Kaskaskia

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Kaskaskia était un établissement franco-indien au Pays des Illinois, en Haute-Louisiane (Nouvelle-France) jusqu'à la cession du Traité de Paris de 1763. Au départ la mission jésuite de l'Immaculée Conception en 1703[1] fut le noyau autour duquel vint grandir le village de Kaskaskia situé à l'embouchure de la rivière des Metchigamias, nommée par la suite rivière des Kaskaskia. La mission jésuite de Kaskaskia était très active et fit de la Haute-Louisiane un des centres les plus évangélisateurs. Il permit la conversion de nombreux Illinois.

Le site de Kaskaskia était très favorable à un établissement, beaucoup plus que Fort de Chartres, devenu Nouvelle Chartres, sujet à de fréquentes inondations. En outre, Kaskaskia offrait un abri naturel aux bateaux venant de La Nouvelle-Orléans. Kaskaskia, tout comme Fort de Chartres et Cahokia était organisée en un quadrillage plus ou moins régulier. Les plus riches habitants se faisaient construire des maisons de pierre. Le village de Kaskaskia qui était le plus prospère en possédait plusieurs ainsi qu'une église en maçonnerie construite dans les années 1740.

En 1719, le commandant Boisbriant se rendit dans le pays des Illinois et édifia, non loin de Kaskaskia, le fort de Chartres qui vint renforcer considérablement l'importance de la colonie.

Certaines contestations pouvaient exister entre les colons français et les indiens, les Français, souvent mariés à des Illinoises achetaient aux indiens des parcelles dans des prairies réservées à ces derniers. À l'occasion de son voyage à Paris, en 1725, le chef illinois Chicagou demanda à la Compagnie des Indes et au roi Louis XV qu'on n'aliène pas les terres de son peuple.

Le convoi annuel de Kaskaskia[modifier | modifier le code]

Après 1731, chaque année un convoi de troupes françaises reliait la capitale La Nouvelle-Orléans à Kaskaskia. Les militaires des forts du Mississipi et du Mobile venaient de La Nouvelle-Orléans. Il était constitué de trois ou quatre bateaux pontés d'environ seize tonneaux, chaque embarcation était commandée par un officier et dirigée par un patron de bateau aidé de quelques matelots.

Il quittait la capitale en juillet-août et apportait les marchandises nécessaires à l'approvisionnement des garnisons et la solde des militaires, la traite et les présents pour les Amérindiens. Il arrivait à Kaskaskia en novembre-décembre où il hivernait. Il repartait entre avril et juillet et arrivait quinze jours plus tard à La Nouvelle-Orléans.

L'emplacement de cette ancienne bourgade mixte française et amérindienne se trouve désormais dans l'État de l'Illinois aux États-Unis.

Le poste tombait alors sous l'administration du Fort de Chartres, capitale de la Haute-Louisiane érigée en 1719-1720, qui se trouvait à quelques kilomètres au nord-ouest.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilles Havard et Cécile Vidal, Histoire de l'Amérique française, Flammarion, Paris, 2003 (ISBN 2082100456)

Notes et références[modifier | modifier le code]