Karō

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Le karō (家老?) était un officier et conseiller samouraï de haut-rang au service d'un daimyo dans le Japon féodal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant la période Edo, la politique du Sankin-kōtai (rotation de services)[1] nécessitait que chaque daimyo place un karō à Edo et un autre dans son domaine. Un karō qui était responsable d'un château était appelé jōdai karō (城代家老), tandis que celui qui était en place à Edo était appelé Edo karō (江戸家老). Un terme général pour un karō basé dans le domaine était kunigarō (国家老).

Certains domaines faisaient référence à ce poste en utilisant le terme bugyō (奉行) ou toshiyori (年寄).

Un exemple d'événement impliquant un karō se retrouve dans l'un des plus célèbres contes japonais, Kanadehon Chūshingura. Le dernier daimyo du domaine d'Akō était Naganori Asano. Pendant qu'il se trouvait à Edo, il fut condamné à se faire seppuku pour avoir blessé Yoshinaka Kira à l'intérieur du château d'Edo. Quand le shogunat a dissous le domaine d'Akō, tous les samouraïs du fief sont alors devenus ronins. Ōishi Kuranosuke, le jōdai karō, a menait 46 autres ronins dans une vendetta contre Kira. De par son rôle dans l'histoire des 47 rōnin, Oishi est entré dans l'histoire comme le plus célèbre karō.

Le poste de rōjū (Ancien) avait beaucoup de similarité avec celui de karō.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liste de quelques karō célèbres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sankin kōtai (lit. "rotation de services") était une politique du shogunat qui dura une grande partie de la période Edo de l'histoire du Japon. Le but était de contrôler les daimyo (gouverneurs des domaines). Généralement, on exigeait que chaque daimyo fasse régulièrement le voyage de son domaine vers Edo (la capitale japonaise), il devait y vivre une année sur deux. Sa femme et ses héritiers devaient restés à Edo en otages. Les dépenses nécessaires pour entretenir deux résidences, et celles pour le voyage de et à partir d'Edo, mettaient les finances du daimyo à mal et l'empêchait de faire la guerre. Sans le vouloir, les voyages des daimyo encouragea la construction de routes pavées et l'installation d'auberges tout le long du trajet, générant ainsi une activité économique.

Source de la traduction[modifier | modifier le code]