Kekionga

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41° 05′ N 85° 13′ O / 41.083, -85.217

Kekionga (Mûre)[1] aussi connu sous le nom de Kiskakon[2],[3] ou village Pacanne[4], était la capitale des Miamis au confluent des rivières Saint-Joseph, Sainte Marie, et Maumee dans le nord-est de l'État de l'Indiana.

Historique[modifier | modifier le code]

Ce village fut longtemps occupé par des cultures amérindiennes. Kekionga était un gros village du peuple des Miamis à l'époque de leur rencontre avec les Européens. Il devenu un poste important pour les Européens sur un portage de six miles entre la rivière Maumee et la Petite rivière qui fait la connexion avec le Lac Erie à la rivière Wabash et du fleuve Mississippi. À cause de la guerre des Iroquois au milieu du XVIIe siècle pour la fourrrure, cette route est devenue dangereuse pour les traiteurs. Après ces guerres, le portage se démontra la route la plus courte entre les colonies du Canada et celle de la Louisiane[5] La zone regorgeait d'animaux sauvages car elle n'avait pas été densément peuplée depuis des années[6].

Les Miamis étaient les premiers à bénéficier de la traite avec les Européens, surtout les Canadiens du Québec. Les Canadiens sous le commandement de Jean-Baptiste Bissot de Vincennes établirent un poste de traite appelé Fort Miamis, premièrement sur la rivière Saint-Joseph et par la suite à Kekionga. Vincennes et les Miamis développèrent une forte amitié durable[7].

Kekionga demeura un site central pour les Miamis pendant plusieurs décennies, comparé à d'autres villages de l'époque. En 1733, Kekionga fut frappé par une épidémie de variole. Les Miamis tenaient leurs assemblées dans le centre du village[8]. Dans un discours durant le Traité de Greenville en (1795), Petite Tortue fit référence à Kekionga comme "la glorieuse porte… que toutes les bonnes pensées des chefs passent ici du nord au sud et de l'est à l'ouest."[5]

Période coloniale[modifier | modifier le code]

Quelques marchands britanniques convainquirent certains Miamis de s'établir plus à l'est en violation du Traité d'Utrecht. En 1749, le pro-Britannique Memeskia dit La Demoiselle quitta Kekionga pour établir un village anglais appelé Pickawillany, qui se peuple rapidement. La lutte entre les villages pro-Canadiens et les villages pro-Britanniques causa des problèmes chez les Miamis en 1751. Les officiers français ont essayé de persuader les Miamis de retourner à Kekionga, qui était près de leur fort de Détroit et plus difficile pour les Anglais à atteindre. Le lieutenant Louis Coulon de Villiers fut envoyé pour délapider le Fort Miamis et commander aux voyageurs de construire un nouveau fort, qui fut terminé en 1752[9]. Cette même année, le chef pro-français Cold Foot mourut d'une autre épidémie de variole à Kekionga. Les alliés amérindiens de la Confédération des Trois Feux détruisirent Pickawillany, ce qui détruisit la loyauté des Miamis envers les Canadiens et les Français. La plupart des Miamis survivants retournèrent à Kekionga[10].

Après la Guerre de Sept Ans (1756-1763), la Nouvelle-France fut cédée à la Grande-Bretagne. Les Miamis de Kekionga prirent part à la Rebellion de Pontiac au printemps de 1763, en capturant des garnisons britanniques et en tuant deux officiers. L'année suivante, Pacanne devint le chef du village et il épargna la vie du capitaine britannique Thomas Morris et le renvoya à Détroit. En 1765, Kekionga avait accepté les Britanniques[11].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. According to J. Dunn, Jr., the name "usually said to mean "blackberry patch, " or "blackberry bush, " this plant being considered an emblem of antiquity because it sprang up on the sites of old villages. This theory rests on the testimony of Barron, a longtime an old French trader on the Wabash. It is more probable that Kekioqa is a corruption or dialect form of Kiskakon, or Kikakon, which was the original name of the place." J. P. Dunn, INDIANA: A REDEMPTION FROM SLAVERY New York: HOUGHTON, MIFFLIN AND COMPANY, 1888, 48, Note 1.
  2. Charles R. Poinsatte, Fort Wayne During the Canal Era 1828-1855, Indianapolis: Indiana Historical Bureau, 1969, p. 1
  3. Kiskakon, meaning "cut tail, " was the principal tribe of the Odawa nation. At a very early time, they had a village on the Maumee River. Poinsatte, pg 23, fn 1
  4. Andrew R. L. Cayton, Frontier Indiana (Bloomington: Indiana University Press, 1996; ISBN 0-253-33048-3), 86.
  5. a et b Poinsatte, 1-3
  6. Poinsatte, 4
  7. "Vincennes, Sieur de (Jean Baptiste Bissot), " The Encyclopedia Americana (Danbury, CT: Grolier, 1990), 28:130.
  8. Carter, 66
  9. Barnhart, 100-111
  10. Wheeler-Voegelin, Pg 73.
  11. Rafert, 41

Références[modifier | modifier le code]

  • Allison, Harold, The Tragic Saga of the Indiana Indians, Turner Publishing Company, Paducah,‎ ©1986, Harold Allison (ISBN 0-938021-07-9)
  • Barnhart, John D. and Riker, Dorothy L. Indiana to 1816. The Colonial Period. ©1971, Indiana Historical Society. ISBN 0-87195-109-6
  • Birzer, Bradley J. French Imperial remnants on the middle ground: The strange case of August de la Balme and Charles Beaubien. Journal of the Illinois State Historical Society, Summer 2000.
  • Carter, Harvey Lewis. The Life and Times of Little Turtle: First Sagamore of the Wabash. ©1987, Urbana: University of Illinois Press. ISBN 0-252-01318-2.
  • Cayton, Andrew R. L. Frontier Indiana. Bloomington: Indiana University Press, 1996. ISBN 0-253-33048-3.
  • Edel, Wilbur Kekionga!: the worst defeat in the history of the U. S. Army, 1997. ISBN 0-275-95821-3
  • Charles Poinsatte, Outpost in the Wilderness: Fort Wayne, 1706-1828, Allen County, Fort Wayne Historical Society,‎ 1976
  • Rafert, Stewart The Miami Indians of Indiana: A Persistent People. 1654-1994. ©1996, Indiana Historical Society. ISBN 0-87195-111-8
  • Wheeler-Voegelin Dr Erminie; Blasingham, Dr Emily J.; and Libby, Dr Dorothy R. An Anthropological Report on the History of the Miamis, Weas, and Eel River Indians, Vol 1. ©1997. Available online at the Glenn A. Black Laboratory of Archaeology website.
  • John F. Winkler, Wabash 1791: St. Clair's Defeat; Osprey Campaign Series #240, Oxford, Osprey Publishing,‎ 2011 (ISBN 1-84908-676-1)

Voir aussi[modifier | modifier le code]