Keiiti Aki

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Keiiti Aki, né le à Yokohama, au Japon, et mort le à La Réunion, en France, était un sismologue japonais.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après un Bsc en 1952 et un doctorat en géosciences en 1958 à l'université de Tokyo, il part à Caltech comme post-doctoral research fellow entre 1958 et 1960. Il devient professeur associé en 1963 à l'Institut de recherche sur les séismes de l'Université de Tokyo. En 1966, il devient professeur de physique au Massachusetts Institute of Technology aux États-Unis.

En 1984, il rejoint l'université de Californie du Sud où il occupe la chaire de la fondation Keck. C'est sous son impulsion qu'y est créé le centre des séismes du sud de la Californie.

En 1995, il rejoint ensuite l'observatoire volcanologique du Piton de la Fournaise, à La Réunion. Il part en semi-retraite en 2000 mais reste dans l'île. En 2005, il meurt dans la commune du Tampon après avoir fait une chute accidentelle en pleine rue.

Postérité[modifier | modifier le code]

Keiiti Aki est sûrement le sismologue le plus cité de la deuxième moitié du XXe siècle. Il a été un pionnier dans de nombreuses disciplines de la sismologie comme la sismogénèse, la tomographie ou la sismologie volcanique. Il a introduit pour la première des lois d'échelle fondamentales et le concept de moment sismique. Il a aussi calculé le premier modèle dynamique pour simuler les mouvements forts du sol lors d'un séisme.

Auteur ou coauteur de plus de 200 articles en sismologie, il est aussi l'auteur ou l'éditeur de plusieurs livres spécialisés. Il est notamment avec Paul Richards l'auteur de la « bible » de la sismologie moderne : « Quantitative seismology », publié en 1980.

Il était membre de nombreuses sociétés savantes comme l'Académie nationale des sciences des États-Unis (NAS) ou l'Union européenne de géophysique (EGU). Pour son travail, il avait reçu de nombreuses distinctions.

Distinctions[modifier | modifier le code]