Katharina Fritsch

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Katharina Fritsch, née en 1956 à Essen (Allemagne), est une plasticienne allemande qui vit et travaille à Düsseldorf.

Expositions[modifier | modifier le code]

Langage et essence[modifier | modifier le code]

On raconte qu'en 1987, Katharina Fritsch attendit pendant plusieurs semaines une certaine pluie qui devait tomber à un endroit précis dans un parc soigneusement choisi pour générer un son bien particulier. Un ingénieur du son avait été mis à contribution, et à une heure avancée de la nuit, sous un rhododendron, l'enregistrement put être effectué. Lorsque la petite galette de vinyle fut enfin prête, beaucoup prirent ce son pour un simple son synthétique.

La raison de toute cette procédure n'est pas liée au fait que l'artiste serait dotée d'une ouïe plus fine que celle de son public, mais au fait qu'elle poursuit un double but dans son œuvre : la production de formes archétypales et l'exclusion rigoureuse de la polychromie arbitraire des objets et articles quotidiens mis sur le marché par l'industrie. Fritsch a toujours réalisé elle-même ses présentoirs et « étals » où des figures et des objets sont présentés comme dans la décoration soignée d'une vitrine de grand magasin. Toutes ses sculptures et petits éléments sculpturaux à caractère d'objet ne sont cependant pas des copies de productions de masse glanées dans le commerce, mais des artefacts lissés, purifiés, idéalisés. Et l'on se demande toujours si ces petits et grands objets idéaux, réalisés selon une échelle totalement spécifique, sont des dérivations d'un archétype lointain d'où aurait procédé le déluge d'objets qui constituent notre environnement. Ce n'est que quelle que semaine après, elle organisera une exposition sur la "bite" dans le monde.

Perfection[modifier | modifier le code]

La qualité irritante de ces sculptures pourrait être décrite comme contraire à la photographie. Là où le détail saillant ou l'aspect singulier ou la caractéristique frappante conditionnent la particularité d'une photographie et assurent sa crédibilité, on rencontre un vide insécurisant. L'impression souvent décrite et omniprésente est de ce fait celle d'une « perfection ». Sa vaste et puissante sculpture Rattenkönig (Le Roi de Rats) est le résultat d'une expérience tout-à-fait ordinaire, mi-dégoût, mi-fascination, vécue à la sortie de service d'une institution d'art new-yorkaise. L'artiste se trouva face à un trou à rats. Avec la légende et les contes parlant d'une pelote trônant au croisement de queues de rats noyés, foyer d'infection et pullulement démoniaque.