Keizan Jōkin

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Keizan Jōkin (瑩山紹瑾禅師, 1268-1325), de son nom posthume Jōsai Daishi, est le successeur à la troisième génération de Dōgen (1200-1253), et le "second fondateur" de l'école Sōtō du Zen japonais, dont il assura la diffusion. Originaire de la province d'Echizen (actuelle préfecture de Fukui), il fonda d'abord le Yōkōji (Monastère de la Lumière éternelle), dans la péninsule de Noto, puis le Sōjiji, qui allait devenir, avec l'Eiheiji de Dōgen, l'un des deux grands centres du zen Sōtō. En 1322, il fonda également un couvent de moniales, l'Enzũin, dans l'enceinte du Yōkōji, dont il confia la direction à la nonne Sonin, sa principale bienfaitrice. Le Zen de Keizan se caractérise par son aspect syncrétique, mêlant au zen « pur » de Dōgen des éléments empruntés au bouddhisme ésotérique et aux traditions locales. C'est cette formule, et le talent administratif de Keizan et de ses disciples, qui assurèrent au zen Sōtō son succès, en faisant l'une des principales écoles bouddhiques japonaises[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Faure, L'Imaginaire du Zen: L'univers mental d'un moine japonais, Paris: Les Belles Lettres, 2011.