Karaté Kid (film, 1984)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le film de John G. Avildsen. Pour le film de Harald Zwart, voir Karaté Kid.

Karaté Kid
Le Moment de vérité

Titre québécois Karaté Kid - Le moment de vérité
Titre original The Karate Kid
Réalisation John G. Avildsen
Scénario Robert Mark Kamen
Acteurs principaux
Sociétés de production Columbia Pictures
Jerry Weintraub Productions
Delphi Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame, arts martiaux, action
Sortie 1984
Durée 127 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Moment de vérité (plus connu sous le titre de Karaté Kid[1]) (The Karate Kid) est un film américain de John G. Avildsen sorti en 1984. C'est le premier film de la saga Karaté Kid.

Ce fut un énorme succès commercial et le film devint rapidement culte pour toute une génération. Même les critiques furent enthousiastes et Pat Morita fut nommé aux Oscars pour sa prestation.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le jeune Daniel Larusso, 16 ans, et sa mère veuve, originaires du New Jersey, partent s'installer en Californie car elle y a trouvé un nouveau travail. Un soir, il fait la connaissance de la ravissante Ali mais ils sont bientôt dérangés par une bande de motards, menée par Johnny, l'ancien petit ami d'Ali, qui aborde brutalement cette dernière. Daniel tente de s'interposer mais reçoit une véritable correction.

Il décide alors d'apprendre le karaté pour se défendre. Miyagi, le vieux jardinier, semble être un maître dans cet art et accepte de le lui enseigner, mais il semble plus intéressé de voir Daniel lui peindre ses palissades, lui laver ses voitures et lui faire attraper des mouches avec des baguettes que de lui enseigner réellement l'art du combat. Le jeune « Daniel-san » découvrira par la suite les vertus de ces corvées apparemment inutiles...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original : The Karate Kid
  • 1er titre français : Le Moment de vérité
Titre français pour la sortie en vidéo : Karaté Kid, le moment de vérité[1],[2]
Producteur délégué : R.J. Louis
Drapeau des États-Unis États-Unis : 22 juin 1984
Drapeau de la France France : 26 septembre 1984

Distribution[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

La bande originale de Karaté Kid fut écrite par Bill Conti et orchestrée par Jack Eskew. À la flûte de pan; le grand Gheorge Zamfir. Une sorte de culte existe autour de ce film et les CD originaux peuvent coûter entre 40 et 120 $. Le titre "Cruel Summer" de Bananarama est présent dans le film mais n'apparait pas sur le disque commercialisé.

Liste des titres de la bande originale de 1984
  1. "The Moment of Truth" (Survivor)
  2. "(Bop Bop) On the Beach" (The Flirts, Jan & Dean)
  3. "No Shelter" (Broken Edge)
  4. "Young Hearts" (Commuter)
  5. "(It Takes) Two to Tango" (Paul Davis)
  6. "Tough Love" (Shandi)
  7. "Rhythm Man" (St. Regis)
  8. "Feel the Night" (Baxter Robertson)
  9. "Desire" (Gang of Four)
  10. "You're the Best" (Joe Esposito)
CD édité en 2007 par Varèse Sarabande
  1. "Main Title" - 3:30
  2. "Fight Nite" - 2:01
  3. "A Bumpy Ride" - 1:37
  4. "Dan Ducks Out" - 0:55
  5. "Bonsai Tree" - 0:43
  6. "Decorate the Gym" - 0:39
  7. "Miyagi Rattles Bones" - 2:21
  8. "Miyagi Intercedes" - 1:28
  9. "On to Miyagi's" - 1:33
  10. "The Pact" - 2:12
  11. "Feel the Night" - 1:56
  12. "Troubled Lovers" - 0:33
  13. "Japanese Sander" - 1:26
  14. "Daniel Sees the Bird" - 2:38
  15. "Fish and Train'" - 2:28
  16. "Training Hard" - 2:29
  17. "The Kiss" - 1:02
  18. "Japanese Hand Clap" - 0:40
  19. "No Mercy" - 0:23
  20. "Daniel's Moment of Truth" - 1:52

Les raisons du succès[modifier | modifier le code]

Sorti en 1984, Karaté Kid devient très rapidement le film de toute une génération car il apporte un regard neuf sur les arts martiaux[3]. En effet depuis les années 1970 avec les films de Bruce Lee, puis de Chuck Norris au début des années 1980, le karaté souffre d'une image très violente et est considéré comme un sport de combat, d'agression et d'attaque et non pas comme un art martial.

Karaté Kid présente alors pour la première fois ce sport sous une autre facette, plus profonde et plus philosophique, grâce notamment à un scénario très imaginatif et très renseigné de Robert Mark Kamen, et à la performance d'acteur de Pat Morita, parfait en vieux maître malicieux.

Avec ce film, le karaté passe dans l’esprit du grand public du statut de sport d'attaque à celui de sport de défense. Une des raisons du succès du film vient également du fait que l'entraînement atypique et surprenant de Daniel se fait par la répétition des gestes anodins du quotidien. Le « Lustré, frotté », « repeindre la palissade, main droite grande planche, main gauche petite planche » ou encore « Haut, Bas », sont devenus des phrases cultes.

Le film est plus engagé qu'il n'y paraît et contient également de nombreux thèmes forts des années 1980 :

  • L'apparition des familles monoparentales et du chômage avec la mère de Daniel qui se trouve dans une situation difficile et l'apparition d'un père de substitution pour Daniel (M. Miyagi).
  • Le déracinement avec ce déménagement du New Jersey vers la Californie et la difficulté de s'intégrer (Daniel le petit brun, d'origine italienne, au milieu des blondinets californiens).
  • Les dérives de l'après-guerre du Viêt Nam avec le fanatique sensei Kreese des Cobra.
  • Le classique duel du bien contre le mal
  • La dénonciation des camps de prisonniers américains cantonnant des prisonniers d'origine japonaise durant la Seconde Guerre mondiale (quand les prisonniers d'origine allemande ne subissaient rien) : Des familles y furent cantonnées, avec une assistance médicale réduite (ce qui justifie le décès prématuré de Mme Miyagi et de l'enfant qu'elle porte), alors que certains servaient dans l'armée américaine (comme ce fut le cas pour Miyagi). Évocation du 442 RCT, unité de l'US Army composée de volontaires d'origine japonaise. Il combattit en Europe où il devint l'unité la plus décorée de l'US Army.
  • L'histoire d'amour et d'amitié
  • Relation maître / élève
  • Le respect de la sagesse et des traditions
  • Les bienfaits du travail et la force de la volonté ...

L'histoire repose entièrement sur les rapports étroits qui unissent ce jeune garçon devenu le souffre-douleur de jeunes violents et de ce vieux Japonais qui deviendra son maître à penser et à se défendre. Au-delà d’une simple relation maître / élève, c’est une véritable amitié qui se construit peu à peu entre les deux protagonistes. Et une manière pour ce vieux monsieur de retrouver un enfant qu'il n'a pas pu avoir, sa femme et son enfant étant morts à cause de complications à l'accouchement, comme le suggère la scène de la beuverie.

Les acteurs sont très convaincants, même si Ralph Macchio n'a apparemment aucune aptitude pour les arts martiaux, il incarne parfaitement ce rôle de jeune apprenti et la performance de Pat Morita lui valut l'honneur d'être nommé aux Oscars.

Fort de son expérience acquise sur le tournage de Rocky en 1976, pour lequel il reçoit un oscar, John G. Avildsen a su ici s’entourer des meilleurs, que ce soit pour le script, l'entraînement des acteurs, les chorégraphies, la musique. Il n'hésite pas à faire des plans larges et longs pour forcer ses acteurs à coller au plus près de l'art martial et la musique de Bill Conti ne fait que rajouter une touche finale sur l'ensemble le rendant encore plus fort.

Un film culte donc, où le karaté n'est plus un sport d'attaque avec toutes ses dérives violentes, mais est un art martial complet, avec une philosophie basée sur l'équilibre du corps et de l'esprit. Un film où l'amitié entre un jeune garçon et un vieil homme va finir par bousculer les certitudes.

Citations[modifier | modifier le code]

« La douleur n'existe pas dans ce dojo, n'est ce pas ? »

— Kreese

« La pitié est pour les faibles ! »

— Kreese

« Équilibre Daniel San, équilibre ! »

— M. Kesuke Miyagi

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Comme le film fut appelé The Karate Kid, Columbia Pictures dut demander la permission à DC Comics pour utiliser ce nom qui est aussi celui d'un personnage du comic Légion des Super-Héros. Même si le film ne ressemble en rien au comic, DC reçoit un crédit lors du générique de fin.
  • Ralph Macchio a presque 23 ans lorsqu'il joue pour la première fois le rôle de Daniel LaRusso qui est supposé n'être qu'un adolescent. Et lors du tournage de Karaté Kid 3, il a 28 ans alors que Daniel est censé n'avoir qu'un an de plus que lors du premier Karaté Kid.
  • Le rôle du Sensei Kreese fut initialement écrit pour Chuck Norris mais c'est Martin Kove qui obtint le rôle. Les rumeurs disaient que Norris déclina l'offre car il ne voulait pas jouer le rôle d'un méchant à l'écran et qu'il n'aimait pas l'idée qu'on puisse décrire un dojo de Karaté de façon négative. Quand on lui demanda la vérité sur cette histoire à l'Adam Carolla Show le 9 février 2006, Norris insista pour dire qu'il n'avait jamais décliné cette offre mais qu'on ne lui avait tout simplement rien proposé et qu'il avait déjà d'autres films en cours à cette époque[4].
  • Au Japon, The Karate Kid fut renommé Best Kid (ベスト・キッド/Besuto kiddo)[2].
  • Les studios voulaient initialement que le rôle de M. Miyagi soit interprété par Toshirō Mifune, mais l'écrivain Robert Mark Kamen s'opposa à ce choix.
  • David Schwimmer, célèbre pour son rôle de Ross Geller dans Friends, fait une apparition éclair dans le film en tant qu'élève du club de Karaté.
  • Pat E. Johnson signa la chorégraphie de tous les combats du film. Il joue également le rôle de l'arbitre lors du combat final. C'est un ancien élève de Chuck Norris et un expert en Karaté. Il entraîna de nombreuses stars de cinéma comme Steve McQueen, avec lequel il devint ami.
  • Le nom de M. Miyagi n'a pas été choisi par hasard, il renvoie à Chōjun Miyagi, un karatéka japonais mythique de l'île d'Okinawa. 'Sensei Miyagi' créa son propre style de Karaté, nommé Goju-ryu, ce qui signifie style de l'alliance du dur et du souple.
  • Elisabeth Shue a dû interrompre ses études à Harvard pour jouer dans ce film[4].
  • Le dernier coup de pied retourné que reçoit Daniel avant d'être sauvé par M. Miyagi a réellement touché Ralph Macchio et l'a blessé légèrement[4].
  • La scène de la plage a été la première scène filmée lors du tournage.
  • William Zabka (Johnny) n'avait aucune compétence en art martial mais était un lutteur accompli.
  • La scène où M. Miyagi utilise des baguettes pour attraper des mouches en plein vol est une référence à un film de Hiroshi Inagaki : "Miyamoto Musashi kanketsuhen : kettô Ganryûjima" (1956) dans laquelle on retrouve une scène similaire.
  • Kyle Eastwood, le fils de Clint, a auditionné pour le rôle de Daniel LaRusso[4].
  • La scène entre M. Miyagi et Kreese au début de Karaté Kid 2 devait initialement avoir lieu à la fin de Karaté Kid, mais les producteurs, réalisant qu'ils avaient un bon film entre les mains, coupèrent cette scène afin de se garder la possibilité d'une suite.
  • L'idée des corvées qui se trouvent en fait devenir un entraînement n'est pas nouvelle : on la retrouve dans le film Deux champions de ShaolinGordon Liu apprend le kung-fu en préparant tous les jours le riz pour les moines de Shaolin.
  • En 2005, M. Miyagi est également cité dans le film Hooligans de Lexi Alexander.
  • La chanson Daniel de Natasha Khan, alias Bat for Lashes, est inspirée par le héros de Karaté Kid, dont elle était amoureuse durant sa jeunesse[5].
  • William Zabka (Johnny) apparaît dans plusieurs épisodes de la série How I Met Your Mother (saison 9) où il campe son propre rôle, se lamentant d'avoir eu une vie compliquée à cause de son rôle de Johnny qui lui aurait valu (selon le scénario du sitcom) de nombreuses brimades et agressions depuis la sortie du film. Il est néanmoins l'idole de Barney, l'un des personnages phare de la série, qui fait de lui le réel héros du film, en raison de son penchant pour les anti-héros, et pour qui Ralph Macchio est le "méchant".

Suites et remake[modifier | modifier le code]

En raison de l’énorme succès du film, John G. Avildsen dirige la suite du film deux ans plus tard : Karaté Kid : Le Moment de vérité 2. Un 3e volet voit ensuite le jour en 1989. La même année est produite une série d’animation, qui ne comptera finalement qu'une saison de 13 épisodes. En 1994, Christopher Cain réalise Miss Karaté Kid, qui marque le retour de Maître Miyagi. Le personnage central des trois premiers films n'y est cependant pas présent.

En 2010, Harald Zwart réalise le remake de Karaté Kid. Jackie Chan y reprend le personnage de M. Miyagi mais le nom est changé en M. Han. Le jeune Jaden Smith, fils de l'acteur Will Smith, joue le rôle de Dre Parker, l'enfant entrainé par M. Han. L'art martial pratiqué par le héros n'est plus le karaté (japonais), comme le voudrait le nom du film, mais le kung-fu (chinois).

Saga Karaté Kid[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Premier titre d'exploitation en France avant d'être renommé Karaté Kid suite à la sortie des autres films de la trilogie.
  2. a, b et c Dates de sortie et titres - Internet Movie Database
  3. Secrets de tournage - AlloCiné
  4. a, b, c et d (en) Anecdotes - Internet Movie Database
  5. http://www.allocine.fr/article/dossiers/cinema/dossier-18591845/?page=36&tab=0