Karakalpakistan

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République du Karakalpakistan
Қоракалпоғистон Республикаси
Qoraqalpog‘iston Respublikasi (uz)
Drapeau
Drapeau
Carte de l'Ouzbékistan mettant en évidence le Karakalpakistan (en jaune)
Carte de l'Ouzbékistan mettant en évidence le Karakalpakistan (en jaune)
Administration
Pays Drapeau de l’Ouzbékistan Ouzbékistan
Statut politique République autonome
Capitale Nukus
Gouvernement
- Président

Musa Yerniyazov
Démographie
Population 1 200 000 hab. (2005)
Densité 7,5 hab./km2
Langue(s) Karakalpak, ouzbek
Géographie
Coordonnées 43° 10′ N 58° 45′ E / 43.166666666667, 58.75 ()43° 10′ Nord 58° 45′ Est / 43.166666666667, 58.75 ()  
Superficie 160 000 km2
Karakalpakstan map.png

La République du Karakalpakistan (en ouzbek : Qoraqalpog‘iston Respublikasi), anciennement connue sous les noms de République autonome des Karakalpaks ou Karakalpakie créée en 1925 sous l'époque soviétique, est la 14e région administrative d'Ouzbékistan. Sa capitale est Nukus en ouzbek, ou No‘kis en karakalpak. Les langues ouzbèke et karakalpake sont coofficielles.

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Karakalpakie est estimée à 1,2 million d'habitants, dont 400 000 font partie de l’ethnie karakalpake, 400 000 de l’ethnie ouzbèke et 300 000 de l’ethnie kazakhe. Les Karakalpaks étaient autrefois des bergers et pêcheurs nomades, et ont été pour la première fois mentionnés au XVIe siècle. Leur nom signifie chapeau noir, mais la culture karakalpake a été si bien décimée lors de l’époque communiste[réf. nécessaire] que la signification de ce chapeau noir est désormais inconnue[réf. nécessaire]. La langue karakalpake est considérée comme étant plus proche de la langue kazakhe que de la langue ouzbèke. Il est parfois suggéré que le groupe ethnique karakalpak serait une invention du gouvernement soviétique, dans le but de diviser la population kazakhe[réf. nécessaire]. La langue s’écrivait dans un alphabet cyrillique modifié lors de l’époque soviétique, et s’écrit désormais avec l’alphabet latin.

Mise à part la capitale, Nukus, les autres grandes villes sont Xo‘jeyli ((kaa) Xojeli ; (ru) Ходжейли), un site important de ruines khorezmiennes, et Mo‘ynoq, ((kaa) Moynaq, (ru) Муйнак), un ancien port sur la mer d’Aral qui s’en trouve aujourd’hui éloigné de plusieurs kilomètres.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la région, autrefois hautement dépendante de la pêche, est maintenant principalement tournée vers le coton, le riz et le melon. L'énergie hydroélectrique d'une grande centrale construite par les soviétiques sur l'Amou Darya est également une source importante de revenus.

Le delta de l'Amou Darya était autrefois densément peuplé, et on y trouvait une agriculture basée sur un système d'irrigation extensif depuis des millénaires. À l'époque des Khorezm, la région disposait d'une puissance et d'une prospérité importantes. Cependant, les changements climatiques progressifs et le désastre écologique de la mer d'Aral à la fin du XXe siècle ont anéanti la Karakalpakie. Les anciens oasis, rivières, lacs, marais, forêts et fermes se sont asséchés, stérilisés par le sel porté par le vent depuis l'ancien lit de la mer d'Aral. Les températures estivales ont augmenté de plus de 10 °C tandis que celles hivernales ont baissé d'autant, entraînant une hausse considérable des problèmes sanitaires en général et respiratoires en particulier.