Kay Qubadh III

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Abû al-Fath `Alâ’ ad-Dunyâ wa ad-Dîn as-Sultân al-Mu`azim Kay Qubâdh ben Farâmarz ben Kay Kâ'us[1], Alaeddin Keykubad ou Kay Qubadh III est un sultan seldjoukide de Rum. Il est le petit-fils de `Izz ad-Dîn Kay Ka'us II. À partir de la mort de Ghiyâth ad-Dîn Kay Khusraw III en 1284, il conteste le titre de sultan de Roum à son oncle Ghiyâth ad-Dîn Mas`ûd II fils de `Izz ad-Dîn Kay Ka'us II. `Alâ’ ad-Dîn Kay Qubâdh meurt assassiné en 1303.

Remarque[modifier | modifier le code]

Biographie[modifier | modifier le code]

Kay Kâwus II est mort en 1261, il laisse trois fils :

  • Ghiyâth al-Dîn Mas`ûd II devient sultan de Roum en 1284 après la mort de son petit-cousin Ghiyâth ad-Dîn Kay Khusraw et l'élimination des enfants de celui-ci.
  • Farâmarz (ou Faramuz) dont le fils est `Alâ’ al-Dîn Kay Qubâdh III[2].
  • Siyavuş aurait débarqué à Sinop au nom de son aîné Mas`ûd alors en Crimée et fait prisonnier à Amasya (1280). Il se rebelle (1299). Il est vaincu par une armée ilkanide et doit s'enfuir en Syrie. Il est finalement capturé et tué en l'année suivante[2].

Cette année-là, les Karamanides marchent sur Konya, et Mehmed Bey prend la ville et s'y installe en 1276[3].

Vers 1280, les Mongols attribuent à `Ala' ad-Dîn Kay Qubâdh le gouvernement de la région de Karaman[2]. Les Karamanides reconnaissent cette nomination mais il est chassé de ce poste. Il se réfugie alors en Cilicie arménienne. Il ne réapparaît sur le devant de la scène qu'en 1298.

En mars 1284, le sultan Ghiyâth ad-Dîn Kay-Khusraw est assassiné à Erzincan sur ordre de l'Ilknan Ahmad Teküder[4] à son retour d'une visite à la cour mongole[2]. Ghiyâth ad-Dîn Kay-Khusraw laisse deux jeunes fils mineurs. Ces deux enfants sont mis à l’écart et sans doute tués[2].

L'Ilkhan Ahmad Teküder désigne Ghiyâth ad-Dîn Mas`ûd comme successeur au titre de sultan de Roum. Tous ses rivaux potentiels éliminés, Mas`ûd est assuré du titre de sultan et il prend pour capitale Kayseri et non Konya en 1286[5].

En 1298 Mas'ûd doit se rendre à la capitale des Mongols, Tabriz, pour y demander de l'aide afin de reprendre le contrôle des Turkmènes qui continuent à s'installer en Anatolie[5]. Mas`ûd est destitué, semble-t-il victime de la vengeance d'un de ses émirs dont il a fait tuer le père[6]. Mas'ûd se retire en Arménie. Son neveu `Ala' ad-Dîn Kay Qubâdh entre dans Konya[6]. Kay Qubâdh est désigné comme sultan par Ghazan Mahmud[4].

Le règne (1298-1303)[modifier | modifier le code]

En 1303, `Ala' ad-Dîn Kay Qubâdh se trouve mêlé à un complot contre Ghazan Mahmud. Il est condamné à mort à Ispahan. La sentence n'est pas exécutée car son épouse fait partie de la noblesse mongole. Au cours de l'été, Kay Qubâdh meurt poignardé sur ordre de Ghazan Mahmud[5].

Succession[modifier | modifier le code]

Kay Qubadh III a eu deux enfants :

  • Ghiyâth ad-Dîn Mas`ûd III qui a semble-t-il succédé à son oncle Ghiyâth ad-Dîn Mas`ûd II en 1307, mais dont on ne sait rien du règne.
  • Chams ad-Dîn[2].

Après la mort d'`Ala' ad-Dîn Kay Qubâdh, Mas`ûd retrouve son titre de sultan de Roum[2]. Vers 1307, Ghiyâth ad-Dîn Mas`ûd II décède. Il n'a pas de fils, le fils aîné de Kay Qubâdh, et homonyme de son oncle prétend au titre Ghiyâth ad-Dîn Mas`ûd III[2]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. turc :, III. Alaeddin Keykubad
    persan / arabe : ʾabū al-fatḥ ʿalāʾ ad-dunyā wa ad-dīn as-sulṭān al-muʿaẓẓim kay qubaḏ ben farāmarz ben kay kāʾūs,
    أبو الفتح علاء الدنيا و الدين السلطان المعظم كيقباذ بن فرامرز بن كيكاؤس
    `Alâ’ ad-Dunyâ wa ad-Dîn, arabe : noblesse du pouvoir et de la religion
    as-Sultân al-Mu`azim, arabe : le grand sultan
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Charles Cawley, « West Asia & North Africa, Chapter 2. Asia Minor. Seljukid Sultans of Rum », Foundation for Medieval Genealogy,‎ 2006/07
  3. (en) Peter Malcolm Holt, Ann K. S. Lambton, Bernard Lewis, The Cambridge History of Islam, Cambridge University Press,‎ 1977 (ISBN 0521291356, lire en ligne, présentation en ligne)
  4. a et b (en) M Th Houtsma, « E.J. Brill's First Encyclopaedia of Islam, 1913-1936 », BRILL,‎ 1987 (ISBN 9004082654), p. 639,
  5. a, b et c (en) Encyclopædia Britannica 2007 Ultimate Reference Suite, Encyclopædia Britannica,‎ 2008, Anatolia
  6. a et b (en) « Encyclopædia Britannica », Seljuks Seljoks,‎ 1911

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Documentation externe[modifier | modifier le code]