Kedgwick

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Kedgwick
Image illustrative de l'article Kedgwick
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Comté ou équivalent Restigouche
Statut municipal Communauté rurale
Maire
Mandat
Jean-Paul Savoie
2012-2016
Constitution 9 novembre 1966
Démographie
Population 2 089 hab. (2011 en diminution)
Densité 3,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 45″ N 67° 20′ 36″ O / 47.645875, -67.34331647° 38′ 45″ Nord 67° 20′ 36″ Ouest / 47.645875, -67.343316  
Altitude Min. ~275 m – Max. ~300 m
Superficie 65 776 ha = 657,76 km2
Divers
Langue(s) Français (officielle)
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1314019
Localisation

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Kedgwick

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Kedgwick

Kedgwick (prononciation: Kè-dje-ouik) est une communauté rurale du comté de Restigouche, situé au nord du Nouveau-Brunswick. Colonisé à la fois par des Québécois et des Acadiens d'autres régions du Nouveau-Brunswick, le village de Kedgwick s'est construit en même temps que son industrie forestière. Aujourd'hui, cette industrie forestière décline. À la suite d'un plébiscite en 2011, le DSL de la paroisse de Grimmer est fusionné au village de Kedgwick le 1er juillet 2012 pour former la communauté rurale de Kedgwick.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.

Kedgwick est nommé ainsi d'après sa position sur la rivière Kedgwick, dont le nom provient du mot micmac madawamkedjwik, qui signifie « grand embranchement » ou « qui coule sous la terre »[1]. Le village a porté le nom de Richards Station entre 1913 et 1915[2], en l'honneur du propriétaire d'une scierie[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Kedgwick est situé à près de 80 kilomètres de route au sud-ouest de Campbellton.

Kedgwick est traversé du nord au sud par la route 17. La route 260 constitue un accès secondaire à partir de Saint-Quentin. La route 265 permet de relier la communauté rurale à la rivière Ristigouche. La route 180 permet aussi d'accéder à Kedgwick, via le centre-ville de Saint-Quentin. Il n'y a aucun transport en commun desservant Kedgwick, excepté le Taxi Cormier.

Kedgwick est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie[4].

Logement[modifier | modifier le code]

Le village comptait 515 logements privés en 2006, dont 490 occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, 74,5 % sont individuels, 2,0 % sont jumelés, 5,1 % sont en rangée, 3,1 % sont des appartements ou duplex et 14,3 % sont des immeubles de moins de cinq étages. 70,4 % des logements sont possédés alors que 29,6 % sont loués. 59,2 % ont été construits avant 1986 et 7,1 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 6,0 pièces et 0,0 % des logements comptent plus d'une personne habitant par pièce. Les logements possédés ont une valeur moyenne de 80 576 $, comparativement à 119 549 $ pour la province[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux fondateurs de Kedgwick.

Kedgwick est situé dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Gespegeoag, qui comprend le littoral de la baie des Chaleurs[6]. Ce territoire était revendiqué d'abord par les Iroquois et ensuite seulement par les Mohawks[6]. La rivière Restigouche est riche en saumon et toute la région est un territoire de chasse, tandis que des portages la relient au fleuve Saint-Jean[7].

Les Grands feux de la Miramichi détruisent une bonne partie de la forêt du Nouveau-Brunswick en 1825[7]. L'industrie forestière se déplace alors vers le nord et des scieries ainsi que des chantiers navals sont ouverts à Atholville et Campbellton[7]. Les grands pins et épinettes sont déjà presque tous passés sous la scie en 1850 mais de petites scieries continuent de traiter le bois descendant les rivière Restigouche et Upsalquitch[7].

La région, appelée la Grande Fourche, voit la fondation de plusieurs camps de bûcherons au cours du XIXe siècle[1]. Quelques familles pêchant le saumon habitent Kedgiwck dès 1905[3].

La construction du chemin de fer Restigouche and Western, entre Tide Head et Saint-Léonard, commence en 1898[8]. Les travaux sont ralentis en raison du terrain difficile et du manque de fonds et le chemin de fer International prend le contrôle de la ligne en 1906[8]. Les travaux sont terminés en 1910[8]. La construction du chemin de fer permet de coloniser les hauts plateaux[7]. Le village est d'ailleurs définitivement fondé en 1909, près du moulin Richards[1].

Le curé Melanson de Balmoral vient célébrer la messe à tous les mois dans une tente[3]. Une première chapelle est construite en 1912 et Kedgwick compte un curé résident à partir de 1915[3]. La gare de Kedgwick ets construite en 1919[3]. Les scieries sont rachetées par de grandes entreprises en 1920[1]. Une école régionale, d'abord sous la direction de la Congrégation de Notre-Dame, est fondée en 1943[3]. L'école Écho-Jeunesse est inaugurée en 1956[9]. L'école Marie-Gaétane ouvre ses portes en 1974[9]. Le chemin de fer International est abandonné en 1989[8].

En 2009, la Caisse populaire de Kedgwick fusionne avec les caisses de Campbellton, Balmoral, Atholville, Val-d'Amours, Charlo et Eel River Crossing pour former la Caisse populaire Restigouche[10].

Le 20 septembre 2011, le conseil municipal de Kedgwick vote en faveur de la fusion du village et du DSL de la paroisse de Grimmer afin de former la communauté rurale de Kedwick. Le 3 octobre 2011, la population du DSL vote en faveur de la proposition dans une proportion de 80 %. La première élection municipale a lieu le 14 mai 2012[11]. La communauté rurale est constituée le 1er juillet 2012[12]. Kedgwick est l'une des localités organisatrices du Ve Congrès mondial acadien en 2014[13].

Démographie[modifier | modifier le code]

D'après le recensement de Statistique Canada, il y avait 1 146 habitants en 2006, comparativement à 1 184 en 2001, soit une baisse de 3,2 %. Le village a une superficie de 4,28 km2 et une densité de population de 268,0 habitants au km2.

Évolution démographique de Kedgwick depuis 1981
1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011
1 222 1 129 1 118 1 221 1 184 1 146 993
(Sources : [14],[15],[16])


Administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est formé d'un maire, de deux conseillers généraux et de quatre conseillers de quartier[12]. La municipalité et en effet divisée en quatre quartiers à des fins administratives[12]. Le conseil précédent est formé à la suite de l'élection du 12 mai 2008[17]. Un second dépouillement doit toutefois avoir lieu le 26 mai suivant, reconnaissant la victoire de Claudia Dubé[17]. Le conseil municipal actuel est élu lors de l'élection quadriennale du 14 mai 2012[12]. Une élection partielle lieu le 28 octobre 2013 suivant et Janice E. Savoie l'emporte au poste de conseillère générale[18].

Conseil municipal actuel

Mandat Fonctions Nom(s)
2012 - 2016 Maire Jean-Paul Savoie
Conseillers généraux Carmen St-Pierre, Marc Talbot.
Conseillers de quartier
#1 Josée Nancy Pitre
#2 Maurice Dion
#3 Éric Gagnon
#4 Michel Léonard

Conseils précédents

Mandat Fonctions Nom(s)
2008 - 2012 Maire Jean-Paul Savoie
Conseillers Marcel Beaulieu, Ghyslain Bujold, Claudia Dubé, Steve Dugas, Henri St-Pierre.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1969 197? Edgard Deschênes[19]    
1974 1977 Normand Mallais[20]    
1977 198? Joseph Simon[21],[22]    
19?? 2001 Rodolphe Lavoie    
2001 en cours Jean-Paul Savoie    
Les données manquantes sont à compléter.

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

Kedgwick fait partie de la Région 2[23], une commissions de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le 1er janvier 2013[24]. Kedgwick est représenté au conseil par son maire[25]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[26].

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Kedgwick est membre de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick[27].

Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick: Kedgwick fait partie de la circonscription provinciale de Restigouche-la-Vallée, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Martine Coulombe, du Parti progressiste-conservateur. Elle fut élue le 27 octobre 2010 et fut nommée le 12 octobre suivant, Ministre de l'Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail.

Drapeau du Canada Canada: Kedgwick fait partie de la circonscription fédérale de Madawaska—Restigouche, qui est représentée à la Chambre des communes du Canada par Bernard Valcourt, du Parti conservateur. Il a servi comme député pour la circonscription de Madawaska-Victoria de 1984 à 1993. Il fut réélu le 2 mai 2011, lors de la 41e élection générale, et fut nommé le 18 mai suivant, Ministre d'État (Agence de promotion économique du Canada atlantique) (de la Francophonie)

Économie[modifier | modifier le code]

L'usine de J.D. Irving.

L'économie locale est fondée sur l'exploitation forestière et la transformation du bois. Une partie du bois coupé est transformée à Edmundston et Atholville. J.D. Irving opère une scierie à Kedgwick, traitant le bois résineux. Il y a aussi quelques fermes.

Entreprise Restigouche a la responsabilité du développement économique[28].

Évolution du taux de chômage à Kedgwick
Sources[29],[30],[31]:

Vivre à Kedgwick[modifier | modifier le code]

Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est à Saint-Quentin. Kedgwick possède toutefois un bureau de poste et un poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick. L'hôpital le plus proche est l'Hôtel-Dieu Saint-Joseph de la ville de Saint-Quentin.

Le quotidien francophone est L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, et le quotidien anglophone est Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean.

Éducation[modifier | modifier le code]

Kedgwick possède deux écoles publiques francophones faisant partie du district scolaire #3. L’école Écho Jeunesse accueille les élèves de la maternelle à la 7e année. Les élèves poursuivent leurs études à l’école Marie-Gaétane, qui offre des cours de la 8e à la 12e année et qui possède aussi un programme alternatif.

Kedgwick possède aussi une bibliothèque publique, une caserne de pompiers et un poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick.

Sport et parcs[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Acadie.

Kedgwick est traversé par le Sentier international des Appalaches. C'est dans le village qu'il se sépare en deux tronçons vers le nord.

Religion[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Prodiges est une église catholique romaine faisant partie du diocèse d'Edmundston.

Culture[modifier | modifier le code]

Les habitants de Kedgwick sont principalement d'origine québécoise, acadienne, libanaise ou irlandaise[3].

Langues[modifier | modifier le code]

Selon la Loi sur les langues officielles, Kedgwick est officiellement francophone[32] puisque moins de 20 % de la population parle l'anglais.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Architecture et monuments[modifier | modifier le code]

La gare de Kedgwick est un site historique provincial.

Événements[modifier | modifier le code]

Le festival d'automne est organisé au mois d'octobre.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Grimmer Grimmer Whites Brook
(Grimmer)
Rose des vents
Grimmer N Grimmer
O    Kedgwick    E
S
(Grimmer)
(Paroisse de Saint-Quentin)
Saint-Quentin
(Grimmer)
(Paroisse de Saint-Quentin)
Saint-Martin-de-Restigouche
Grimmer

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Burton Glenndenning, « Kedgwick », sur L'encyclopédie canadienne.
  2. (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Énergie, Mines et Ressources Canada, Ottawa, 1975, p. 144.
  3. a, b, c, d, e, f et g Margerite Michaud, Les Acadiens des Provinces maritimes : Guide historique et touristique, Moncton, Imprimerie acadienne,‎ 1968, 165 p., p. 61-62.
  4. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton,‎ 1993 (ISBN 2921166062), p. 141.
  5. « Profils des communautés de 2006 - Kedgwick - Familles et ménages », sur Statistique Canada (consulté le 20 octobre 2009).
  6. a et b (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office,‎ 1978, 777 p., p. 109-110
  7. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées patrimoine.
  8. a, b, c et d (en)« International Railway », sur Riding the Rails, New Brunswick Railway Museum (consulté le 2 septembre 2012)
  9. a et b [PDF] « Francophone Nord-Ouest », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 2 novembre 2012)
  10. « Caisse populaire Restigouche », sur Caisses populaires acadiennes (consulté le 30 décembre 2010).
  11. « Communiqué - Création de la communauté rurale de Kedgwick », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 10 octobre 2011)
  12. a, b, c et d « Élections quadriennales municipales, le 14 mai 2012, Rapport du directeur général des élections municipales », sur Élections N.-B. (consulté le 24 décembre 2013)
  13. « Programme officiel » [PDF], sur Congrès mondial acadien 2014 (consulté le 11 août 2014)
  14. « 1986 (2A) questionnaire abrégé des provinces aux municipalités », sur Statistique Canada (consulté le 2 novembre 2011).
  15. « Profils des communautés de 1996 - Kedgwick - Population », sur Statistique Canada (consulté le 2 novembre 2011).
  16. « Profils des communautés de 2006 - Kedgwick - Population », sur Statistique Canada (consulté le 2 novembre 2011).
  17. a et b « Événements électoraux locaux de 2008 », sur Élections N.-B. (consulté le 15 octobre 2011)
  18. « Événements électoraux locaux de 2013, Rapport du directeur général des élections municipales », sur Élections N.-B. (consulté le 28 mai 2014)
  19. « Les résultats des élections municipales », L'Évangéline,‎ 10 juin 1969, p. 2 (lire en ligne)
  20. « Résultats des élections municipales et scolaires dans les régions francophones », L'Évangéline,‎ 11 juin 1974, p. 3 (lire en ligne)
  21. « Résultats des élections municipales », L'Évangéline,‎ 10 mai 1977, p. 16 (lire en ligne)
  22. « Résultats des élections municipales », L'Évangéline,‎ 13 mai 1980, p. 16 (lire en ligne)
  23. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  24. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1 novembre 2012).
  25. « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  26. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  27. « Liste des municipalités membres », sur Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (consulté le 17 novembre 2011).
  28. « District de services régionaux 1 », sur Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables (Rapport Finn), sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 25 juillet 2011).
  29. « Profils des communautés de 1996 - Kedgwick - Revenu et travail », sur Statistique Canada (consulté le 25 mars 2012).
  30. « Profils des communautés de 2001 - Kedgwick - Travail », sur Statistique Canada (consulté le 25 mars 2012).
  31. « Profils des communautés de 2006 - Kedgwick - Travail », sur Statistique Canada (consulté le 25 mars 2012).
  32. Canada, Nouveau-Brunswick. Loi sur les langues officielles, art. 35, 36, 37, 38 [lire en ligne (page consultée le 15 mars 2011)].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,‎ 1975