Karen Dalton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Karen J. Dalton

Surnom Sweet Mother K.D
Nom de naissance Karen J. Cariker
Naissance 19 juillet 1937
Enid - Oklahoma - États-Unis
Décès 19 mars 1993 (à 55 ans)
New York - États-Unis
Activité principale Chanteuse, musicienne
Genre musical Folk, blues, country blues, jazz
Instruments Banjo, guitare à douze cordes
Années actives 1960' 1970'

Karen Dalton (1937-1993) était une artiste américaine, aux origines mi-irlandaise, mi-cherokee.

Chanteuse de folk et de blues, guitariste talentueuse (elle utilise une Gibson 12 cordes) et joueuse de banjo (le sien était particulièrement impressionnant puisqu'il comporte pas moins de 27 frettes), elle évolue sur la scène du Greenwich Village au début des années 1960, en particulier avec Fred Neil, Tim Hardin, Bob Dylan ou encore les Holy Modal Rounders.

Karen n'est pas une compositrice mais elle fait sienne chaque chanson qu'elle emprunte. Sur ses deux albums, elle reprend des chansons de Paul Butterfield, Richard Manuel, Dino Valenti, Fred Neil, Tim Hardin, Leadbelly, Jelly Roll Morton, George Jones, Richard Tucker aussi bien que des versions personnelles de folk traditionnels.

Son timbre de voix, particulièrement bluesy, est souvent comparé à celui de la chanteuse de jazz Billie Holiday. La publicité du label Capitol pour son premier album la décrit d'ailleurs comme « the folksinger's answer to Billie Holiday » (littéralement, « la réponse de la chanteuse de folk à Billie Holiday »).

L'effroi que suscite sur elle les studios d'enregistrement, ainsi que sa claustrophobie, font qu'elle n'enregistre qu'en 1969 son premier album, produit par Nick Venet, It's So Hard To Tell Who's Going To Love You The Best, réédité par Koch Records sur CD en 1996 et en novembre 2006 par le label français Megaphone-Music avec inclus un DVD bonus contenant des images rares de ses performances scéniques.

Son second album, In My Own Time, est enregistré à Bearsville et produit par Harvey Brooks, également à la basse sur le disque, et Richard Bell au piano. Les notes du livret sont écrites par Fred Neil, qui, le premier, attire l'attention du producteur Nick Venet de Capitol sur la jeune fille, sur le label Sunshine de Michael Lang, le promoteur de Woodstock :

« Karen a été ma chanteuse préférée aussi bien qu'une forte influence sur ma propre façon de chanter depuis le début des années soixante. Je l'ai repérée pour la première fois dans le Village au "Cock & Bull" (rebaptisée plus tard le "Bitter End"). Sa voix me saisit immédiatement. Elle interpréta "Blues on the Ceiling" (qui est ma chanson) avec tellement d'inspiration que si elle m'avait dit qu'elle l'avait écrite elle-même, je l'aurais cru. Après le set, Dino Valenti m'a emmené chez Karen. Plus tard dans la nuit, nous avons jammé. (...) Sa voix était si unique. Pour la décrire, il faudrait être un poète. Tout ce que je peux dire, c'est quelle se démerde sacrément bien pour chanter du blues... »

Cet album est réédité en novembre 2006 chez Light In The Attic Records.

Les photos utilisées sur les pochettes, quant à elles, sont prises par Elliot Landy, photographe officiel du festival de Woodstock, qui a réalisé entre autres des photos de Janis Joplin, Jimi Hendrix et Jim Morrison

Karen Dalton est mariée au guitariste Richard Tucker dont elle a au moins deux enfants, un fils dont elle a perdu la garde, et une fille, Abralyn Baird, née alors qu'elle n'avait que 17 ans. Deux ans après, à 19 ans, elle se sauve à New York avec sa fille. À 21 ans, elle a déjà été mariée et divorcée deux fois.

Elle décède du SIDA après huit ans de lutte en 1993 sur un trottoir de Bearsville à New-York, là où elle avait passé une grande partie de sa vie. Elle est prise en charge par le guitariste Peter Walker (en) pendant ses derniers mois.

Bob Dylan : « Karen a une voix comme Billie Holiday et joue de la guitare comme Jimmy Reed... » My favorite singer... was Karen Dalton. Karen had a voice like Billie Holiday and played guitar like Jimmy Reed... I sang with her a couple of times.

Elle est une des influences de Devendra Banhart, Cocorosie ou Joanna Newsom et figure dans le livre "Rock, Pop : un itinéraire bis en 140 albums essentiels" du rock-critique Philippe Robert.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

  • 1969 : It's So Hard To Tell Who's Going To Love You Best [1]
  • 1971 : In My Own Time [2]

Album en concert[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

  • "Something On Your Mind" apparaît sur la compilation "Sleepwalk : A selection By Optimo (Espacio) en 2008
  • "Same Old Man" apparaît sur le single de Mark Lanegan "Light In The Attic 10 Years Anniversary : Karen Dalton "Same Old Man" en 2012

Auteurs des titres[modifier | modifier le code]

Traditionnel[modifier | modifier le code]

  1. "Everytime I Think Of Freedom" (traditionnel) – 3:03
  2. "Cotton-Eyed Joe" (traditionnel) – 4:31
  3. "One May Morning" (traditionnel) – 4:17
  4. "Old Hannah" (traditionnel) – 3:27
  5. "Run Tell That Major" (traditionnel) – 3:22
  6. "Blues Jumped The Rabbit" (traditionnel) – 4:25
  7. "No More Taters" (traditionnel) – 4:57
  8. "Prettiest Train" (traditionnel) – 4:10
  9. "Mole In The Ground" (traditionnel) – 5:48
  10. "Darlin' Corey" (traditionnel) – 4:42
  11. "Ribbon Bow" (traditionnel) – 2:55
  12. "Katie Cruel" (traditionnel) - 2:22
  13. "Same Old Man" (traditionnel) - 2:45
  14. "Mole in the Ground" (traditionnel) - 3:29
  15. "Green Rocky Road" (traditionnel) - 3:22
  16. "Whoopee Ti Yi Yo" (traditionnel) – 3:25
  17. "Little Margaret" (traditionnel) – 5:08
  18. "Red Rockin' Chair" (traditionnel) - 3:50
  19. "Skillet Good and Greasy" (traditionnel) - 3:55
  20. "Nottingham Town" (traditionnel) - 6:26

Fred Neil[modifier | modifier le code]

  1. "Other Side to This Life" (Fred Neil) – 3:44
  2. "Red Are The Flowers (Fred Neil) – 5:31
  3. "Blues On The Ceiling (Fred Neil) – 3:20
  4. "Little Bit of Rain" (Fred Neil) – 2:30
  5. "Blues on the Ceiling" (Fred Neil) – 3:30

Tim Hardin[modifier | modifier le code]

  1. "Reason to Believe" (Tim Hardin) - 2:24
  2. "Don't Make Promises" (Tim Hardin) - 2:19
  3. "Shiloh Town" (Tim Hardin) - 2:05
  4. "While You're on Your Way" (Tim Hardin) - 2:18
  5. "How Did the Feeling Feel to You" (Tim Hardin) – 2:52

Ray Charles[modifier | modifier le code]

  1. "It's All Right (Ray Charles) – 5:45
  2. "Blackjack" (Ray Charles) – 3:12

Huddie Ledbetter[modifier | modifier le code]

  1. "Fannin' Street" (Huddie Ledbetter) – 2:33
  2. "Good Morning Blues" (Huddie Ledbetter) – 3:36

Jelly Roll Morton[modifier | modifier le code]

  1. "Sweet Substitute" (Jelly Roll Morton) – 2:40
  2. "Pallet On Your Floor" (Jelly Roll Morton) – 3:38

Divers[modifier | modifier le code]

  1. "In the Evening" (It's So Hard to Tell Who's Going to Love You the Best)" (Leroy Carr) – 4:29
  2. "I Love You More Than Words Can Say" (Eddie Floyd, Booker T. Jones) – 3:30
  3. "Right, Wrong or Ready" (Major Wiley) – 2:58
  4. "Down on the Street (Don't You Follow Me Down)" (Lead Belly) – 2:17
  5. "Something on Your Mind" (Dino Valenti) - 3:23
  6. "When a Man Loves a Woman" (Calvin Lewis, Andrew Wright) - 2:59
  7. "In My Own Dream" (Paul Butterfield) - 4:18
  8. "How Sweet It Is (To Be Loved by You)" (Lamont Dozier, Brian Holland, Eddie Holland) - 3:43
  9. "In a Station" (Richard Manuel) - 3:52
  10. "Take Me" (George Jones, Leon Payne) - 4:40
  11. "One Night of Love" (Joe Tate) - 3:19
  12. "Are You Leaving for the Country" (Richard Tucker) - 3:14
  13. "Pastures of Plenty" (Woody Guthrie) – 3:52
  14. "Down And Out" (Jimmy Cox)" – 3:43
  15. "It Hurts Me Too" (Mel London) – 4:12
  16. "God Bless The Child" (Holiday-Herzog)
  17. "2:19 Train" (Mamie Desdume / J. Morton) - 4:08
  18. "Misery Blues" (Ma Rainey) - 1:16
  19. "Hallelujah" (William Walker) - 0:39

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La chanteuse de country Lacy J. Dalton affirme qu'elle a emprunté son nom à Karen Dalton. Celle-ci aurait eu une grande influence sur la chanteuse.
  • Également connue sous le nom de "Sweet Mother K.D.", il est dit que la chanson "Katie's been gone" du groupe The Band a été écrite pour elle.
  • Karen Dalton est mentionnée dans le "Penguin book of Popular Music" dans la liste de ce qu'écoutait les Holy Modal Rounders, comme il est écrit dans les notes des albums des Rounders qui la mentionnaient systématiquement.
  • Lucinda Williams nota "In My Own Time" dans son « top ten » de l'année pour Tower Pulse durant la fin des années 1980.
  • Katell Keineg reprend la version de Karen de la chanson "Same Old Man" - elle même de Steve Weber - et a aussi repris la version de Karen de "Katie's Cruel".
  • Le personnage principal d'Incidences de Philippe Djian écoute Karen Dalton dans sa voiture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (Album réédité une première fois en 1997 sur le label Koch Records (la matrice étant Koch Records KOC-CD-7918) avec des notes supplémentaires de Peter Stampfel, puis réédité une seconde fois en 2006 sur le label Megaphone, avec un nouveau packaging, un nouveau livret et un dvd contenant des archives vidéos (la matrice étant Megaphone CDMEGA 10))
  2. (réédité en disque compact par Light In The Attic Records en novembre 2006)
  3. The Loop Tapes - enregistré dans un petit club à Boulder en 1962)
  4. enreistré à domicile sur un magneto 2 pistes en 1962 et 1963
  5. (titres inédits enregistrés à domicile sur un magnéto portable par un ami de passage)