiée[2]).

Il a reçu une bourse de la fondation Sloan. Il est membre de la Société américaine de physique. Ses recherches ont été l'objet d'un article à la une du Wall Street Journal[3],[4].

Politique de la recherche et politique[modifier | modifier le code]

Il était membre du comité de direction et conseiller scientifique de la mission commune NASAESA du satellite de test du principe d'équivalence (STEP). Nommé par le président Reagan au National Science Board, il était l'un des deux universitaires à occuper cette fonction.

Au début des années 1980 Nordtvedt a été élu trois fois comme représentant républicain à la législature d'État du Montana[5], y restant six ans en tout. Il perdit de ce fait ses subventions de recherche. À la fin de son mandat, il obtint du financement de la National Science Foundation mais ne put récupérer celui que la NASA lui avait accordé pendant les années 1970[3] ; il est néanmoins resté très près de cette institution.

Généalogie génétique[modifier | modifier le code]

Nordtvedt est également un généalogiste génétique actif qui a fait ses propres recherches sur les haplogroupes génétiques, en particulier l'haplogroupe I auquel il appartient[6] ; il est conseiller en matière de haplotypes d'un groupe de recherche sur la génétique des populations du FamilyTreeDNA.

Il a proposé une nouvelle méthode de calcul du dernier ancêtre commun[7].

Publications (sélection)[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « A fiendish piece of mathematics »
  2. Nordtvedt dans Bertotti (dir.), Experimental Gravitation, 56 Enrico Fermi Summer School, Academic Press 1974 ; Kenneth Nordtvedt, « Gravitation Theory. Experimental status from solar system experiments », dans Science, vol. 178, 1972, p. 11571-164
  3. a et b (en) The National Space Grant College and Fellowship Program
  4. 9 décembre 1991
  5. Liste des membres : p. 40, 54 et 66
  6. (ru) [PDF] Кен Нордведт. Свыше 20,000 лет истории гаплогруппы I1b1 (P37.2+) Вадим Веренич, The Russian Journal of Genetic Genealogy (Русская версия), vol. 1, no 1 (2009).
  7. (en) [PDF] « More Realistic TMRCA Calculations Ken Nordtvedt », Journal of Genetic Genealogy, vol. 4, no 2, automne 2008, p. 96–103.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]