Karl von Pflanzer-Baltin

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Portrait de Karl von Pflanzer-Baltin.

Karl von Pflanzer-Baltin est un général austro-hongrois né à Pécs le 1er juin 1855 et mort à Vienne le 8 avril 1925. Commandant des unités austro-hongroises en Albanie en 1918, spécialiste de la guerre de mouvement, il organise une retraite savante qui aboutit à ramener dans les territoires de la double monarchie, les 160 000 soldats qui composent son armée à l'automne 1918.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Reconnu comme l'un des meilleurs organisateurs militaires de la double monarchie, il est placé à la tête des unités cantonnées dans les territoires de la double monarchie au printemps 1918[1]. Pour lutter contre la démoralisation des soldats et développer l'instruction des troupes envoyées au fronts, il propose un nouveau mode d'instruction des recrues, qui doivent passer trois mois à l'entraînement avant d'être engagées sur le front ; à partir du deuxième mois, il précise que les officiers encadrant les unités seront ceux qui les commanderont au front[2].

Au mois de juillet 1918, nommé commandant des forces austro-hongroises en Albanie, il met un terme à l'offensive alliée dans cette région[3], réorganise ses troupes et mène un controffensive qui aboutit à la reconquête de localités albanaises à la fin du mois d'aout 1918, puis prépare l'attaque de Valona[3]. Mais la nouvelle de la défection bulgare, puis les consignes strictes du quartier général autrichien l'obligent à remettre en cause cette attaque[4].

Conformément aux ordres reçus, il organise à partir du 30 septembre la retraite de ses unités, et parvient à les ramener en bon ordre dans les frontières de la monarchie austro-hongroise[4]. En effet, il organise un décrochement par étapes de son armée, décrochement agencé sur quatre lignes de repli, malgré les actions des partisans serbes, des offensives de l'armée d'Orient[4], et déjoue les manœuvres des armées alliées par la vitesse de ses manœuvres de retraite. Il parvient à maintenir la discipline au sein de ses 130 000 soldats, en partie en n'informant pas ses unités de la décision de l'empereur-roi de délier les soldats austro-hongrois de leur serment de fidélité[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Max Schiavon, L'Autriche-Hongrie la Première Guerre mondiale : La fin d'un empire, Paris, Éditions SOTECA, 14-18 Éditions, coll. « Les Nations dans la Grande Guerre »,‎ 2011, 298 p. (ISBN 978-2-9163-8559-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]