Ken Livingstone

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Ken Livingstone
Ken Livingstone au Forum économique mondial de Davos le 26 janvier 2008.
Ken Livingstone au Forum économique mondial de Davos le .
Fonctions
1er maire de Londres
Prédécesseur Poste crée
Successeur Boris Johnson
Chef du Greater London Council
Prédécesseur Horace Cutler
Successeur Poste supprimé
Membre du Parlement pour Brent Est
Prédécesseur Reg Freeson
Successeur Paul Daisley
Biographie
Nom de naissance Kenneth Robert Livingstone
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Lambeth, Londres (Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti travailliste
Profession Homme politique
Ken Livingstone en mars 2007.

Kenneth Robert Livingstone (17 juin 1945 à Lambeth, Grand Londres) est un homme politique britannique membre du Parti travailliste.

Il fut maire de Londres de mai 2000 à mai 2008. Candidat indépendant dissident du Parti travailliste en 2000, il fut ensuite réélu avec le soutien officiel du parti en 2004 avant d'être battu en mai 2008 par le conservateur Boris Johnson. Auparavant, il avait été le leader (maire) du Greater London Council de 1981 à 1986 jusqu'à sa suppression. Ken Livingstone est parfois surnommé Ken le rouge (Red Ken) à cause de son passé trotskiste.

Études[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié à la Tulse Hill Comprehensive School, il travailla pendant 8 années comme technicien de recherche sur le cancer et devint professeur qualifié par la suite en 1973.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Ken Livingstone a travaillé comme critique de gastronomie. Il est aussi connu pour être amateur de tritons, dont il fait l'élevage. En 1973 il s'est marié avec Christine Pamela Chapman, de laquelle il divorce en 1982. Il a eu avec sa partenaire actuelle Emma Beal, qui est d'ailleurs sa directrice de cabinet, un fils, Thomas, né le 14 décembre 2002 à l'University College Hospital de Londres ainsi qu'une fille, Mia, née le 20 mars 2004 au Royal Free Hospital de Hampstead.

Vie politique[modifier | modifier le code]

Mesures en tant que chef du Great London Council[modifier | modifier le code]

Il encourage fortement, par des incitations diverses, les habitants à voyager en bus et en métro.

Mesures et faits en tant que maire de Londres[modifier | modifier le code]

Péage urbain[modifier | modifier le code]

Il introduisit de nouvelles lois et mesures, dont le péage urbain de Londres.

Minorités[modifier | modifier le code]

Il axe également sa politique en faveur des minorités. Une statue de Nelson Mandela fut ainsi inaugurée sur Parliament Square, à ce sujet Livingstone s'exprima : « Quel meilleur emplacement que notre place la plus connue pour poser une statue de Nelson Mandela afin que toutes les générations se rappellent le combat contre le racisme ? »[1].

En décembre 2005, Livingstone organisa Hannukah (fête juive des lumières) dans la mairie de Londres en faisant savoir que cet évènement sera désormais annuel.

Affiche mettant en valeur les origines multiples des londoniens, installée à la suite des attentats en 2005.

Attentats du 7 juillet 2005[modifier | modifier le code]

Quelques heures après les attentats du 7 juillet 2005 à Londres, Livingstone s'exprima depuis Singapour, où il représentait Londres pour sa candidature au Jeux olympiques d'été de 2012. Il était visiblement sous le choc et sa voix laissait paraître une colère contre les atrocités perpétrées dans sa ville[2].

Le 20 juillet 2005, Livingstone s'exprima à nouveau sur la BBC mais cette fois ci sur le rôle de la politique étrangère britannique dans ces attentats[3].

Menace de suspension[modifier | modifier le code]

Le 24 février 2006, Ken Livingstone fut suspendu de ses fonctions de maire de Londres. Il avait comparé un journaliste juif - Oliver Finegold, de l'Evening Standard - à un « criminel de guerre allemand » et un « gardien de camp de concentration ». Ce jugement est effectué par un organisme indépendant - l'Adjudication Panel - qui a pour vocation d'évaluer les élus locaux sur leur prestations publiques. Ce dernier a proposé la suspension de Livingstone pour « insensibilité » et « insultes ». Au terme de plusieurs procédures, il fut estimé en appel que l'Adjudication Panel s'était fourvoyé. Par ailleurs, lors de l'inauguration du London Jewish Forum, le 7 décembre 2006, Livingstone s'est excusé auprès des membres de la communauté juive qui se seraient sentis offensés par ses propos.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "There can be no better place than our greatest square to place a statue of Nelson Mandela so that every generation can remind the next of the fight against racism."
  2. Le maire de Londres condamne cette attaque lâche, article de la BBC
  3. Le maire de Londres dénonce la politique britannique au Moyen-Orient, BBC