Karlheinz Böhm

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Karlheinz Böhm

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Karlheinz Böhm en 2008

Naissance (86 ans)
Darmstadt Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Nationalité Drapeau de l'Autriche Autrichienne
Profession acteur
Films notables La Mandragore
Sissi
Le Voyeur
Le Droit du plus fort

Karlheinz Böhm est un acteur autrichien né le 16 mars 1928 à Darmstadt (Allemagne). Il est le fils du chef d'orchestre Karl Böhm (1894-1981).

Il est notamment connu pour avoir joué dans les années 1950 le rôle de l'empereur François-Joseph dans la série des films Sissi avec Romy Schneider.

Il a ensuite connu une carrière moins conformiste en jouant dans Le Voyeur de Michael Powell et dans des films de Rainer Werner Fassbinder.

Il est également le fondateur d'une association, Menschen für Menschen (de), qui lutte contre la pauvreté en Éthiopie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 16 mars 1928 à Darmstadt (Allemagne), d’un père musicien mondialement célèbre et d’une mère chanteuse d’opéra Thea Linhard, Karlheinz Böhm préfère se tourner vers le cinéma pour trouver sa voie.

Après un début modeste dans un film autrichien et une expérience d’assistanat auprès de Géza von Cziffra, il obtient un rôle principal auprès d’Erich von Stroheim et Hildegarde Knef dans La Mandragore. Comme Hardy Krüger, il se spécialise dans les « Heimatfilme » et bluettes sentimentales où il personnifie une jeunesse élégante et polie, bien éloignée de la révolte qui habitera bientôt un Horst Buchholz, jouant des médecins pour enfants incurables (Die Sonne von St Moritz) ou des officiers amoureux (Die Hexe).

Son rôle de l'empereur François-Joseph, dans la série des Sissi avec Romy Schneider, en fait une vedette internationale. Michael Powell le choisit alors pour jouer Mark Lewis, un cameraman pervers qui tue ses modèles pour capter leur expression de terreur dans Le Voyeur. Ce chef-d'œuvre fait scandale et met un terme à sa carrière allemande qui aura duré une dizaine d'années.

Böhm se retire alors en Suisse, tourne encore quelques films pour la MGM pour laquelle il était sous contrat, met en scène en 1964 l’opéra Elektra, dirigé par son père, et rejoue au théâtre à Munich et en tournée. Il semble qu'il ne trouve plus sa voie dans le monde du cinéma : il s’engage alors en politique, sympathisant avec les mouvements contestataires étudiants. Fassbinder, réalisateur contestataire lui aussi, lui offre pourtant un retour brillant au cinéma dans des rôles d’homosexuel raffiné (Le Droit du plus fort) ou d’activiste communiste (Maman Küsters s'en va au ciel), mais ces rôles éphémères ne le font pas revenir au premier plan.

Au théâtre, il crée Immanuel Kant de Thomas Bernhard et joue Le Roi Lear. Après quelques séries TV, il abandonne le métier, se consacrant depuis 1984 au problème de la faim en Éthiopie et se partageant donc entre Munich et Addis-Abeba. Son engagement en faveur d’un développement concret du pays africain lui a valu en 2007 le Prix Balzan pour l'humanité, la paix et la fraternité entre les peuples.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Son nom peut être écrit différemment selon les génériques : on trouve ainsi

  • Carl Heinz / Carl-Heinz / Carl / Karl
  • Böhm / Bohm / Boehm

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. source site officiel du Club de Budapest

Liens externes[modifier | modifier le code]